A Christmas Carol

« Au cours de la nuit précédant Noël, un vieillard égoïste et avare nommé « Ebenezer Scrooge » reçoit la visite du fantôme de son défunt associé Jacob Marley venu lui dire que son comportement actuel ne peut le rendre heureux car s’il continuait il supporterait de lourdes chaines pour l’éternité et peut être même plus. Plus tard, durant les trois nuits suivantes, Scrooge reçoit la visite successive de trois fantômes incarnant les Noëls passé, présent, et futur. »

Si, il est vrai que vous ne pourrez pas aller voir ce charmant conte de Noël car les représentations (en nombre très restreint) sont déjà terminées, notre petite critique ne sera pas forcément vaine car elle vous permettra de découvrir (si vous ne la connaissiez pas) une troupe pour le moins intéressante: l’Ancien Comédien, composée de Sébastian Badarau et Marina Sossi.

Le défi qu’a essayé de relever l’Ancien Comédien dans cette pièce était triple. Premièrement en décidant de mettre en scène un célèbre conte qui fut adapté de nombreuses fois au cinéma. Deuxièmement en raison de la langue car, oui, la texte était en version originale, à savoir l’anglais (rassurez-moi, vous le saviez quand même? Charles Dickens? A Christmas Carol? Vous connaissez vos classiques, n’est-ce pas?). Le troisième et dernier défi (mais pas le moins important) concernait la prestation assez intensive demandée par l’adaptation tout à fait singulière : un seul en scène.

Tout à fait. Nous avons donc eu le plaisir de voir Sébastian Badarau devenir tour à tour la plupart des personnages: Ebenezer Scrooge, M. et Mme Cratchit, le neveu Fred et toute la clique (ou presque), se prêtant au travestissement, usant des tics de langages et des expressions faciales de l’un et de l’autre pour redevenir aussi vite le narrateur de ce conte étrange qu’il partageait avec nous.

Une performance qu’il exécute parfaitement, ou presque. Sans savoir si ses maladresses étaient prévues au programme, nous ne pouvons ni les oublier ni les reprocher trop formellement car elles eurent le mérite de détendre l’atmosphère lugubre de cette terrible veille de Noël dans laquelle il était en train de nous plonger…

Mon seul regret reste les fantômes qui ne furent pas interprétés de vive voix et le mauvais rendu (à mon sens) de l’enregistrement. Mais, fort heureusement, ces derniers n’eurent pas raison de l’euphorie passagère qu’engendre ce merveilleux texte concernant la bonté du genre humain, surtout lorsque Noël approche…

Le 16/12 à Anvers. Le 21 décembre au Théâtre La Clarencière, 20 rue du Belvédère à 1050 Bruxelles à 20h30 et le 22/12 au Sterling Books, 38 Wolvengracht à 1000 Bruxelles à 17h00. Les spectacles sont gratuits.

Plus infos sur l’Ancien Comédien.

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