BYTE

Dépêchez-vous! Vous n’avez plus qu’une semaine pour vous rendre à cet énorme complexe qu’est Tour et Taxis et découvrir tous ces jeunes talents prometteurs!

Souvenez-vous, nous vous avions déjà parlé de BYTE et du collectif Sans 9 ici pour vous annoncer leur projet et leur désir de recruter des artistes peu connus. Quelques mois après, zoom sur l’expo et son vernissage: Vendredi 14 septembre, première constatation: il y a foule. Pas difficile de trouver le lieu de l’expo, là où les fumeurs s’amassent, il suffit de rentrer. La salle est grande, immense même, et un peu glauque mais l’espace a été bien rentabilisé.Petit à petit, on découvre les œuvres, toutes différentes des artistes sélectionnés. Les médias changent sans cesse ainsi que les sujets. Du dessin à la photo en en passant par le graffiti, la vidéo et la peinture, nous ne sommes jamais au bout de nos surprises. Mais surtout, ce qui est étonne, c’est le caractère engagé de chaque artiste. Ceux-ci expliquent brièvement leur démarche artistique dans le catalogue et qu’on y adhère ou qu’on soit touché ou non, notre manière de contempler les œuvres n’est plus la même. Outre le « c’est beau/c’est pas beau », on cherche, on creuse même, le pourquoi du comment sans jamais se lasser.

Une exposition qui en vaut la peine, donc, pour vous mais aussi pour eux!

Et pour terminer en beauté, l’interview d’une des organisatrices, Maïté Renson:

Voilà, le vernissage, c’est fini, ! Quelles sont tes premières impressions?

Tout d’abord, je suis très fière de ce que nous avons accompli. Je suis vraiment agréablement surprise du succès que notre évènement a rencontré, aussi bien au vu du nombre de candidatures d’artistes qui souhaitaient participer au projet, qu’au vu du nombre de visiteurs qui ont fait le déplacement le jour du vernissage. Je constate avec plaisir que les jeunes talents, même méconnus, font bouger les choses et les gens!

L’organisation d’une exposition demande clairement beaucoup de travail, que fut, selon toi, le plus compliqué et qu’est-ce qui t’as le plus surpris?

Je pense que le plus compliqué aura été la planification générale (accrochage, permanences…). Quand on organise une exposition regroupant une trentaine d’artistes, ce sont trente agendas à accorder et donc trente fois plus de complications! Ce qui m’a le plus surpris, ce fut d’une part, l’enthousiasme et le niveau (souvent très bon pour des « non-confirmés ») des dossiers de candidatures que j’ai reçus et aussi et malheureusement, les désistements de dernière minute d’artistes pourtant très impliqués et motivés au départ…

Tu n’étais pas seule dans ce projet. Concrètement, qui est le collectif Sans 9 et comment fonctionne-t’il?

Le collectif Sans 9 est à la base un projet de 4 anciens étudiants de l’institut supérieur des Arts Saint Luc Liège. Il se constitue de Maxence Dedry (photographe), Julien Ferir (artiste plasticien), Némo Welter (photographe) et moi-même. Tous issus de l’option photographie, nous avons eu envie un jour de nous associer pour tenter de nous faire une petite place dans le monde de l’Art où les places sont si chères… Nous avons donc créer notre collectif et avons organiser une première exposition à la galerie la Supérette à Liège au mois de juin dernier.

Notre collectif rassemble et établit des liaisons entre différentes pratiques artistiques, telles que la peinture, le dessin, le collage, la sculpture et, bien entendu, la photographie.

Les travaux que nous présentons proposent des visions et des axes de réflexions multiples et variés, mais présentent aussi, et surtout, des similitudes quant à la sensibilité du regard porté sur les différents thèmes abordés. Le choix du nom « collectif Sans 9 » vient du fait que ces deux mots forment dans l’esprit l’image auditive « Sang neuf ». Or, n’ayant pas la prétention de se revendiquer en tant que piliers du renouveau de l’art contemporain, bien que notre démarche s’y inscrive, nous avons préféré jouer avec les mots ; le « Sans » illustrant justement cette absence de revendication.

Quand au « 9 », il représente l’aspect du neuf, au sens nouveau. Présenté sous forme de chiffre, il renvoie également à la notion numérique du code informatique ou des nouveaux médiums photographiques.

L’art et l’histoire de l’art nous enseignent le renouvellement éternel. C’est la condition humaine qui est à l’origine du processus créatif et la nouveauté ne réside donc pas dans les thèmes abordés, mais dans la création elle-même. Le collectif Sans 9 parle de l’absence de nouveauté dans l’origine du besoin d’expression artistique et fait la démonstration de sa nécessité.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans un tel projet? A-t-il été aisé de le concrétiser?

Au départ, c’est au moment où nous cherchions un endroit pour monter notre première exposition du collectif Sans 9 que je suis entrée en contact avec Jean Vandamme, responsable mécénat de Tour et Taxis. Il m’a répondu que T&T mettait à disposition d’artistes, des espaces situés dans les caves du site, et prenait en échange, certaines œuvres de l’exposition pour les conserver dans leurs collections permanentes. Le seul « problème » était alors que les espaces mis à notre disposition mesuraient minimum 1000 mètres carrés! Dès lors, il devenait difficile, en tant que jeunes artistes, de les remplir à 4, ces 1000 mètres carrés…

C’est là que m’est venue l’idée, suite aussi aux nombreux refus de galeries plus ou moins reconnues du monde artistique d’exposer 4 inconnus, de réunir un maximum de jeunes artistes qui rencontraient sans doute les mêmes difficultés que nous pour trouver un endroit où exposer pour investir un site de renom tel que Tour et Taxis.

Au final, cela représente beaucoup de travail, c’est certain, mais je pense que les acteurs culturels en Belgique existent bel et bien même s’ils sont moins visibles, il suffit parfois d’un peu de débrouillardise et d’entrain…

Comment avez-vous sélectionné les artistes participants?

J’ai lancé un appel à projet sur le site de culture.be et nous avons démarché aux jurys de fin d’année de plusieurs écoles artistiques. Les artistes approchés ou qui ont répondus à l’appel à projet ont ensuite été sélectionnés sur base d’un dossier.

Avez-vous d’autres projets pour l’avenir?

Je pense que cette première édition de B.Y.T.E. sera la première d’une longue série! En effet, je songe sérieusement à faire de ce projet, un évènement annuel qui grossira avec le temps. Il est également question de créer une galerie artistique avec un ami et associé du projet en rapport avec B.Y.T.E. mais je ne peux malheureusement pas en dire plus pour le moment…

Quant au collectif Sans 9, nous poursuivons tous nos projets respectifs car il ne faut pas oublier que nous sommes tous artistes avant tout!

 

Plus d’infos ici.

Du 15 au 29/09 à Tour et Taxis, de 10h à 18h.

Avec les œuvres de Thierry Adam, BIG GIRLS DON’T CRY, Philippine Boyard, Christophe Bustin, Maxence Dedry (collectif Sans 9), Gunther Delgeniesse, Alexandre Duc, Arnaud Eubelen, Julien Ferir (collectif Sans 9), Thomas « Fifro », France Feltz, Céline Garoscio, Lucien Gilson, Jenny Gutmann, Antoine Lepoint, Christophe Lieutenant, Clémence Lucic, Flroine Merpoel, Chrystel Mukeba, Elise Nguyen, Lilie Oma, Sébastien Pauwels, Stéphanie Petitjean, Manuel-Francisco Perdomo, Maïté Renson (collectif Sans 9),Louise Sanderichain, Marta Smaldone, Simon Somma, Audrey Tchen-fo, Elodie Timmermans, Anne-Sophie Trébulak, Christophe Wallays, Némo Welter (collectif Sans 9) et Frédéric Winand.

Tags from the story
,
Written By

I'm always curious about new things, I love learning and I'm a creative person. That means I need to use my creativity to feel good and happy. That's why I've created Culture Remains and my other website, Naïra.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *