A Map of the World

« A Map of the World », quel titre sans pareil pour une pièce de théâtre dont le décor n’est rien de moins qu’une réunion de l’UNESCO, un meeting sur la pauvreté dans le monde, ayant lieu à Bombay !

Une réunion qui n’est d’ailleurs rien de plus qu’un prétexte pour deux hommes qui, se disant badins, tentent en fait de dessiner et d’imposer leur vision de notre société ou, en quelque sorte, leur propre « carte du monde ». Mais leurs idéaux politiques sont-ils leur véritable centre d’intérêt? Bien sûr que non. Pourquoi les gens aisés se soucieraient-ils vraiment de la pauvreté ? Cette discussion n’est qu’un autre prétexte pour un énième combat de coqs. La récompense ? Être respecté par les autres membres de la réunion, bien sûr, mais, mieux encore, gagner l’amour de la très attrayante Peggy Whitton. Enfin, du moins, c’est ce que le film adapté librement du livre de M. Mehta et produit par Angelis tente de nous montrer.

Vous aussi vous êtes un peu perdu ? Pas de souci, c’est tout à fait compréhensible. Même en tant que public, on se sent un peu perdu alors laissez-moi reformuler : « A map of the world » n’est rien d’autre qu’une pièce qui nous montre l’adaptation cinématographique du livre racontant le meeting  de l’UNESCO cité précédemment.

Et alors , comment est-elle, cette pièce ? Eh bien … Plutôt pas mal, pour être franche !

Tout d’abord, avoir une pièce anglaise jouée en anglais et sur-titrée en français et en néerlandais à Bruxelles a énormément de sens pour notre monde culturel. Quoi de mieux pour réunir des gens de différentes sphères et langues ? C’est ce que la culture devrait toujours  faire, n’est-ce pas?

Ensuite, David Hare, avec ce thème intemporel et sa mise en abyme – à travers l’utilisation de trois médias différents pour peindre cette  » carte du monde  » – eut sans aucun doute une idée de génie ! Il nous offre une carte du monde qui nous montre à quel point tout est subjectif et altéré, à quel point la politique et ses questions, la richesse et la pauvreté, l’Europe et l’Afrique, la fiction et la réalité n’ont jamais qu’une seule définition ou  signification. Un décor bien pensé et une mise en scène rodée et intéressante, la pièce aurait gagné en perfection si certaines prestations, quelques dialogues longuets et les choix de maquillage n’avaient pas engendré quelques questionnements et froncement de sourcils perplexes.

Toutefois, nous ne pouvons que vous recommander chaudement d’aller voir « A Map of the World » qui, malgré ces petites déceptions, en vaut certainement la peine.

Écrit par David Hare.

Adapté par et avec Kristien De Proost , Youri Dirkx , Peter Vandenbempt , Mieke Verdin , Willy Thomas , Van den Eede Ans , Peter Connelly.

La pièce est toujours jouée les 18, 19, 20 et 21 décembre au KVS (KVS_Reception – Arduinkaai 9 quai aux Pierres de Taille , 1000 Bruxelles , T 02 210 11 00 , F 02 210 11 05 , info@kvs.be).

Plus d’informations sur le KVS .

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