Bref. C’était la Foire (du livre)

 Nous vous avions annoncé que la Foire du livre de Bruxelles pointerait le bout de son nez au mois de mars et nous avons eu le bon goût d’y pointer le nôtre afin de pouvoir vous en parler!

Toujours aussi énorme, la foire a pris possession pendant 5 jours de Tour et taxis en s’étirant sur quatre grandes salles constamment remplies de monde au point qu’il est impossible de tout voir, de tout découvrir, de tout entendre et de parler à tout le monde.

À nouveau, l’entrée n’est pas donnée, les vestiaires sont payants (pas trop mais quand même), la nourriture coûte approximativement… disons un bras (celui avec votre bague en or de préférence) et les coins repos sont toujours aussi peu nombreux (mais plus confortables et visuellement agréables, c’est un fait !). Qu’à cela ne tienne, on ne prend pas de manteau, on reçoit des places gratuites en jouant à l’un ou l’autre concours (ou en faisant partie de la presse, c’est encore mieux) et on se prépare son casse-croûte en prévision d’une éventuelle fringale et hop, nous voilà parés!

Hormis les incontournables découvertes livresques, je dois avouer que je reste un peu dubitative quant à l’utilité de la Foire. Une thématique et un pays mis à l’honneur qui ne sont pas vraiment mis en exergue selon moi et je ne peux m’empêcher de me poser des questions sur les directives organisationnelles. À nouveau, rien ni personne ne nous prévient des différents débats et dédicaces. Certes, tout est sur le programme qu’on retrouve sur le site ou dans le Mad offert à l’entrée – dont la lecture achèverait même le très sage Aigle-au-regard-perçant vu le nombres d’activités diverses – mais pas de petite voix pour annoncer le commencement d’un nouvel événement potentiellement intéressant… Pas de gentilles personnes souriantes pour nous guider. Rien. Rien de rien.

Bref, il y en a pour qui la Foire du livre est une sorte d’énorme librairie, pour d’autres une éternelle file d’attente aux dédicaces, pour d’autres encore une activité scolaire obligatoire et quelques-uns y voient l’occasion de donner leur opinion sur le monde du livre.

Pour moi, voilà ce que la Foire devrait être: une occasion de rencontres en tous genres. Auteurs, éditeurs, journalistes, libraires, bibliothécaires, correcteurs et les autres, tous abordables, prêts à parler de leur travail et de l’amour qu’ils y portent. Prêts à donner des conseils, des idées, des explications, en toute simplicité.

Est-ce le cas? Probablement un peu. Est-ce réellement bien organisé, planifié et diffusé pour que ce soit accessible à tous et à toutes et vu comme tel? Peut-être pas suffisamment.

Bref. Encore une année, selon moi, où gagnent Jean-Luc Godard et son désuet carnet de chèques!

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3 Comments

  • Allez, râle pas, on s’est quand même bien amusées ! :p

    Mais je plussoie : les thèmes ne sont jamais franchement bien exploités (d’ailleurs on a remarqué tout de suite que ça manquait de sexe ! 😀 Qu’est-ce qu’elle faisait là encore, Clara Morgane ?) et je trouve qu’ils auraient pu au moins faire un effort avec cette bête affiche qui en plus d’être la même que l’année dernière en rouge, est juste laide.

    Je plussoie aussi pour la petite voix qui annonce les événements, même s’il faudrait savoir doser, sans quoi ça ressemblerait vite à une vente à la criée, non ? 😀

  • Oui, on s’est bien amusées ! Et je suis totalement d’accord avec toi, pas question d’avoir l’impression d’être au marché du midi, non plus !

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