A tous les films que j’ai aimés

On a tous des films cultes. Il y a ceux qui ont bouleversés notre conception du monde. Ceux qu’on n’oubliera jamais, qui nous ont percutés de plein fouet. Les grands films (enfin, certains diront que tout est relatif et que chacun ses goûts mais vous m’avez compris !). Et puis il y a les films de notre enfance auxquels on pense avec une nostalgie niaiseuse, un sourire débile sur les lèvres, un air absent et des yeux qui pétillent. Ah, ce moment magique où tout était encore possible, à portée de main.
– Plus tard, je veux être fantôme pour effrayer les voisins ! 
– Mais oui, mon chéri, c’est une bonne idée, ça ! 
– Et moi, je serais une chanteuse super connue et tout le monde m’aimera!
– Evidemment ! Comment pourrait-il en être autrement ?

 Le problème est qu’en grandissant, on vous coupe vos ailes et vos espoirs par mille et une ruses toutes plus vicieuses les unes que les autres… Travail, argent, famille, amis, amours, soleil, respect. Chacune à leur tour, vos projections sont amputées, diminuées voire même supprimées, vous obligeant à continuellement revoir vos exigences à la baisse. Faute de quoi vous tombez dans le gouffre sans fond que la plupart des adultes tentent tant bien que mal d’éviter aujourd’hui : la dépression.

C’est pour ces raisons noires que ces films de notre enfance sont cultes. Certes, nous en sommes un peu honteux, sans oser se l’avouer, mais nous sommes surtout incroyablement heureux de les retrouver lorsqu’il fait gris, en dehors comme au dedans. Ils sont délicieusement désuets, un peu grossiers (les effets spéciaux, ce n’était pas encore ça), plein d’humour, plein d’amour… Au point que même les couleurs de l’époque nous semblent plus chaleureuses

C’est alors avec joie que nous nous glissons, sans un bruit, dans leur monde où, semble-t-il, la crise économique, le racisme, le chômage, l’épargne-pension, la peur et la colère n’existent pas pendant deux petites heures durant lesquelles nous partons à la recherche d’un trésor ou de fantômes (à moins que nous ayons emménagé avec eux), nous chantons avec des bonnes sœurs ou avec un roi des gobelins, nous nous octroyons quelques petits voyages dans le temps, nous faisons ami-ami avec des bestioles bizarres… Et tout ça au nez et à la barbe de ces rabat-joies qui nous cassent les bonbons, j’ai nommé les demoiselles responsabilités.

 Bref, n’ayons plus honte de nos coups de cœur enfantins. Ce ne sont peut-être pas les meilleurs films que la production cinématographique ait comptés mais qu’importe, tant qu’ils continuent à nous faire sourire !

 Juste par curiosité : si vous avez retrouvé tous les films auxquels j’ai fait allusion ici (et même si ce n’est pas le cas), quels sont vos films cultes ?

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1 Comment

  • mes coups de coeur d’enfant?
    Les goonies, sos fantomes, beetlejuice et l’étrange noel de monsieur jack, le roi lion et surement d’autre que j’ai oublié, mais que j’aime toujours regardé 🙂

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