Benoît Brisefer est de retour en BD !

Ce 10 avril 2015, Benoît Brisefer fait son grand retour en bande dessinée, après plus de dix années d’absence. Les lecteurs de l’hebdomadaire Spirou, qui a vu naître ce personnage en 1960, ont pu découvrir l’intrigue de ce quatorzième album, intitulé Sur les traces du gorille blanc, en avant-première, deux mois avant sa sortie. À peine quatre mois après la sortie du film Benoît Brisefer : les Taxis Rouges (interprété par Leopold Huet, bien entouré par Gérard Jugnot et Jean Reno), le petit bonhomme est de retour en force, pour le plus grand plaisir des lecteurs, qui espèrent que la machine ne se grippera pas en si bonne route.

Son créateur, Peyo (Pierre Culliford de son vrai nom), ayant été aspiré par le succès mondial des Schtroumpfs, n’aura fait vivre le petit Benoît que par intermittence, avec l’aide de ses collaborateurs du Studio Peyo, parmi lesquels François Walthéry ou Gos. Ainsi, seuls sept albums sont réalisés jusqu’en 1978. S’ensuivent quinze années d’absence. L’année qui suit le décès de Peyo, Benoît Brisefer est de retour pour une nouvelle aventure, qui sera suivie de six autres sur une dizaine d’années. Une nouvelle pause de dix ans, et voici un nouveau retour du petit garçon au béret, pour au moins deux tomes, puisque le n° 15 est d’ores et déjà prévu. Le fils du maître, Thierry Culliford (7 albums de Benoît Brisefer, 3 de Johan et Pirlout, une quinzaine des Schtroumpfs) est le coscénariste de ce nouveau tome, avec Luc Parthoens (dont c’est le premier Benoît Brisefer mais qui en est déjà à près de dix histoires des Schtroumpfs). Au dessin, Pascal Garray, dont c’est le septième album. Pas d’inquiétude donc, le style du personnage et l’univers dans lequel il évolue ne changent pas d’un iota, l’équipe du Studio Peyo y veille.

Sur les traces du gorille blanc - Page 3

Comme souvent, tout est (très) calme à Vivejoie-la-Grande, la petite ville de province où habite Benoît. C’est les vacances d’été, et il désespère de trouver à faire. Heureusement, son vieil ami Monsieur Dussiflard a gagné un voyage, et lui propose de l’accompagner. C’est décidé, ils partent ensemble à l’aventure au Mulundi, un pays africain fictif, à la recherche du grand gorille blanc, une légende locale. Plus d’une fois, face aux braconniers ou pour aider Tonton placide à protéger le président de ce pays, Benoît sauve la situation (lorsqu’il n’est pas enrhumé). Le fait que l’intrigue se déroule en Afrique apporte un vent de fraîcheur bienvenu et joue la carte de l’originalité en nous faisant découvrir un environnement inhabituel. Les codes de Benoît Brisefer sont respectés ; on retrouve une histoire construite sur la trame à laquelle le lecteur était habitué (personnages, dessin, couleurs, structure du récit, etc.)

Sur les traces du gorille blanc - Page 6

Si le contexte de l’intrigue n’est pas sans rappeler une série de défis que doivent affronter un certain nombre d’États africains, elle garde un ton extrêmement léger et un aspect volontairement suranné, conservant le charme des premiers albums. Les clins d’œil présents çà et là raviront les fidèles, ce qui n’empêchera en rien les nouveaux lecteurs d’apprécier cette aventure. Retour réussi donc pour Benoît Brisefer, en espérant qu’il soit pérenne et que Johan et Pirlouit fassent bientôt leur come-back eux aussi.

Benoît Brisefer, tome 14. Sur les traces du gorille blanc, par Parthoens, Thierry Culliford et Garray, Le Lombard, 56 p., 10,60 €. ISBN : 9782803634484.

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Je n'aime pas parler de moi. Ce qui ne devrait pas être un problème vu que c'est peu probable que vous vouliez lire sur ce sujet. Par contre, j'aime bien écrire sur tout ce qui suscite ma curiosité, m'amuse ou m'interpelle. Parfois aussi les trucs que j'aime pas, pour vous mettre en garde, ou vous effrayer. Dur à dire.

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