127 Hours

 » Parti pour une randonnée en solitaire dans les gorges de l’Utah, Aron Ralston, jeune alpiniste expérimenté, se retrouve bloqué au fond d’un canyon isolé lorsqu’un rocher s’éboule, lui emprisonnant le bras. Pris au piège, menacé de déshydratation et d’hypothermie, il est en proie à des hallucinations avec pour seule compagnie le souvenir des siens. Cinq jours plus tard, comprenant que les secours n’arriveront pas, il va devoir prendre la plus grave décision de son existence… »
Une fois n’est pas coutume, la bande-annonce n’est pas trompeuse. Pas de gros mensonges ni d’omissions et encore moins de face cachée au diamant miroité. Non. Le film est donc à 100% à l’image du trailer à savoir accrocheur (et demandant un public au coeur bien accroché) et magnifique. Oui, 127 Hours est un réel bijou cinématographique (diamant, rubis, topaze, faites votre choix, y’en a pur tous les goûts!).
Suivant la lignée de Slumdog Millionnaire, nous retrouvons l’originalité de Danny Boyle à travers son travail visuel minutieux. Outre de superbes images, son découpage de plan, sa focalisation multiple et son jeu sur la temporalité offrent une dynamique impressionnante à ce film. Mais ce n’est pas tout !  Il nous offre une intrigue travaillée de manière cohérente, un développement du récit au rythme parfait, des dialogues incisifs et bien placés et une bande sonore de choix.
Enfin, si ce film, sorte de documentaire fictionnel, n’offre pas d’identification avec le protagoniste et n’aboutit donc pas sur les questionnements internes profonds aux airs torturés (car, il faut l’avouer, à part : « qu’est-ce que je ferais, moi, si j’étais coincé au fond d’un canyon? » qui reste une question très théorique et carrément accessoire pour tous les non adeptes de la grimpette, le spectateur n’a pas beaucoup de matière métaphysique à triturer), il n’en reste pas moins un bonheur visuel et créatif profond.
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