30/11-04/12 – Un poyo rojo au Théâtre 140

Poyo Rojo. Ce n’est pas tous les jours qu’on tombe sur un titre aussi particulier pour une pièce de théâtre. Cette dernière nous vient en plus tout droit d’Argentine et est muette. Forcément, ça intrigue. 

Un combat de coqs

« Deux êtres se cherchent, se jaugent, se provoquent, s’affrontent, se désirent, se rejettent, s’unissent dans les vestiaires d’une salle de sport. «Un Poyo Rojo», c’est une expérience sensorielle étonnante : compétition sportive, combat de coqs, danse, théâtre, acrobatie, percussion, clown…? Un peu tout ça à la fois! A partir du mouvement, de l’action, et sans un mot prononcé, ils proposent, avec humour et une énergie intense, d’expérimenter les différentes façons d’entrer en contact et de créer une relation. Laissant aux spectateurs toute latitude d’interprétation… »

poyo rojo

Né d’un projet en 2008 à Buenos Aires, le spectacle se voulait d’abord comique et formé à partir du mouvement. La volonté première ? Exploiter les 1001 façons dont ce dernier nous lie et nous unit. Au fil du temps, la pièce, pure improvisation, s’est transformée en un spectacle inédit mis en scène par Hermes Gaido : Poyo Rojo était né. Sur la route depuis lors, la pièce ne cesse d’attirer les foules et est encensée par les critiques bien au-delà de son Argentine natale où elle joue à guichets fermés.

Poyo Rojo : une pièce silencieuse et mouvante

poyo rojo

Subtil mélange des genres et des disciplines (danse, sport, arts martiaux, acrobatie, clown, percussion corporelle, théâtre…), le spectacle a le mérite de reposer entièrement sur les prouesses physiques de ses deux interprètes -Alfonso Barón et Luciano Rosso – et de leur maîtrise du corps et du rythme. Toujours en mouvement, les comédiens tissent par leur « combat » une relation entre eux, tantôt de compétition, tantôt d’amitié. La relation se fait également avec le public avec qui ils se veulent complices durant ces 50 minutes à coups de scènes cocasses et intrigantes. Un spectacle court mais intense donc.

Et comme le dit son directeur de production, Julien Barazer, qui a découvert la pièce à Buenos Aires : « Dans le climat actuel (…), j’ai l’intime conviction que ce spectacle va nous faire du bien. Une respiration. Un joyeux rappel : la diversité du monde, des formes, des liens, sont une richesse ».

À voir les teasers, on veut bien le croire :

Nous on y sera ! Et vous ?

Poyo Rojo

Du 30 novembre au 4 décembre au Théâtre 140

Mise en scène : Hermes Gaido

Chorégraphie : Luciano Rosso, Nicolás Poggi

Avec : Alfonso Barón, Luciano Rosso et un poste de radio

Durée : 1h00

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Laura, 28 ans, 1m55. Titulaire d'un diplôme loufoque : Sciences des religions et de la laïcité. Ecrit des articles non moins loufoques pour Culture Remains. Nourrit une passion pour M.I.A, le Théâtre de Poche, son chat, Edgar Allan Poe et les plantes carnivores. A toutes fins utiles, sachez qu'elle est très facilement corruptible si on lui offre à boire et à manger.

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