Biffy Clyro, Loch’n’Roll !

L’Écosse. Fascinante Écosse.

Entre un monstre que certains jurent avoir aperçu et que d’autres cherchent encore, entre la douce Edimbourg et le rugueux Glasgow, sa Mer du Nord noire et sombre d’un côté et ses superbes côtes turquoises au nord de l’autre, ses indiscutables meilleurs whisky du monde et son haggis, ses airs traditionnels de cornemuse et…son rock’n’roll ! Car Si la pop est à l’Angleterre, le rock, le vrai, est aux Écossais. Écosse, générateur de rockeurs, c’est peut-être exagéré pour vous, j’assume.

Et pour assumer, il faut un minimum pouvoir justifier. Ok, let’s talk !

Tout d’abord, Biffy (Clyro) c’est avant tout un dernier album fraîchement dans les bacs, Opposite. Et pour ceux pour qui Biffy est une découverte, merci Culture et Compagnie, sachez que ce dernier album s’est classé numéro un des ventes d’albums britanniques dès la première semaine ! Vous n’avez jamais entendu parler de Biffy Clyro, vraiment ? Et bien voilà chose réparée car Outre-Manche ces 3 rockeurs arrivant sur scène torse nu mettent déjà le feu à des stades comme Wembley ! Inutile de dire qu’à peine à 33 ans, Simon Neil le chanteur/guitariste et son groupe risque de faire parler d’eux de plus en plus. Et dire qu’il y a à peine quelques années, je les découvrais sur la minuscule scène de la Rotonde du Botanique…

A l’époque, ils avaient les cheveux longs, pas ou peu de tatouage, nous ne devions être qu’une petite centaine dans cette minuscule salle de la Rotonde et déjà là Biffy allait me donner une baffe musicale. Biffy c’est loin d’être les petites chansons à la croix de bois, les 2 accords joués en boucle ou les gentilles mélodies monotones. Simon Neil joue de la guitare comme les Écossais font du whisky, impressionnant. C’est simple, il ne faut pas longtemps pour comprendre pourquoi ils ne portent ni chemise, ni t-shirt car dès la première chanson ça envoie, wow !

Cette fois c’est à Paris, au Bataclan que je les ai retrouvé pour la troisième fois, et comme pour leur passage à Bruxelles le mois dernier, ils sont Sold Out assez rapidement. Preuve que quand c’est bon, le public suit et pour le coup j’ai été assez étonné de voir une file si longue deux heures avant l’ouverture des portes. C’est peut-être toujours comme çà à Paris, ou alors Biffy à vraiment commencé à devenir le groupe à suivre.

Bon alors, ce concert me demanderez-vous? Et bien, jamais deux sans trois ! Près de deux heures de pure intensité musicale avec un public très connaisseur. Clairement, la plupart des chansons étaient reprises en chœur, les musiciens fidèles à mes précédentes fois donnaient un rock exceptionnel, la sueur perlait par litre chez les musiciens et le public survolté rendait impossible de suivre ce qui se passait devant nous si l’ont avait choisi d’être de ceux qui étaient dans les premiers rangs. Pas facile donc d’observer comme il se doit le superbe jeu de guitare avec picking, riffs etc. de Simon ou la batterie qui jouait si facilement des passages si compliqués.

Difficile pour moi, donc, de trouver le moindre reproche à Biffy Clyro tant je suis fan depuis leurs débuts, qu’ils jouent de la musique à des niveaux nettement supérieur à la moyenne et qu’en live on en prend plein les tripes. Alors oui, j’ai envie de dire qu’il y a un point à améliorer chez Biffy et c’est bien leur côté trop « propre ». Ça rock, ça envoie, mais ça reste très proche de ce qui se trouve sur les galettes et on aimerait un peu plus de risque, de réarrangement, de versions alternatives… au moins pour les titres les plus connus. Ils sont tellement doués qu’un Who’s got a match ou un The Captain version acoustique n’aurait pas été pour me déplaire même si les versions toutes cordes dehors ont mis le feu au Bataclan comme rarement. Mémorable !

Bien que j’abhorre ceux qui passent leur concert main en l’air emmerdant ceux derrière pour filmer en qualité médiocre une émotion qu’ils ne prennent pas la peine de vivre quand elle est là et qu’ils ne retrouveront plus, je vais quand même vous mettre le lien car une petite vidéo vaut mieux qu’une longue lecture.

Alors pourquoi lire la chronique d’un concert où l’on n’était pas ? Et bien, pour tuer le temps au bureau ou au diner du dimanche avec la mamie, le beauf, sa femme et les mioches ! C’est aussi et je l’espère, une manière de découvrir un groupe excellent, dont le dernier album plus commercial est loin d’être mauvais mais sans atteindre un Puzzle ou le précédent Only Revolutions.

Biffy Clyro c’est un guitariste fantastique à la voix bien reconnaissable, une batterie superbe et nerveuse, un son propre à eux, des tubes rock aussi nombreux et imparables qu’il y a de moutons dans les Highlands (non, non je n’exagère pas…) et un public de plus en plus grand n’hésitant pas à se tatouer certains refrain comme I’ve forgotten how good it could be to feel alive. Take the pieces and build them skyward. Fan attitude extrême mais démontrant bien que Biffy est devenu bien plus qu’un groupe lambda.

Enfin bref comme dirait une amie, si vous ne connaissez pas Biffy Clyro et bien tant pis pour vous mais ne dites pas qu’on n’aura pas essayé de vous en parler !

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Directeur artistique en publicité, trop occupé à faire la publicité des autres pour en faire la sienne ici.

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