Carnets du BIFFF

Après quelques jours au BIFFF, voici un petit récapitulatif de ce que vous avez vu ou peut-être raté !

Lors de l’ouverture du BIFFF, vous aviez le choix entre la brutalité de Ghostland de Pascal Laugier et le charme désuet du film Marrowbone de Sergio G. Sanchez. Inutile de revenir sur Ghostland, dont je vous avais déjà parlé dans cet article. Venons-en donc à Marrowbone. Si on accepte de faire l’impasse sur toute une série de films fantastiques depuis Les innocents de Jack Clayton, Marrowbone peut faire illusion. Et encore… Histoire simple, intrigue déjà vue et twist usé jusqu’à la corde. Rien de bien nouveau mais une certaine poésie portée par des acteurs crédibles !

Jungle ! Le film à ne pas voir au BIFFF. Après nous avoir fait le cadavre l’année dernière au BIFFF dans le génialissime Swiss Army Man, dont je vous parlais dans cet article, Daniel Radcliffe nous revient avec un survival sans esbroufe. Le film s’inspire d’une histoire vraie et évite tout sensationnalisme. Un film d’aventure crédible et bien joué mais qu’il n’est pas indispensable de voir dans l’agitation du BIFFF.

Le même jour, vous pouviez voir ou revoir au ciné 3 le Corbeau d’Or 2011 : le viscéral I saw the Devil de Kim Jee-Woon, véritable revenge movie transcendé par le savoir-faire coréen.

The Rocky Horror Picture Show revu et corrigé par John Cameron Mitchell : How to talk to girls at parties est un pur plaisir rehaussé par l’ambiance du BIFFF ! Un rythme effréné mis au service de scènes d’anthologie. Comment résister à une jolie extraterrestre qui vomit dans la bouche d’un punk pendant un baiser ? Le film, adapté d’une nouvelle de Neil Gaiman, frise le chef-d’œuvre et John Cameron Mitchell prouve une fois de plus son talent ! Nul doute qu’il trouvera sa place dans le palmarès de la compétition internationale.

Le plaisir était trop intense et la programmation se devait de nous faire redescendre sur terre. Atterrissage quelque peu violent avec le dernier film de Jaume Balaguero : Muse déçoit par sa médiocrité. Avec une carrière débutée sur les chapeaux de roue (La Secte sans nom), Balaguero jouit d’une aura qui petit à petit s’étiole. Il risque fort de se remettre péniblement de ce film soporifique. Rares sont les films capables de justifier l’appellation de « mauvais film ». Difficile de faire pire, tellement cette adaptation de La dame n°13 de José Carlos Somoza frise l’amateurisme. L’affiche du film nous avait pourtant prévenus : « Abandonnez tout espoir »…

Article co-écrit avec Morgouille.

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Comédien, metteur en scène et réalisateur travaillant pour l'asbl La Roulotte Théâtrale. Passionné de cinéma, de théâtre et de littérature, j'ai des projets plein la tête !

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