Being Human – 1

« Le beau Mitchell est un homme de ménage dans un hôpital, où son timide ami geek George est quant à lui brancardier. Tous deux aimeraient aller en ville et traîner avec d’autres personnes, mais un petit problème s’oppose à leurs désirs : Mitchell est un vampire, et George un loup-garou ! Les deux jeunes hommes se rapprochent de leurs rêves lorsqu’ils emménagent ensemble et passent leurs soirées devant la télévision, dans leur canapé, bière à la main, comme les autres hommes de leur âge. Malheureusement, ils n’avaient pas compté sur la présence d’Annie, le fantôme de la locataire précédente ! Ce trio surnaturel a une chose en commun : un désir désespéré d’être humain. »

En grands habitués des séries américaines à gros budget, le premier épisode de Being Human est pour le moins perturbant. Série aux prises de vue relativement sobres et aux effets spéciaux minimalistes, elle peut sembler, au premier abord, un peu grossière, comme une vulgaire parodie de ce à quoi nous sommes habitués.

Toutefois, force est de constater que ce sentiment s’estompe très rapidement. En réalité, on s’habitue sans même s’en rendre compte à ces « britisheries » et cet aspect brut de la série devenue, à nos yeux, originale, charmante et pittoresque.

Les trois premiers épisodes sont un peu lents, comme hésitants, présentant les personnages d’une façon peu commune et minutieuse. En effet, tour à tour, nos trois protagonistes se trouvent confrontés à un de leurs semblables. Ces confrontations aliènent un peu les autres personnages mais nous offrent la possibilité de nous plonger dans leur univers et de connaître un peu mieux les caractéristiques propres à leur état.

Puis, finalement, dès le quatrième épisode, tout s’accélère et prend place. Le décor est planté et leur vie s’enrichit. Ils prennent de l’assurance, comme si leur amitié les fortifiait, et cessent de vivre en reclus contemplatifs. Ils sortent, se frottent au monde extérieur sans complexe, aiment, se disputent et tentent de passer outre leur condition et la gène qu’elle occasionne…Chacun à sa façon.

Cette accélération soudaine mais bien amenée est tout simplement bluffante. Elle atteint son comble dans l’explosif dernier épisode à travers un enchevêtrement de sentiments et d’événements totalement inattendus qui vous donne l’irrésistible envie de connaître la suite!

Enfin, loin d’être des caricatures à la psychologie peu élaborée ou manichéenne, Mitchell, Annie et George deviennent au fil du temps de plus en plus vivants de sorte que le spectateur finit par réellement s’attacher à ces trois zigotos, autant pour leurs qualités que leur défauts. En outre, bien que définis et possédant leurs spécificités, ils restent totalement imprévisibles, ce qui les rend bien plus aboutis que la plupart des personnages télévisuels!

Personnellement, nous sommes conquis, à nous la saison 2!

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