Better Call Saul : le très attendu spin-off de Breaking Bad enfin disponible !

Je me suis demandé pendant longtemps s’il y avait une vie après Breaking Bad… Quand j’ai terminé la série, j’ai rapidement ressenti un vide immense. Le seul remède ? Enchaîner directement avec un autre chef-d’œuvre. Je me suis donc plongée dans les tribulations politiques de House of Cards, puis dans la géniale adaptation des Frères Coen, Fargo et en parallèle, pour le fun, East Bound and Down, série complètement folle de Will Ferrel, racontant les aventures surréalistes d’un ancien joueur pro de baseball, juncky, vulgaire et égoïste à l’extrême. Il fallait au moins tout ça pour assouvir le manque cruel de Jesse, Walter et les autres.

Et puis, le 8 février, mon sauveur est arrivé : le spin-off tant attendu qui nous a tenus en haleine pendant presque un an. J’étais sceptique comme tout fan de Breaking Bad qui se respecte. Un spin-off, c’est un dérivé, un peu comme un médicament générique. Même goût ? Mêmes effets thérapeutiques ? Mais jamais tout à fait le produit de base…

Better Call Saul, série produite par Peter Gould et Vince Gilligan (Breaking Bad donc), est diffusée sur AMC depuis le 8 février et disponible sur Netflix en Belgique ou à l’achat sur Itunes.

L’histoire se déroule six ans avant que Saul Goodman (Bob Odenkirk), l’avocat véreux de Breaking Bad, ne croise le chemin de Walter White (Bryan Cranston). Il se nomme alors Jimmy McGill, petit avocat commis d’office qui peine à joindre les deux bouts, à Albuquerque-Nouveau-Mexique. Pour boucler ses fins de mois, il n’aura d’autres choix que se livrer à quelques petites escroqueries. Chemin faisant, il va faire des rencontres déterminantes dans son parcours : Nacho Varga (Michael Mando) ou encore Mike Ehrmantraut (Jonathan Banks), ancien flic qui deviendra le fameux « nettoyeur » et futur homme de main de Saul dans Breaking Bad.

Les trois premiers épisodes de la première saison posent les bases de cette série plus que prometteuse.

Des personnages forts, dont Bob Odenkirk dans rôle de McGill qui nous confirme l’étendue de ses talents d’acteur, tout simplement génial dans ce rôle taillé sur mesure tant il y est réaliste. Pratiquement présent dans toutes les scènes, Odendrick offre une palette introspective grisante de son personnage : humour, compassion, tension ascensionnelle… Il dessine le portrait d’un homme désespéré, tombant irrésistiblement dans des situations chaotiques et non moins hilarantes. Petit à petit, l’acteur arrive à nous faire oublier Jesse et Walter tant son personnage est puissant et se suffit à lui même.

De nouveaux personnages propres à la série viennent extraire le spin-off de l’original : Kim (Rhea Seehorn, Whitney) une avocate qui semble avoir une « histoire » – on ne sait de quelle nature – avec Jimmy, Howard Hamlin (Patrick Fabian, Grey’s Anatomy) partenaire « successful » de l’ancien cabinet d’avocat du frère de Jimmy et enfin Nacho (Michael Mando, Orphan Black) étoile montante du crime à Albuquerque et bras droit du fameux Tuco Salamanca, impitoyable dealer qui aura causé tant de problèmes à Walter.

Tout ce qu’on aimait dans Breaking Bad y est : qualité visuelle et technique incluses, enrobée de cette lenteur magique menant à des moments de suspense extrêmes. Intelligemment et habilement produit, on n’en attendait pas moins d’une équipe de production composée à 80% de celle de Breaking Bad.

Certains diront que la série doit encore prouver qu’elle détient la bonne formule et qu’elle cherche encore sa propre identité. Personnellement, je pense qu’elle l’a d’ores et déjà trouvée. Mais peut-être qu’en tant que fan de la série source, ma vision est biaisée par un univers qui m’est familier, reprenant finement les codes de l’œuvre originale ?

La mise en scène exceptionnelle et intelligente me paraît encore meilleure que celle des tout premiers épisodes de Breaking Bad… Et je suis persuadée que Better Call Saul contient les ingrédients clés pour en faire un nouveau chef-d’œuvre du genre à part entière.

A suivre donc… et comme dirait McGill devant son miroir, « It’s Show time, folks! ».

Tags from the story
Written By

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *