Cambrioleurs

« Cambrioleurs« , l’accroche a l’air sympa et on se dit que ça va virer à la BD d’espionnage ou quelque chose dans ce style. Et pourtant, je dois bien avouer que ce premier tome est un mélange de bonnes surprises et de petites déceptions. Le thème du grand banditisme est ici abordé de façon assez lointaine, même si on est en plein dedans. Vous avez du mal à me suivre ? C’est exactement la sensation que j’ai eue en lisant cet ouvrage. Une deuxième lecture s’imposait donc, et le plus rapidement possible.

C’est donc à tête reposée que je ré-ouvre le bouquin et déjà la narration des premières pages me semble plus cohérente, moins sortie de nulle part. Au fil de cette deuxième lecture, je prends même du plaisir dans ma lecture, mais à la fin, il faut bien l’admettre je suis toujours un peu perdu, sur ma faim en quelque sorte. En effet ce premier tome pose beaucoup de questions mais n’en répond à presque aucune. On sent la préparation pour le tome 2 où on l’espère les réponses seront présentes.

On suit donc trois cambrioleurs professionnels qui profitent, comme tout le crime organisé européen, du fait qu’il n’y a plus de frontière. Entre Amsterdam, Berlin et l’Europe de l’Est, on suit nos trois comparses dans leurs malversations. L’un d’eux, Ruben, est le plus énigmatique et celui qui, je pense, aura un rôle prépondérant dans le tome 2. Qui est-il ? Que fait-il là ? Pourquoi vole-t-il ?

Au niveau du dessin, on est loin de la ligne claire. En tant que bon cambrioleurs, nos héros évoluent la nuit, les couleurs sont assez sombres. Le dessin en lui-même est assez difficile à appréhender : tantôt fourni, tantôt minimaliste avec un coup de patte bien loin des conventions de la BD franco-belge.

Si vous trouvez que cet article n’est pas structuré, manque de cohérence et laisse plein de questions en suspens, c’est parce que ça traduit tout à fait mon impression après la double lecture de cette BD. Néanmoins, ne me prenez pas pour un défaitiste, j’attends le second opus de pied ferme. C’est justement l’énigme de cette histoire qui me donne envie d’aller plus loin.

Des dessins et des couleurs sombres, une histoire qui pose plein de questions sans y répondre, des personnages énigmatiques, le monde du grand banditisme… Généralement c’est le genre de caractéristiques qui ne me fait pas trop apprécier une bande dessinée, mais je dois avouer que cette fois-ci ma curiosité en a pris un coup et j’attends le tome 2 avec impatience.

Cambrioleurs, éditions Casterman.
Auteur : Jake Raynal.
Prix : 13,95€

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