Amélie Daniel : Un nouvel album, un oiseau de nuit suisse

Amélie Daniel est une artiste suisse, on lui laissera l’honneur de se présenter à travers cette interview. Amélie vient tout juste de sortir son deuxième album, intitulé Oiseau de nuit, nous avons donc décidé de chercher à en savoir plus sur l’artiste, son histoire, sa musique mais surtout l’album !

Pourrais-tu te présenter en quelques mots pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Amélie Daniel, c’est une auteur-compositeur interprète suisse. C’est des chansons en français ou en anglais dans un style qui mélange la pop et l’électro. Amélie Daniel, c’est aussi un rêve de petite fille qui se poursuit depuis des années. Petite, je faisais des spectacles dans le garage pour ma famille mais désormais c’est des concerts un peu partout, une super équipe de musiciens, de danseurs et d’éclairagistes qui ont croisé ma route et se sont engagés dans ce projet. J’ai pris Daniel comme nom d’artiste en hommage à mon grand-père, car il a toujours été un exemple pour moi et m’a beaucoup encouragée. Devenu tétraplégique après un accident, il est resté super positif et battant. Quand on décide de devenir artiste, ça fait partie des valeurs qui vous poussent vers l’avant !

Parles nous un petit peu de ton nouveau-né, cet album intitulé Oiseau de nuit, quelle est son histoire ?

C’est un album très personnel. L’oiseau de nuit, c’est un peu moi! La vie d’artiste, toujours un peu en décalage, toujours un peu la tête ailleurs. Mais je me suis aussi beaucoup inspirée des gens que je croisais sur la route, lors des concerts et des voyages. J’ai toujours un carnet avec moi, où je note parfois une phrase qui m’a marquée, une idée. J’enregistre aussi tout le temps des petits bouts de mélodie sur mon portable pour ne pas les oublier. Cet album parle d’espoir, de se battre pour réaliser ses rêves, d’oser être soi-même et de vouloir un monde meilleur. J’espère que chaque personne pourra un peu se reconnaître dans une chanson. J’ai essayé d’écrire une musique plutôt dansante et entraînante sur des textes qui font réfléchir.

La musique a toujours été une évidence pour toi ? Avec la sortie de ton 2ème album, comment imagines-tu la suite ?

La suite, je l’imagine toujours en musique, soit sur scène, soit à créer. Je ne me suis jamais vu faire autre chose! Avec ce nouvel album, le plus important pour moi c’est de le faire vivre, d’aller à la rencontre des gens et du public. Pour moi c’est un vrai bonheur ces rencontres au détour d’une scène, ou même le contact avec des fans en ligne grâce aux réseaux sociaux. L’aspect humain est quelque chose d’important pour moi et c’est assez magique quand un inconnu vous dit que votre musique l’a touché.

Composes-tu seule tes chansons ? Ensuite qui s’occupe de l’arrangement musical ?

Au départ, j’écrivais seule les morceaux piano-voix ou guitare-voix. Pour cet album, j’ai écrit une bonne partie mais je me suis aussi entourée d’autres auteurs. Je trouve que c’est toujours dommage de se priver du talent des autres. Alors si j’ai un coup de coeur pour un texte que l’on me propose ou une mélodie, je suis toujours ouverte.
Pour l’arrangement musical, j’ai d’abord tout fait chez moi dans mon home studio. D’où aussi cette touche plus électronique. Ensuite, je suis allée avec ces morceaux déjà bien arrangés au studio de Xavier Dromard, mon ingénieur du son et directeur artistique (qui a notamment travaillé avec les Brigitte et Tarja Turunen, la chanteuse de Nightwish). Xavier m’a vraiment apporté son regard externe avec toutes ses différentes influences. Et c’est au studio qu’on a ajouté et enregistré les « vrais » instruments : violoncelle, basse, guitares, batterie, cordes. Je voulais vraiment avoir ce mélange entre acoustique et électronique. L’électronique apporte du punch et ce côté très dansant mais rien ne remplace réellement les « vrais » instruments !

Certaines de tes chansons sont en français, d’autres en anglais. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Je ne me suis jamais vraiment posé la question! Souvent, ça s’est fait naturellement. En général, je commence toujours par enregistrer mes mélodies en « yaourt ». C’est une langue « inventée » qui ressemble à de l’anglais mais où il n’y a pas forcément de sens. C’est surtout pour éviter de faire du « la, la, la » et cela donne des accents toniques et des idées pour l’écriture du texte qui se transformera la plupart du temps en français ou en anglais. Ensuite j’aime bien les mélanges de son et de langue, comme sur les titres Bye bye Mexico ou  Feel alive dont le titre et les refrains sont en anglais, mais les couplets en français. En anglais, c’est plus facile de faire des répétitions et d’avoir un message assez court qui tourne plus ou moins en boucle. Cela donne une certaine efficacité pour les refrains. La langue française est peut-être plus riche, plus délicate à manier à ce niveau.

Quels sont les artistes que tu admires et qui, peut-être t’inspirent?

Stromae est assez génial je trouve. Ses musiques font réfléchir et il a réussi à créer un véritable univers musical et visuel. Ce que j’aime beaucoup, c’est la manière dont il travaille son personnage. J’essaie aussi de créer ça avec l’univers « Amélie Daniel » : le chapeau rouge, les chaussettes hautes, les chaussures brillantes. Le visuel est très important pour moi, c’est ça qui va aussi susciter l’intérêt des gens et la curiosité à travers ce côté un peu mystérieux.
Je travaille d’ailleurs depuis une année avec Damien Lapeyrade (Neway Partners) un manager de marque, qui me conseille et m’aide énormément pour tout mon visuel. De nos jours, un artiste ne vit plus que de sa musique uniquement, il faut savoir créer tout un univers autour. On aura d’ailleurs de plus en plus de produits dérivés.
Dans la même veine, il y a aussi Christine and the Queens qui m’inspire pour la partie scénique. Elle accorde beaucoup d’importance à la danse, à proposer des concerts qui sont un véritable spectacle. Je me suis moi-même mise à la danse et j’ai deux danseurs qui m’accompagnent désormais. On a tenté de créer quelque chose qui se fait peu sur la scène musicale en Suisse, avec un visuel très travaillé pour offrir un « vrai » show au public qui vient nous voir.
Sinon je m’inspire d’artistes de tout horizon, tant que la musique me touche. Cela va de la Buena Vista Social Club à Sia ou Beyoncé, en passant par Jacques Brel. Tant que l’artiste m’amène une émotion spéciale.

Y a-t-il une tournée prévue pour la promotion de ce nouvel album Oiseau de nuit ?

Oui bien sûr, toutes les dates sont sur mon site internet. J’espère avoir l’opportunité de venir jouer en Belgique! En attendant je propose à vos lecteurs de suivre les concerts en direct sur Facebook. Nous allons faire régulièrement des « Facebook Live ». La prochaine date est le 13 mai à 19h. Pour le coup, ce sera un concert un peu spécial 100% acoustique filmé dans mon salon et à suivre en direct sur Facebook.

Bonne continuation musicale !

Pour les curieux, voici le lien sur lequel vous pourrez retrouver le live.

Crédit photo de couverture: Céline Kohler

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Passionnée par la musique et l'écriture. Toujours sur les routes pour découvrir de nouveaux artistes, je m'arrête un instant pour faire leur interview et ainsi tout vous partager. En avant pour l'aventure !

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