Azteca : histoire d’une civilisation perdue

Je préviens tout de suite, ce livre est long, très long ! Le poche fait un peu plus de mille pages. Mais si vous avez un peu de temps devant vous, et encore mieux, si vous êtes fascinés par les anciennes civilisations et plus particulièrement les Indiens d’Amérique, ce livre est pour vous !

Le livre est articulé sous forme de missives envoyées par l’évêque de Mexico au roi d’Espagne, celui-ci voulant en connaître plus sur les coutumes des indigènes. L’évêque va alors interroger le plus vieil Aztèque qu’il puisse trouver afin qu’il nous raconte son histoire.

On découvre ainsi Mixtli, et par ses yeux, tout l’Empire Unique. Souvent par concours de circonstance, cet Aztèque aux multiples noms va endosser plusieurs métiers, vivre moult péripéties et beaucoup voyager. Ce qui permet à l’auteur de nous donner des détails florissants sur les différentes civilisations de l’époque au fil des aventures de notre héros. Le dernier tiers du livre coïncide avec l’arrivée des conquistadors espagnols et donc la chute de cet empire.

Attention cependant, les propos sont parfois très crus, ça parle de sacrifices humains, viols, massacres ou même incestes, âmes sensibles s’abstenir. Pour moi, c’est un Game of Thrones version aztèque. Gary Jennings, l’auteur, a d’ailleurs le même talent pour nous faire aimer des personnages qui ne sont pas toujours des plus gentils, et il aussi la fâcheuse manie de les faire mourir (je ne vous dévoile rien ici à part l’Histoire de l’humanité). Il écrit avec beaucoup de justesse et d’humour, et a fait plus de dix ans de recherche avant d’écrire ce livre qui est devenu un de ses best-sellers (l’autre retrace la vie de Marco Polo).

Un extrait pour vous allécher :

« Les Espagnols furent unanimes à reconnaître l’importance, la splendeur et la propreté de Tenochtitlán qu’ils comparaient à d’autres villes qu’ils avaient vues. Tous ces noms ne me disaient rien, mais vous, mes révérends, vous les connaissez sans doute. Ils disaient qu’elle était plus étendue que Valladolid, plus peuplée que Séville, que ses édifices étaient presque aussi somptueux que ceux de la Sainte Rome, que ses canaux la faisaient ressembler à Venise et à Amsterdam et que ses rues et ses eaux étaient les plus propres au monde. Nous avions garde de ne pas leur faire remarquer que leurs effluves mettaient notamment en péril la pureté de l’air. »

Azteca, Gary Jenning, Le livre de Poche, 1056 p., 10,60 €

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