1815, La dernière bataille au Magic Land Théâtre

Napoléon est de retour au Magic Land Théâtre avec 1815, La dernière bataille. La pièce de Patrick Chaboud se joue jusqu’au dimanche 14 février. Une atmosphère incroyable règne dans ce lieu décidément pas comme les autres.

Le pitch du Magic Land pour 1815, La dernière bataille

Napoléon tente d’oublier Joséphine dans les bras de Marie-Louise d’Autriche, mais il est incapable d’oublier celle qui lui a tout appris de l’amour. L’empereur, qui ignore que Joséphine a multiplié les amants jusque dans le camp ennemi, décide de lui donner rendez-vous pour un week-end en amoureux à Waterloo, sur le champ de bataille. La guerre c’est tellement beau quand c’est bien fait…

Quelles ont été les véritables raisons de la défaite ? Qui étaient les amants et les espions cachés dans les caisses à munitions ? Quel rôle a joué Bart de Wavre dans cette histoire ? Et qui était ce Victor Hugo, le responsable de com’ de l’armée française à qui l’empereur, comprenant l’ampleur du désastre, demanda comme une ultime supplique : « Essaye de me pondre un truc pas trop lourd ? »

La bataille de 1815 nous a bien fait rire!

Culture Remains s’est rendu au Magic Land le soir de la première. Le ton de 1815, La dernière bataille est donné dès l’arrivée, comme à l’accoutumée.

Deux soldats de la garde spéciale de Napoléon sont postés près de la porte d’entrée pour la vérification rapide du sac à dos, pratique devenue de plus en plus courante à Bruxelles depuis l’actualité récente. Ces soldats avaient une autre toute autre dégaine que ceux que l’on croise dans le métro bruxellois. Ils avaient le sourire et de beaux habits colorés ainsi qu’une petite réplique amusante de circonstance. Quand on est comédien au Magic Land, on ne joue pas que sur scène.

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Les comédiens qui n’ont pas été réquisitionnés pour l’entrée ou le bar sont présents dans la salle pour aider au placement du public et mettre l’ambiance en attendant le début du spectacle. Cette tradition ajoute vraiment à l’atmosphère du lieu et c’est tant mieux. La ravissante Bénédicte Philippon m’a d’ailleurs autorisé à commander une deuxième bouteille de Bons Voeux 75 cl quelques secondes avant le début de la pièce. Elle a précisé que j’étais le dernier et m’a prié de ne pas trop traîner avec un magnifique sourire qui m’a accompagné durant une bonne partie de la soirée. Je lui en suis infiniment reconnaissant.

Le spectacle commence par un aparté du général Ney (prononcé nez) qui plante le décor sur la situation aux abords de la Butte du Lion. Nous sommes ensuite transportés dans le campement de Napoléon, rôle parfaitement tenu par Stéphane Stubbé. La salle s’était totalement métamorphosée depuis ma dernière visite pour le génialissime Spartakis. Les décors et les costumes sont toujours aussi soignés. La tenue du Sergent Blanchard ressortait légèrement du lot avec un couvre-chef très bien ajusté. Comme le suggérait mon compagnon de sortie ce soir là, peut-être que des fusils qui crachent de la fumée ou quelques artifices auraient permis d’atteindre encore une autre dimension au niveau de l’ambiance générale en amenant un peu de surprise mais c’est vraiment pour dire quelque chose, c’était déjà quasiment parfait.

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Benédicte Phillipon joue pas moins de trois rôles différents dans 1815, La dernière bataille. Que ce soit par ses chants, ses mimiques, son accent du sud ou encore son jeu d’actrice, c’est vraiment un régal et une chance de suivre une comédienne aussi talentueuse sur les planches de ce théâtre schaerbeekoois. Cette dernière m’avait déjà fortement impressionné dans son rôle de robot lors du spectacle précédent. Elle a vraiment un don qu’elle a su travailler à merveille. Le résultat obtenu et ce qu’elle offre au public mérite qu’on ne soit pas avares en compliments envers elle.

Philippe Drecq et Xavier Doyen ont également particulièrement impressionné par leur présence et leur charisme le soir de notre venue. Toute la troupe du Magic Land est d’ailleurs très talentueuse avec de nombreuses personnalités. Christelle Delbrouck en Joséphine incarnait la Flamande traditionnelle comme on l’imagine en Wallonie, un vrai régal. Si l’on doit émettre un très léger bémol, ce serait peut-être la sensation que Loïc Comans et Thomas Linckx étaient plus crédibles et comiques dans leur rôle de soldats aux côtés de Juan Marquez que lorsqu’ils grimpaient dans la hiérarchie pour devenir des généraux, mais cela tient plus aux répliques et aux enchaînements qu’à leur performance.

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La trame principale est bien ficelée et on s’amuse du début à la fin. Les dialogues sont croustillants et les chants amènent vraiment un plus. Moi qui ne raffole pas souvent des chansonnettes ou chorégraphies au théâtre,  je me suis à nouveau surpris à les apprécier vendredi dernier au Magic Land. Quelques blagues ou éléments comme l’arrivée des Suédois n’apportent pas vraiment de plus-value au spectacle et entraînent même une légère confusion. Était-ce vraiment indispensable d’ajouter cette séquence? On imagine que l’esprit déjanté de Patrick Chaboud n’y est pas complètement étranger. Mais mieux vaut en faire un peu trop qu’un peu trop peu comme disait ma mamy quand j’étais petit.

Jetez-vous sur les dernières places disponibles pour le spectacle 1815, La dernière bataille. Ne loupez pas l’occasion car, après son premier succès en 2015, ce sera probablement la dernière fois que le spectacle sera à l’affiche du Magic Land Théâtre… 

1815, La dernière bataille

Jusqu’au 14 février au Magic Land Théâtre

Avec : Loïc Comans, Christelle Delbrouck, Philippe Drecq, Thomas Linckx, Juan Marquez Garcia, Bénédicte Philippon, Stéphane Stubbé et Xavier Doyen

Texte et Mise en scène: Patrick Chaboud

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