Appel au public

Du 17/09/2010 au 19/06/2011, deux fois par mois à l’Atelier 210.
Un concept de Pascal Lefebvre, Hugues Hamelynck, Alban Schuiten, Pierre Ronti, Benoît Pauwels, Quentin Bogaerts et Thomas Demarez.
AvecRonald Alexandre, FX Fiévez, Naïma Ostrowski, Dominique Pattuelli, Victor Scheffer.

« Appel au Public est un spectacle d’improvisation théâtrale totalement inédit basé sur l’interaction entre public et comédiens via téléphone portable.A son entrée, le spectateur a la possibilité de communiquer son numéro de portable afin d’être appelé à tout moment pendant le spectacle. C’est par ce biais que le public interagit sur les improvisations en proposant des thèmes, des personnages, des lieux et en influant sur le cours de l’histoire. Par ailleurs, lors de l’entracte, le public est invité à voter par SMS pour une des improvisations de la 1ère partie qui sera ensuite développée après l’entracte pendant 45 mn. »
 
Je ne vous apprends rien, l’impro, c’est presque, tout autant voire plus dur que le « vrai » théâtre. Mais aussi une question de goûts et de couleurs. D’aucuns ne mettront jamais les pieds dans une salle présentant une pièce traditionnelle et inversement (proportionnel?).
Bref. Nous ne sommes pas de ceux-là et les deux nous siéent à merveille. Ainsi, c’est avec beaucoup de plaisir que nous avons assisté à l’une des représentations de ce célèbre concept téléphonique, découvrant un IL à la face cachée mais à la voix plutôt envoutante, un décor minimaliste mais coloré et des acteurs pleins de ressources. Six petites impros sont jouées devant nos yeux, à partir des réponses des appelés aux questions de IL, l’appelant. Des questions précises, pointues comme « quelle est votre phrase préférée? », « que feriez-vous si vous gagniez au lotto? » dont l’avantage est d’être thématiques et le désavantage d’être vastes et psychologiques (ou philosophies) prenant souvent au dépourvu le spectateur au bout du fil qui n’a pas le loisir d’y réfléchir plus longuement que les dix secondes imparties et offre parfois des réponses bizarres, bancales ou… conceptuelles. Bref!
IL s’en sort pourtant très bien, le mot qu’il faut, la voix égale, très relax et une diction des plus parfaites, il nous éclaire, sans chocolat, nous aiguille et mène le jeu à la baguette ajustant les réponses comme il le faut au futur jeu des acteurs. Les comédiens eux aussi s’en sortent. Même plus que bien. Ils s’adaptent sans broncher et nous offre des sketchs cohérents ainsi qu’une piécette plus longuette qui l’est tout autant.Bon, tout n’est pas parfait, c’est vrai. Certaines incohérences sont notables, des écarts aux règles mises en place sont évidents mais, il faut l’avouer, dans l’ensemble c’est très bien ficelé. Des répliques filantes telles des balles de ping-pong étoilées, du cynisme, de l’humour, des situations cocasses, et des rebondissements croquignolesques, une chose est sûre: vous ne risquez pas de vous ennuyer!
Pour les curieux, citons les défauts de ce 13 mars:
Le deuxième sketch avait comme règle « pas plus de deux joueurs en scène » (si j’ai bien compris), ce qui ne fut plus le cas à la fin en raison d’un très grand nombre d’allées-venues, affaiblissant le jeu en le rendant trop confus. Résultat: je ne me souviens déjà plus du dénouement.
– Le troisième sketch devait rendre une qualité et un défaut à travers deux personnages différents. Les deux étant le même trait de caractère, ils ne furent malheureusement pas bien dissociés, cela ne nous empêchant pas de rire aux éclats, heureusement.
– Le quatrième enfin voit une exploitation bien plus pauvre à la vraisemblance modérée mais surtout à la retombée finale totalement inconsistante.
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