BIFFF Obscure night – Review de Quenottes + The Bye Bye Man

Ce jeudi 12 janvier, le Bifff projetait l’Obscure night – The Bye Bye Man en collaboration avec le Kinépolis. De quoi vous faire patienter en attendant le festival de films fantastiques, d’horreur et de thrillers le plus déjanté de la planète. L’édition 2017 du BIFFF se déroulera du 4 au 16 avril  au Bozar à Bruxelles.

Le court métrage d’avant-film : Quenottes de Pascal Thiebaux

Après le génialissime Mr Hublot (2013), Pascal Thiebaux nous propose un court métrage terrifiant du nom de Quenottes en 2016. Comme vous le savez peut-être, l’Obscure Night commence par une présentation du film du soir par le présentateur officiel du Bifff (en vidéo) ainsi qu’un court métrage. Vous vous souvenez de ce qu’on vous disait enfant quand vous perdiez une dent de lait? Que la petite souris allait venir la chercher? Je suis pratiquement certain que vous n’aviez jamais imaginé ce qu’une petite souris est prête à faire pour récupérer une dent qui lui revient de droit et qui ne lui a pas été remise. Avec des effets spéciaux à couper le souffle et beaucoup d’humour ainsi que de nombreuses références geeks, j’ai tout simplement adoré cette introduction. Cliquez sur la photo de la souris ou ici pour voir un extrait! 

Le BIFFF va me semble-t-il diffuser de plus en plus de courts métrages durant le festival mais nous reviendrons là-dessus dans un prochain article sur les nouveautés de l’édition 2017. Pour les fans de courts métrages, il y a également le Courts Mais Trash fin janvier aux Riches-Claires comme incontournable! 

Le synospis de The Bye Bye Man

Certaines atrocités sont tellement inhumaines que l’on se demande ce qui motive les auteurs. Mais imaginons qu’il ne s’agisse pas de quelque chose… mais de quelqu’un ? Dans ce film d’horreur surnaturel, trois étudiants emménagent dans une maison abandonnée et découvrent la malédiction du Bye Bye Man. Ne pensez pas à lui, ne parlez pas de lui, parce que, dès qu’il s’immisce dans vos pensées, il prend le contrôle. Existe-t-il un moyen de vaincre cette malédiction ?

La review de The Bye Bye Man

Mélange de Candyman (1992) et Boogeyman (2005), le méchant du film est de ceux qu’on sait plus fort que les héros dès le début du film. Le prologue nous téléporte en 1969 dans la furia d’un homme qui tue la moitié du voisinage à cause du Bye Bye Man. Une fois le massacre terminé, retour dans le présent en compagnie de nos trois héros principaux. Le copain amoureux est joué par Douglas Smith. Le grand public le reconnaîtra probablement grâce à Terminator Genisys (2015) ou Big Love (2006-2011), mais je soulignerai plutôt sa prestation brillante dans le très très bon Antiviral (2012).

Les biffeurs avertis se souviendront certainement de ce film où des fans obsédés par leurs idoles vont jusqu’à acheter leurs maladies. Le pote balaise et beau gosse aux abdos parfaits est joué par Lucien Laviscount tandis que la princesse du film s’appelle Cressida Bonas. Vous ne la connaissez pas? C’est que vous n’êtes pas très people car c’est l’ex du prince Harry (merci Google!). Danseuse, modèle, elle est plus connue pour ses défilés que pour son jeu d’actrice. Je ne l’ai pas trouvée trop mauvaise dans son rôle de jeune poupée amoureuse qui tombe dans les bras du Bye Bye Man… ou pas! Notons également les apparitions furtives de Faye Dunaway (Chinatown) and Carrie-Anne Moss (Matrix)… Faye est quand même arrivée à faire rire la salle et à apporter un plus au film par sa courte prestation. C‘est finalement Douglas Smith qui tient le film du début à la fin…

Cela a-t-il suffi à faire de ce Bye Bye Man le film d’horreur de l’année? Peut-être que oui mais alors uniquement car on est un vendredi 13 et que le vent souffle très fort dehors à cause de la tempête qui fait rage au moment où j’écris cette review. Si le casting n’est pas foncièrement mauvais pour un film d’horreur de ce type, c’est plutôt le manque d’originalité et de profondeur qui pourra rebuter le commun des mortels. Les scènes s’enchaînent et le film est plutôt rythmé mais tout reste assez prévisible dans la trame scénaristique. De nombreuses techniques du genre sont utilisées pour susciter l’inquiétude et faire monter la tension tout au long du film… et à certains moments, ça marche! Quand j’y repense, je me dis que j’ai passé un bon moment dans cette salle durant l’Obscure Night. Je me suis même surpris à sursauter à quelques reprises durant le film et à esquisser quelques sourires. Mais force est de constater que Candyman est sorti il y a 24 ans et qu’il restera encore et toujours la référence. Bye Bye Man n’arrive pas à égaler le maître et encore moins à le surclasser, qu’on se le dise.

Si les vieux briscards dans mon genre se souviennent encore de Candyman avec la belle Virginia Madsen (The Number 23, Sideways) en 2017, peu de chance qu’on se souvienne de Bye Bye Man en 2040… Par contre, si vous visez une soirée pop-corn horreur sans prétention, n’hésitez pas trop longtemps et allez le voir. Votre copine vous agrippera le bras fermement à quelques reprises et elle poussera peut-être même quelques petits cris durant la séance. Mon voisin de devant a d’ailleurs hurlé à de nombreuses reprises pour le plus grand plaisir de sa copine qui s’est moquée de lui allègrement. Amusant! Un petit film d’horreur à voir mais pas à revoir. La bonne nouvelle? Le meilleur du genre 2017 reste à venir et le pire n’est pas encore arrivé!

La prochaine Obcure Night n’était pas encore annoncée sur le site du Kinépolis au moment de publier cet article mais rendez-vous sur le site du Bifff pour plus d’informations sur le festival 2017 et probablement des places à gagner pour l’Obscure Night suivante d’ici quelques semaines!

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