Ces séries girly que vous ne connaissez peut-être pas encore…

Il fait froid, le sol est tout boueux dehors et vos cheveux sont gras. C’est donc l’occasion idéale pour s’abrutir devant une série!Vous qui écumez les sites de streaming pour trouver une nouvelle série (ce n’est pas grave, je ne vous jugerai pas si les huit que vous suivez ne vous suffisent pas), vous allez peut-être découvrir votre nouveau sujet d’addiction dans cet article…

J’aimerais vous présenter… Switched at birth et The Lying game! Pourquoi une même critique pour deux séries différentes? Parce qu’elle jouent toutes les deux dans le registre « j’ai été échangée/séparée de ma jumelle à la naissance ». Ces séries nous font penser au film culte de notre enfance, « A nous quatre », featuring Lindsay Lohan avant la prison et la désintox, tout en reprenant les codes habituels des séries pour filles: une bonne dose de bitchage, des histoires d’amour à rebondissements, des personnages beaux et bien lookés, et qui ont bien sûr un talent dingue pour se créer des emmerdes.

Switched at birth

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Vous avez toujours espéré que ceux qui vous ont éduqué ne soient pas vos vrais parents? Vous ne supportez pas leur ignorance/manque de moyens/mentalité de cons de droite? Si vous rêvez d’avoir des parents biologiques super géniaux qui vous attendent quelque part mais que, pas de bol, votre gros pifs et vos jambes poteaux vous rappellent tous les jours d’où viennent vos gènes, Switched at birth devrait vous divertir!

Le pitch: Bay et Daphne ont été échangées par erreur à la naissance. Bay grandit dans une famille très aisée, avec des parents unis et une mère au foyer (fallait bien en placer une quelque part). Elle a donc tout l’espace nécessaire pour faire sa crise d’ado et jouer à l’artiste incomprise. De son côté, Daphne est élevée par une mère célibataire dans les quartiers chauds de la ville. Comme dans toute série qui se respecte, l’héroïne qui vient d’un milieu défavorisé est une élève modèle et polie, consciente qu’elle devra se battre dans la vie. Alors que les filles ont 16 ans, les familles découvrent l’échange et, comme vous pouvez l’imaginer, c’est le gros bordel dans leurs vies. Les deux clans devront apprendre à vivre ensemble pour que parents et enfants biologiques puissent mieux se connaître.

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Si la série démarre sur des bases bien clichées et que les premières intrigues sont prévisibles (j’estime ne pas trop vous spoiler en révélant qu’il y aura du piquage de petit copain et des règlements de comptes liés aux différences d’éducation), ce show s’avère tout à fait digeste au fil des épisodes!

Ça serait clairement exagéré de dire que les personnages ont une psychologie fine, mais pour une série de ce genre, il y a quelque chose de relativement juste en eux. Un élément qui fait que Switched at birth se distingue de ses concurrentes est le fait que Daphne est sourde. Et je dis chapeau aux producteurs car ils ont réussi à présenter l’univers de cet handicap comme tout aussi normal et cool que celui des entendants! C’est bien la première fois que j’assiste à une telle chose… Si dans la série Glee le jeune Artie est très apprécié dans sa bande malgré son fauteuil roulant, il reste un nerd qui ne fait pas spécialement fantasmer les filles… Ici, Daphne est tout aussi attirante que Bay!

Bref, Switched at birth c’est une série qui fait du bien!

The lying game

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Ennuyé(e) par votre vie fade et/ou en manque de fratrie, vous ne seriez pas contre le fait de découvrir qu’il y a un deuxième « vous », quelque part sur cette planète? Essayez The lying game!

Le pitch: Emma et Sutton, deux jumelles, ont été séparées à la naissance et adoptées par des parents différents. Sutton gagne le gros lot et dégote des parents aimants et pleins de fric tandis qu’Emma passe d’une famille d’accueil à l’autre, toutes plus ignobles et pauvres les unes que les autres. Même schéma que dans Switched at Birth, Emma est gentille, honnête et travailleuse, tandis que Sutton est plus capricieuse (pour ne pas dire une grosse bitch). Quand, à 16 ans, les filles se découvrent l’une l’autre, elles mettent une stratégie en place: Emma va « remplacer » Sutton et vivre sa vie à sa place tandis que Sutton partira à la recherche de leur mère biologique.

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Cette série est d’un réalisme digne de Gossip Girl ou de Pretty Little Liars, c’est-à-dire nul. Pas étonnant, ce sont les mêmes créateurs! Déjà, le fait que les jumelles soient parfaitement identiques est plus que louche (si le fait d’avoir les mêmes traits et la même silhouette passe encore, on se demande comment elles ont fait pour avoir exactement la même coupe de cheveux quand elles se sont rencontrées…). Par ailleurs, le fait que les parents adoptifs de Sutton ne se rendent pas compte de la supercherie est une aberration. Surtout que -attention- le petit ami de Sutton se rendra compte qu’il ne se trouve pas avec sa chère et tendre quand il l’embrassera (genre, comme si on reconnaissait quelqu’un à sa manière de tourner sa langue…). La ressemblance avec Pretty Little Liars ne s’arrête pas là: cette série est un vrai défilé de mode et les intrigues s’enchaînent rapidement.

Mais vous l’aurez compris, ce n’est pas le genre de série qu’on regarde pour son réalisme. On la regarde pour baver devant le corps parfait de Sutton/Emma, mis en valeur par des tenues plus canons les unes que les autres, se promettant d’arrêter le chocolat dès la fin de cet épisode; mais on la regarde aussi pour ses intrigues qui nous permettent de nous évader de nos vies plutôt banales. Parce que oui, se demander si on vient de rater son tram ou si on a bien réussi son dernier test d’anglais, ce n’est pas folichon comme suspense!

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Clara, la vingtaine avancée, passionnée de style, voit la mode comme un moyen de se mettre en valeur et de se sentir mieux dans sa peau. Dans la "vraie vie", travaille comme copywriter et community manager.

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