Cet événement est un terrible chant de bouc!

Saviez-vous que les premières traces d’activités théâtrales datent du 6ème siècle ACN et qu’elles sont toutes en rapport avec Dionysos?

Au départ, il y a les douze dieux olympiens. Tout est organisé autour de Zeus et Héra, les autres dieux sont des membres de leur famille. Le dieu de l’Art est Apollon (il s’occupe aussi de la beauté, de l’art plastique, de la musique et de la lumière) et inspire les poètes les plus anciens. Il s’occupe de tous les arts sauf du théâtre.

En effet, vers le 2ème millénaire ACN, les grecs s’approprient un dieu venu d’Orient (fruit de l’amour de Zeus et d’une mortelle, Sémélé. Tombée enceinte, elle demande à voir Zeus sous sa forme de dieu, qu’aucun homme ne peut voir, et ça la tue et Zeus décide de porter l’enfant dans sa cuisse). Ils ajoutent donc un treizième dieu au panthéon, celui-ci s’appellera Dionysos et sera le dieu du délire, des fêtes, des plaisirs interdits, de l’ivresse, du vin etc. Il deviendra la divinité protectrice de nombreuses villes mais sera battu en froid par les autres dieux qui le voient comme un « Metoikos » (un étranger). Il est accompagné de satyres (courant sexuellement après tout le monde) et des bacchantes (femmes qui ne s’interdisent rien). Cela crée donc une dichotomie entre les arts élevés patronnés par Apollon et les arts populaires protégés par Dionysos.

Après la mise en bouteille du vin, tout le monde peut en boire autant qu’il veut (merci Dionysos) et on organise un cortège en son honneur. Il se dirige vers un lieu sacré, consacré à Dieu, et là des hymnes sont chantés rien que pour lui. Chaque année les hymnes sont différents, on fait appel à des poètes. Il y a donc une véritable création. Par la suite, un prêtre sacrifie un bouc représentant le dieu par sa puissance sexuelle. Les Dionysies peuvent durer plusieurs jours et ont lieu trois fois par an.

Plus tard, les fêtes prennent de plus en plus d’ampleur, on a besoin de plus d’hymnes et donc, le travail littéraire est plus important. La pratique des hymnes se modifie : on les allonge, on en fait une histoire qui doit être racontée avec son cœur pour faire battre celui du spectateur. Il n’y a alors qu’une seule personne sur scène. On va appeler ça « le chant du bouc », ou « tragos ôïdê » qui donna donc le mot « tragédie » !

Eh oui, la moitié des pièces de théâtre sont littéralement des chants de bouc et si vous ne le saviez pas, vous irez dormir la tête un peu plus remplie, ce soir! Merci qui?

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