CSI – How to go from Las Vegas to Manhattan through Miami in the evening

Une vague d’expertise a déferlé sur notre vieux continent au début des années 2000, nous laissant pantois devant tant de scientificité. Eh bien oui, une grosse claque dans notre gueule. Les investigations policières en Amérique, elles en jettent!
Elles arrivent à trouver le meurtrier à partir d’un mégot de cigarette mâchouillé par un rat ayant la rage qui s’est collé à la semelle d’une chaussure en raison de l’hypersalivation du rongeur malade et qui, bien que jetée dans une benne à ordure dans la ville la plus proche, est tombé en dehors du camion-poubelle, récupéré par un fétichiste et mis en vitrine. Oui. Et tout ça en 45 minutes. Depuis lors, les Européens cherchent à récupérer l’écart qui s’est creusé à coup de nouvelles séries policières mais, soyons francs, les seuls coups qu’ils donnent ce sont ceux qui creusent leur tombe.

Bref. Que dire de cette série en trois volets? Nous allons, une fois n’est pas coutume, tenter d’être concis.

 

A travers des images alliant qualité et originalité, cette série a l’intérêt de montrer une certaine dose d’imagination pour créer des meurtres à la mords-moi le noeud résolus par des équipes affichant rigueur et professionnalisme à travers une rationalisation extrême de l’investigation et des Grands Manitous à la « cérébralisation intense » qui leur donne un air mystérieux. Outre cela, le suivi assidu n’est pas nécessaire à la bonne compréhension et The Who, ça a de la classe.
Malheureusement, le coté récurrent du modus operandi (difficile d’être original quand il s’agit de séries policières) peut rapidement ennuyer ainsi que l’originalité des fameux meurtres à la mords-moi le noeud qui, surdéveloppés, peuvent friser le ridicule. Qui plus est, le développement psychologique leur fait souvent défaut. Premièrement, la rationalisation de l’enquête induit une certaine tendance à minimiser la recherche et la compréhension de la psychologie (bien que présente) des meurtriers dans le développement des enquêtes. En second lieu, les protagonistes eux-mêmes manquent de développement, ce qui les rend incomplets et parfois incohérents et inconsistants. Cette rigidité, tant au niveau social et affectif que professionnel, nous empêche de nous sentir proches des personnages et concernés ou touchés par les meurtres.  A l’inverse de Cold Case que nous avons abordé précédemment.
Véritables exemples du précepte reisien « Sage qui se contente du spectacle du monde », ils ont malencontreusement oublié que celui-ci n’était qu’un pan de la personnalité, ô combien complexe, de Fernando Pessoa et que pour recréer la vie, il faut en montrer toutes les facettes.  
Conclusion: les férus de sciences exactes prendront probablement plus leur pied que les adeptes de sciences humaines (et ceci est une généralité stéréotypée, oui, but whatever!)
Tags from the story
Written By

I'm always curious about new things, I love learning and I'm a creative person. That means I need to use my creativity to feel good and happy. That's why I've created Culture Remains and my other website, Naïra.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *