Being Human – 2

« Suite aux péripéties de la première saison, nos trois protagonistes décident de persévérer dans leur recherche d’humanité. Pour ce faire, Annie recommence à sortir et rencontre de nouvelles personnes, George tente de concilier sa condition avec sa relation amoureuse et Mitchell passe le moins de temps possible avec les vampires. Mais cette accalmie est de courte durée. Annie va rapidement découvrir que certaines personnes n’apprécient pas  les libertés qu’elle s’octroie et George se rendra compte que même la meilleure volonté du monde ne suffit pas toujours. Quant à Mitchell, il va devoir prendre en main un ordre vampire déboussolé et de plus en plus agressif. À leurs problèmes personnels se greffe l’arrivée du mystérieux Kemp cela sans même compter l’intervention du mystérieux professeur Jaggat. »

Nous l’avions dit dans l’article précédent, Being Human n’a pas que des qualités. N’ayant pas le côté fluide et lisse des séries américaines, elle peut facilement rebuter plus d’un spectateur par son manque de constance rythmique et son tournage aux tonalités parfois austères. Fort heureusement, ces particularités avaient finalement été éclipsées par la consistance que ce trio, pour le moins improbable, avait prise au fil de la saison.

La deuxième saison se révèle, quant à elle, beaucoup plus complexe et mouvementée que la précédente. Il n’est plus question ici de mettre le décor en place ou de vivre dans la peur, éloigné du reste du monde. Non. Nos trois colocataires s’affirment, prennent leur vie en main, changent, évoluent au point que, parfois, on ne les reconnaît pas. Soudainement, ils ne correspondent plus totalement aux personnages qu’on avait petit à petit apprivoisés dans la première saison et ils nous prouvent alors brillamment que l’être humain (et toutes ses variations fantastiques) n’est pas sculpté dans du marbre et qu’il est capable de tout, du pire comme du meilleur

Enfin, si nos héros sortent chacun de leur coquille, de la bulle protectrice que constitue la maison, et s’essaient au relationnel, cela ne signifie pas pour autant qu’on se dirige vers un mauvais happy end. L’adjonction de nouveaux personnages étoffe la série mais la complexifie tout autant, rendant les relations entre nos trois comparses bien plus compliquées et conflictuelles. Tiraillés entre leur amitié, induite à la fois par leur condition et leur attachement, et leur volonté de s’ouvrir aux autres, ils s’éloignent petit à petit pour ne se retrouver pleinement que dans le dernier épisode.

Mais plus que le développement des personnages, ce qui rend Being Human si particulier, c’est sa façon de gérer la relation triangulaire. Car si les protagonistes évoluent constamment en parallèle, le déroulement des épisodes n’en est pas pour autant rectiligne. En réalité, ceux-ci semblent même avoir un développement sans cesse différent, passant allègrement d’un personnage à un autre, mettant en exergue tantôt une relation, tantôt une autre et se jouant de leur différends et de leur complicité… Le plus incroyable étant que malgré cette mouvance, la saison jouit d’un équilibre et d’une cohérence globale impressionnante, empêchant le spectateur de se sentir floué

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