Preview Festival Anima 2014

Pour sa 33ème édition, le Festival International du Film d’Animation de Bruxelles pose une de fois de plus ses lourds bagages dans le bâtiment de Flagey. Pendant la semaine du Carnaval, on aura donc l’occasion de picorer des films jusqu’à satiété.

Que les amateurs de films « indé » se réjouissent puisqu’au programme, une ouverture prestigieuse avec le nouveau film d’Hayao Miyazaki. Le vent se lève viendrait, paraît-il, clore en beauté une carrière jalonnée de bijoux tels que Le Voyage de Chihiro ou Mon voisin Totoro. Les amateurs pourront d’ailleurs apprécier plusieurs autres films japonais, tel Garden of Words, du réalisateur de 5 centimètres par seconde et de La Tour au-delà des nuages au cours d’une séance délicieusement bunuelienne  : spéciale fétichisme des pieds.

Cheatin’ – Bill Plympton

Figure habituée du festival, Bill Plympton, qui continue ses portraits psychologiques déguisés en caricatures grotesques réjouissantes, viendra présenter son nouveau Cheatin’. Les anglophones pourront d’ailleurs prolonger le plaisir avec la master class qui sera donnée toute la journée du 4/03 par le maître lui-même.

Uma historia de amor e furia – Luiz Bolognesi

Notons encore dans la catégorie long-métrages Aya de Yopougon, chronique sociale en Côte d’Ivoire et Uma historia de amor e furia, récit moitié historique, moitié mythologique de l’histoire du Brésil. Du côté des drames psychologiques, deux films prometteurs : Consuming Spirits, sombre errance dans une Amérique inventée et L’arte della Felicita, évocation désabusée des souvenirs d’un chauffeur de taxi italien.

Consuming Spirits – Christopher Sullivan

Enfin, le festival Anima 2014 propose ce qu’il n’avait plus fait depuis quelques années, à savoir un film de clôture et ce sera la fable poético-écolo-comique française Tante Hilda.

Tante Hilda – Benoît Chieux et Jacques-Rémy Girerd

En plus des habituelles et nécessaires compilations de courts belges (C’est du Belge) et étrangers (Best of Shorts), notons également une rétrospective de l’avant-garde autrichienne, qu’on nous promet expérimentale mais divertissante, une sélection des jeunes talents russes, une programmation spéciale autour de la guerre 14-18, qui fait suite aux diverses projections à la Cinematek — Cinematek qui, par ailleurs, proposera à la suite du festival une rétrospective du studio Belvision où l’on pourra revoir les vieux Astérix, Lucky Luke, La Flûte à six Schtroumpfs et découvrir un rare Pinocchio dans l’espace.

Pinocchio dans l’espace – Ray Goossens

Deux autres rétrospectives se tiennent durant Anima 2014 encore. L’une autour du réalisateur argentin Juan Pablo Zaramella, qui a cartonné l’an dernier avec Luminaris et une autre mettant sous les projecteurs Théodore Ushev, figure célèbre de l’Office National du Canada avec notamment son film L’Homme qui attendait, court-métrage dark et expressionniste (entendre très crayonné) adapté de Kafka.

Enfin pour les kids, plusieurs choses de qualité : la possibilité de revoir en salle si vous les avez ratés, Ernest et Célestine des créateurs de Panique au village (qui présentent d’ailleurs leur nouvel opus de la série avec La Bûche de Noël) et Le Tableau du rare mais intéressant Jean-François Laguionie, sorte de fable où les personnages d’un tableau s’animent et voyagent d’un univers à l’autre dans un esprit Tex Avery-Woody Allen. Dans les nouveautés, le carton Minuscule (La Vie des insectes), devenu maintenant un long-métrage, toujours sans dialogues, et La Grande Aventure Lego mettant en scène l’univers des jouets du même nom.

Minuscule, la vallée des fourmis perdues – T. Szabo et H. Giraud

Tout ceci et plus encore pour Anima 2014 (c’est aussi l’occasion de se goinfrer de crêpes!) du 28/02 au 09/03 à Flagey.

Plus d’infos sur le site du Festival Anima

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Cinéphile farouche, monteur et vidéaste pittoresque

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