Black Swan

 
« Rivalités dans la troupe du New York City Ballet. Nina est prête à tout pour obtenir le rôle principal du Lac des cygnes que dirige l’ambigu Thomas. Mais elle se trouve bientôt confrontée à la belle et sensuelle nouvelle recrue, Lily… »
 
Natalie Portman n’a plus rien à prouver et la bande-annonce parle d’elle-même!
 
Puissance est le maître mot de ce film. Ne faites pas l’erreur de manger une raclette ou une fondue savoyarde avant d’aller au cinéma car tant de tripes malaxées, c’est relativement risqué pour votre voisin de devant. Une héroïne sensationnelle qui incarne un rôle à la complexité psychologique incalculable, ça ne peut décemment pas laisser de marbre. Ici, cette catharsis (à propos de laquelle je fais chier tout le temps, tout à fait!) est belle et bien présente (et pas qu’un peu) au point qu’au sortir de la salle, un bref passage aux toilettes, étonnamment vides, ne se fait sans un regard prolongé dans le miroir recherchant, l’espace d’un instant (en vain, du moins… on l’espère) l’éclat de notre double maléfique, preuve de notre « paradoxalité » atteignant son paroxysme. Soit, une analyse pertinente et percutante des troubles de la personnalité (sans pour autant se taper une film pour psychiatre en mal de cas-types).
Pour le reste? Mise en scène, acteurs, plans, rythme, couleurs, musique, tout semble couler de source. Ma seule incertitude réside dans le dénouement qui s’ajoute à cette pléthore de fins ouvertes et abruptes qui nous laissent le plus souvent cons sans être réellement capables de quitter la salle, convaincus de l’arrivée d’une scène supplémentaire et impromptue, nous permettant de cogiter philosophiquement sur une fin qui ouvre l’histoire au lieu de lui offrir un terme nébuleux, obscur et brutal.
D’aucuns me diront encore que, premièrement, je suis une emmerdeuse (et ça, je n’en disconviens pas), deuxièmement, que ça n’enlève pas la beauté poétique du film (j’agrée aussi), troisièmement que lorsqu’on désire une fin de type X, on va voir un film de style X (et là je ne suis pas d’accord, car la fin n’est pas forcément liée au style du film) et, pour finir, que décrier les fins au sombre dénouement est un signe de fainéantise intellectuelle (argument qui s’autodétruit après la lecture de ce site car n’est pas, à vrai dire, ma caractéristique première, il faut bien l’avouer…)
Bref. trêve de bavasseries. Ma position reste la même, ce qui ne m’empêche pas de vous recommander chaudement ce film!
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