Bruxhell Halloween Festival

Pour la troisième année consécutive, le festival Bruxhell a célébré le jour le plus sombre de l’année comme il se doit. Et le programme était chargé ce 31 octobre au centre armillaire de Jette.

Un petit labyrinthe évoquant une fête foraine dans sa version la plus glauque se charge de plonger le visiteur dans l’ambiance de la soirée. D’inquiétants clowns mécaniques jouent les hôtesses en nous accueillant dès les portes franchies et nous conduisent au guichet, donnant accès au reste du bâtiment où sont éparpillées les autres activités.

Une fois passée cette mise en bouche, Mister Y nous emmène dans son monde inquiétant à travers une profusion impressionnante d’artistes, de spectacles et de stands divers, allant du grimage à la dégustation d’insectes. Commençons par l’exposition au doux nom de « Art Anormal Activity », tiré du nom des célèbres films (vous pouvez d’ailleurs consulter notre avis du dernier Paranormal Activity : The Ghost Dimension ici). Sept artistes y exposent leurs œuvres, toutes affichant un univers sombre, parfait pour rester dans le thème de la soirée. On y retrouve aussi bien des toiles que des photographies ou des sculptures.

Les sinistres corbeaux de Thomas Le Plas, qui travaille surtout le plastique et cherche à revaloriser cette matière dans ses sculptures, accompagnent le visiteur dans la petite galerie du festival, aux murs couverts par les clichés horrifiques de Inside Photography et de Sylla Wyna & o50mm, les toiles de John Hanssens et de Doctor M ou encore les images numériques de Darkyria (différentes images sont présentées en fin d’article).

Corbeaux de Thomas Le Plas et images de Inside Photography - photo de Marc VenchiaruttiCorbeaux de Thomas Le Plas et images de Inside Photography – photo de Marc Venchiarutti

Ensuite, direction la salle principale pour les concerts. Trois groupes sont au programme ainsi que trois Dj set, prouvant que le nom de « festival » est bien mérité. Et l’ambiance est assurée ! Succédant à Wonder Monster, orienté deep/tech house, Fantøme fait bouger la foule avec ses textes sombres et son rock énergique. Une étoile montante de la scène belge selon beaucoup. A 22h30, milieu de la soirée, c’est au tour de Depotax de monter sur scène. C’est un retour très attendu après plusieurs années d’absence, et les amateurs sont au rendez-vous. Cependant, la longue remise en question a profondément affecté le groupe, et le tournant très conceptuel n’a pas enflammé le public qui attendait une musique plus rythmée. Le dancefloor se vide et la cour/fumoir se remplit au moment qui aurait dû être le plus intense de la soirée.

Fantøme - photo de Johan LamethFantøme – photo de Johan Lameth

Puis vient l’heure des animations. Le Freaky Doll Show occupe la scène avec son univers étrange, mettant en scène une poupée désarticulée dans un spectacle aux accents burlesques. Une fois le public revenu dans la salle, place au traditionnel concours de déguisement, avec de nombreux cadeaux à la clé, sans quoi ce Bruxhell ne pourrait se définir comme vrai festival de Halloween. Quelques costumes bluffants défilent, choisis par un jury et applaudis par le public. Puis encore un petit spectacle avant de laisser place à Richard23. C’est Betty Swing avec Le diable est une femme qui se charge de terminer en beauté les animations en alliant humour et burlesque.

Richard, membre du Front 242, légende de la techno belge, enchaîne avec un set qui bouge et fait danser la foule venue l’écouter. Après une bonne heure, Qube lui succède jusqu’à la fin de la soirée.

Un petit tour par le Serial Killers mini-museum s’impose. On y admire des objets et masques ayant appartenu à des tueurs en série, des poèmes de Charles Manson, des photographies etc… S’imaginer leur histoire fait froid dans le dos ! Et pour terminer la soirée en beauté, le Gele Poraa, une véritable institution jettoise, a organisé l’after-party dans son bar au look bien bruxellois.

Au final, le Bruxhell Halloween Festival propose une abondance de concerts, animations et activités pour une entrée au prix de 10€.

Suivez la page Facebook de Mister Y et faites un tour sur le site pour ne louper aucune info sur la prochaine édition dont on peut déjà prédire la date.

Les quelques images promises

Images de Darkyria sauf la toile à l'extrême droite de John Hanssens _ photo de Marc Venchiarutti

Images de Darkyria sauf la toile à l’extrême droite de John Hanssens – photo de Marc Venchiarutti

Inside Photography - photo de Marc Venchiarutti

Inside Photography – photo de Marc Venchiarutti

Corbeau de Thomas Le Plas - photo de Marc Venchiarutti

Corbeau de Thomas Le Plas – photo de Marc Venchiarutti

Toile de John Hanssens - photo de Marc Venchiarutti

Toile de John Hanssens

L’aftermovie de la soirée

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"Définir, c'est limiter" disait très justement Oscar Wilde (et non pas notre bon vieux Lascar Wilde).

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