La cuisine de l’énergie – Martine Fallon

Déjà très connue en Belgique, Martine Fallon cherche à sensibiliser le public aux enjeux alimentaires via des cours et des formations en cuisine vivante, des conférences et des cures détox.

Cure détox, cuisine vivante, des mots très à la mode qu’on ne cesse d’entendre ou de lire, surtout en début d’année – ah les bonnes résolutions ! – ou au printemps, pour débarrasser le corps des toxines accumulées, et perdre quelques kilos au passage, histoire d’être au top l’été venu.

Pas question de régime saisonnier à proprement parler pour Martine Fallon, mais plutôt d’une hygiène de vie permanente, afin de retrouver (et conserver!) son énergie. Victime d’un burn-out il y a trente ans, elle a revu de fond en comble sa façon de s’alimenter et déborde aujourd’hui d’une énergie insoupçonnée. C’est indéniable, la santé passe par l’assiette et le soin de soi commence à l’intérieur !

La promesse : basée sur une alimentation équilibrée, non transformée, adaptée à nos besoins, regorgeant de nutriments essentiels, de légumes oubliés et d’aliments étonnants, la cuisine de l’énergie vous fera retrouver la forme et la vitalité dans le plaisir et sans privation, grâce à une assiette 100% nature, moins acide et plus végétale.

La théorie : L’auteur nous explique les grandes lignes de son concept : l’énergie, base de toute chose, les besoins fondamentaux, le rôle des divers nutriments dans notre organisme, l’équilibre acido-basique. Intéressant, captivant même. Suivent des « théories » beaucoup plus ésotériques inspirées de la médecine traditionnelle chinoise, de la théorie des humeurs, des cinq éléments, des correspondances entre organes et parties du corps…

La pratique : Martine Fallon donne des idées sur le matériel à avoir dans sa cuisine pour optimiser ses chances de retrouver l’énergie, notamment un appareil d’osmose inverse avec circuit de redynamisation intégré et une planche à découper redynamisante… Y croit celui qui veut.

Les 230 recettes, dont certaines joliment illustrées, sont fort appétissantes (crème budwig pomme cannelle, risotto à la betterave rouge, lasagne aux légumes), apportent un autre regard sur la cuisine traditionnelle (fromage d’oléagineux à la pistache, humus d’artichaut à l’anis vert, hypocuisson de poisson blanc émulsion curry et vanille), et font la part belle aux fruits et légumes ainsi qu’aux super aliments, tels que les baies de Goji, le pollen, l’azuki, la spiruline, le levain d’épeautre ou encore la dulse…

En fin d’ouvrage, l’auteur propose un programme détox de 30 jours, pour rentrer dans un nouveau paradigme alimentaire, une nouvelle jeunesse cellulaire et métabolique.

Conclusion : La cuisine de l’énergie encourage à adopter une alimentation réfléchie et adaptée, respectueuse des produits et répondant pleinement, voire spécifiquement aux besoins du corps. En cela, l’idée générale et les conseils apportés sont aboutis ; gare toutefois aux méthodes et moyens, discutables, que certains jugeront empiriques. Dans la cuisine de l’énergie, il y a à boire et à manger.

Rappelons à ce sujet que les choix alimentaires restent -fort heureusement ! – la liberté de chacun.

La cuisine de l’énergie, de Martine Fallon, disponible aux éditions les Arènes, 300 p., 22 €.

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Coordinatrice éditoriale pour Culture Remains, j'use aussi de temps à autres de ma plume. Culturellement plutôt classique, je reste toujours ouverte à d'autres horizons.

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