City of Ember

“Depuis des générations, les habitants de la cité d’Ember mènent une vie harmonieuse sous les millions de lumières qui illuminent leur cité souterraine. Pourtant, depuis quelque temps, les coupures se multiplient et face à la nuit qui menace, tous commencent à s’inquiéter. Leur survie est en jeu…”

City of Ember n’aurait probablement pas attiré notre attention si son concept initial n’avait pas été une sorte de mélange de concepts asimoviens (je ne vous présente plus Asimov, le père de la robotique, n’est-ce pas ?). En effet, la vie souterraine n’est pas sans évoquer Les cavernes d’acier (si vous ne connaissez pas, suivez ce lien, je vous prie) et l’idée de maintenir la population un certain laps de temps dans un état de régression technologique maîtrisée rappelle immanquablement le cycle de Fondation (les connaisseurs d’Asimov me comprendront, pour les autres, outre mon mépris*, il y a google !).

En réalité, outre ses idées premières, le film n’a rien d’exceptionnel. Agréable et sympathique, certes, mais sans plus. Pour quelles raisons ? Il y en a trois.

La première est que d’emblée nous – le spectateur lambda – sommes au courant de tout (ou presque), on connaît le comment du pourquoi du problème et quelle est la solution. Le film n’est donc là que pour nous montrer comment nos braves héros en herbe (deux adolescents un peu curieux) vont s’y prendre pour comprendre le jeu de dupe dans lequel ils sont empêtrés depuis des lustres.

La deuxième est que lesdits deux ados sont, forcément, censés être assez malins pour se rendre compte qu’il y a quelque chose qui cloche dans leur ville et que les paroles rassurantes de leur maire doivent forcément cacher un gros boa sous un menhir** mais, au lieu de ça, ils n’ont pas l’air très futés, voire même un peu ahuris (et qu’on ne vienne pas me bassiner avec la pureté et l’innocence de l’enfance, un enfant n’est, par définition, pas innocent !).

Enfin, certains passages oublient carrément la logique élémentaire physique et géographique – du genre je suis dans une ville souterraine mais je descends des escaliers pour accéder au monde extérieur – (fort heureusement, la majorité des spectateurs n’y prêtent généralement pas attention).

Toutefois, Bill Murray et Catherine Quinn (adorable gamine) compensent la niaiserie de nos deux gamins pas très futés et en apportant une petite touche d’humour fort à propos sauve le film d’un oubli certain!


*Non, allez, je rigole, je ne suis pas aussi snob ! Quoique ?

**Ne tentez pas de vous approprier cette superbe expression, j’ai d’ores et déjà apposé des droits d’auteur dessus !

Article publié sur SobusyGirls

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2 Comments

  • Tu m’as fais rire pour Asimov ^^ Je n’ai jamais lu une des ses oeuvres mais je sais tout de même de quoi il traite et je ferais l’effort un jour de lire ses bouquins parce qu’il faut !
    J’ai aimé ce film, mais il y a quelque chose qui a fait que je ne suis pas rentrée dedans complètement. je crois que les transitions entre les scènes étaient mal faites. Quelque chose clochait pour moi en tout cas. mais j’ai aimé l’idée (qui n’est pas une idée originale donc !)

  • Héhé! Ayant fait de lui la base de mon mémoire, je ne peux pas faire autrement que d’en parler à toutes les sauces 😉

    Maitenant que j’y pense, tu as raison pour les transitions, elles sont mal faites! Bref, intéressant mais pas passionnant 😉

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