Concerts Road Trip Music : Une escapade sur les routes de l’espace et du temps !

N’avez-vous jamais rêvé d’être téléporté dans le temps et l’espace à la conquête de nouvelles découvertes, cultures, mœurs et arts de vivre mais avant tout de musique bien éloignée des genres dominants qu’on connaît trop ? Tous autant que nous sommes, nous avons tous au moins une fois dans notre vie souhaité ne pas être ici, mais plutôt là,… et puis là-bas ensuite, pour ne rien rater de tous les événements qui nous intéressaient simultanément ! Eh bien, avec Road Trip Music, ça deviendra possible !

Deux soirées de concerts Road Trip Music

Road Trip Music se déroulera sur deux soirs, les 20 et 21 avril au Théâtre de la Clarencière (à deux pas de la place Flagey). Deux soirs de voyage. Les organisateurs nous ont résumé le concept: « Road Trip Music, c’est un peu comme si on nous donnait les clés d’une voiture qu’on n’a jamais conduite et qu’on partait à la découverte de tout et de rien, de genres musicaux dont on ignorait l’existence, ou qu’on connaissait juste un peu, comme ça. » L’expérience Road Trip Music, lancée par Clap Culture asbl, entend bien nous surprendre !

Le Théâtre de La Clarencière

Les artistes

Road Trip Music ouvrira ses portes à 20h30 pour son premier soir de concert.

Et c’est avec Noémi Tiercet (1er Violon), Alexandra Corremans (2ème Violon), Marion Borgel (Alto) et Diego Amaral Coutinho (Violoncelle), formant le Quatuor Xérès, que cette soirée d’ouverture aura lieu !

A quatre, devant un public toujours aussi curieux et féru de découverte, ils partiront dans l’antre des temps passés, partout en Europe et dessineront, à coup d’archets, des œuvres classiques de toutes époques et de toute une série de compositeurs aussi talentueux les uns que les autres. Et c’est peu dire, car certains ne sont rien d’autres que des monuments ! Et oui ! Il y aura de quoi se satisfaire pour tous les mélomanes et les globe-trotters amateurs de l’éclectisme musical !

Le Quatuor Xérès

Puis viendra déjà le second soir… tout aussi surprenant !

Après le voyage dans le temps, le voyage dans l’espace : partout dans les nations celtes. Et pour cela, le Trio Bardaphe nous jouera des mélodies de l’Ecosse à la Basse-Bretagne, en passant par l’Irlande et les contrées Galloises. Le Trio Bardaphe est passionné de musique folk, « trad » et celtique et met un point d’honneur à faire découvrir de manière didactique des œuvres musicales du patrimoine de ces provinces si emblématiques. Le Trio Bardaphe estime qu’il est important de communiquer avec le public, et de rendre ludique l’apprentissage, non seulement à travers l’écoute des morceaux mais aussi en partageant l’Histoire et les histoires d’époque qui ont amené à ces créations musicales. Au cœur même des petits villages, pour en dépeindre l’ambiance de fond… Un Road Trip, quoi !

Le Trio Bardaphe

Voici d’ailleurs deux morceaux que le Quatuor Xérès et le Trio Bardaphe ont joués ! Rien que pour vous !

  1. Allegro 2 op.2 de Haydn, le compositeur mondialement connu et incontournable de l’Histoire de la Musique, par le Quatuor Xérès.
  2. Hanter Dro, un traditionnel breton, de composition anonyme, arrangé pour l’occasion par le Trio Bardaphe.

Et puisqu’à Culture Remains, on ne fait pas les choses à moitié… nous avons interviewé Jérémy De Lombaerde du Trio Bardaphe ! Sachez en plus sur la culture et la musique bretonne, écossaise, irlandaise, mais aussi sur la musique des siècles passés de toute l’Europe !

A la rédaction de Culture Remains, on connaît bien le Trio Bardaphe. Comment vous décririez-vous en quelques mots ? Votre style à chacun, et votre marque de fabrique de groupe pour les gens qui vous découvrent ?

Bardaphe est un trio à cordes en apparence « classique » : Aurélie au violon, Romain à l’alto, et moi-même au violoncelle. Tous trois de formation classique à la base et passionnés de musiques traditionnelles, nous voyageons avec aisance dans différents genres, et aimons tout particulièrement travailler sur une certaine perméabilité entre les répertoires « classiques » et les musiques traditionnelles, par trois chemins : à travers des pièces classiques inspirées de musiques traditionnelles (ex. : concerto « alla rustica » de Vivaldi), des pièces issues du classique mais passées dans la tradition (ex. : « l’air des matelots » de Marin Marais, devenu chant de Noël en Angleterre) et surtout en arrangeant notre répertoire traditionnel en puisant dans la richesse des deux mondes ; en gros, comment combiner l’énergie enivrante et spontanée des musiques traditionnelles, au son plus brut, plus naturel, au caractère si entraînant, avec les moyens expressifs d’une musique dite « savante » !

La musique celtique, trad et folk est un genre qui vous parle et que vous tenez à faire connaître. Comment en êtes-vous venus à choisir ce style ? Est-ce à la suite de voyages ou de rencontres ?

J’ai commencé très tôt dans ma formation à m’intéresser aux répertoires « non-classiques » au violoncelle, et notamment grâce à la violoniste Aurélie Dorzée, qui était alors venue animer des ateliers de musiques traditionnelles à l’académie de musique d’Evere, où j’ai fait mes premières notes. Il y a de cela une dizaine d’années, j’ai également eu la chance de découvrir le monde des danses bretonnes, grâce au Cercle Triskell qui se réunit encore tous les lundis à Evere pour danser gavottes, avant-deux et rondes diverses. C’est donc assez naturellement que je me suis mis à jouer ces musiques pour les danseurs du cercle d’abord, lors de leurs démos, puis lors de bals, fest noz, etc. Par la suite, j’ai eu la chance d’affiner mes connaissances grâce à de nombreuses rencontres de musiciens de Bretagne et d’ailleurs.

Les instruments à cordes sont-ils beaucoup utilisés dans les zones de tradition celte ?

Le violon s’est implanté dans presque toutes les régions du monde, et était, au départ, l’instrument par excellence qui faisait danser les gens! Il existe une très forte tradition du violon dans les musiques irlandaises et écossaises, avec des styles très typiques selon les régions (coups d’archet, ornementations, …). Le violon s’est implanté dans les îles britanniques dans le courant du 17ème siècle, au départ grâce aux musiciens venus d’Italie. Son caractère polyvalent et le fait qu’il soit facile à transporter ont largement contribué à sa diffusion et à son assimilation aux instruments des musiciens itinérants, voyageant de ville en ville pour gagner leur vie. Il s’est également invité sur les bateaux, pour les mêmes raisons.

Pour les musiques de Bretagne, c’est moins évident de définir une « école » de violon, même si sa présence est attestée de longue date, notamment dans la région du Trégor et en Haute-Bretagne. Les violonistes actuels jouant de la musique bretonne ont donc fait le choix de développer leur technique en s’inspirant, en plus des chants à danser et des caractères propres des différentes danses, des techniques de violon irlandaises, scandinaves, et autres.

Est-ce difficile d’adapter des morceaux pour un trio à cordes, s’ils ne sont pas pensés pour cela à la base ?

Le grand atout des instruments de la famille du violon est leur énorme palette expressive, qui leur permet de remplir aussi bien la fonction d’instrument mélodique que de jouer des accompagnements rythmiques ou réaliser une multitude d’effets de son… L’effectif nous permet, dès lors, pour chaque morceau, selon son caractère, de puiser dans les possibilités de chaque instrument, comme un cuisinier devant son étagère à épices, les éléments pour faire nos arrangements ; notre morceau « an Ifern », par exemple, a été arrangé dans un esprit de polyphonie à trois voix, tandis que dans une bourrée, par exemple, nous allons préférer faire ressortir le potentiel plus « percussif » des cordes !

Quels sont vos futurs projets et concerts ?

Nous préparons actuellement un spectacle qui sera lancé pour les 35 ans du Cercle Triskell, courant 2017, qui comptera une douzaine de danseurs en costumes bretons, des textes déclamés et quelques musiciens supplémentaires, donc pas mal de monde à mettre en place ! Il sera articulé en deux parties autour des différents terroirs bretons.

Avez-vous des soutiens (financiers, autre) pour l’organisation de vos concerts ? Des mécènes en ces temps de disette financière pour la culture ?

Pas vraiment des soutiens financiers, mais nous avons quelques partenaires réguliers qui nous ont accueillis à plusieurs reprises, comme la Comédie Claude Volter ou le festival Mini-Classiques, ainsi que quelques privés. Nous avons également la chance de compter sur un petit public d’habitués qui nous suit depuis nos débuts !

Le contexte actuel est, en effet assez difficile pour la culture, et surtout pour des groupes émergents comme Bardaphe, c’est pourquoi nous proposons une certaine flexibilité dans nos prestations, qui nous permet de nous adapter à des demandes diverses et variées. Nous fonctionnons en petit effectif, nous pouvons nous produire sans amplification, ce qui nous permet de voyager léger (pas d’amplis et autres enceintes à trimballer !), et nous avons un répertoire prêt pour assurer aussi bien des concerts que des bals.

Et comme il s’agit de faire la lumière sur vous… Avez-vous d’autres groupes à présenter dont vous faites partie, chacun ?

Aurélie, notre violoniste, se produit également avec la compagnie de théâtre des Baladins du Miroir et en trio dans le groupe Saltaris, qui propose un voyage musical à travers l’Europe et ses traditions musicales. Romain, altiste, en plus de ses études au conservatoire et à l’ULB en musicologie, s’investit dans l’orchestre de l’ULB, et en particulier dans l’harmonie qu’il dirige depuis maintenant quelques années ; nous étudions, tous deux, la direction d’orchestre avec le chef Philippe Lambert. Pour ma part, en plus de Bardaphe, je travaille comme musicien intervenant en milieu scolaire pour les Jeunesses Musicales de Bruxelles, et viens de rejoindre un tout jeune ensemble de bluegrass.

Infos pratiques et réservations

Les spectacles auront donc lieu les 20 et 21 avril à 20h30 au Théâtre de La Clarencière (rue du belvédère, 20 – 1050 Ixelles, à proximité de la place Flagey et de l’église).

Les réservations se font sur le site www.laclarenciere.be ou par téléphone, au 02 640 46 76.

D’autres images et informations sur les artistes et leurs programmes complets sont disponibles sur la page Facebook de l’événement, Road Trip Music.

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Ancien étudiant en Sciences Politiques (ULB) Entre 2014 et 2016, gérant de L'étrier asbl. Depuis août 2016, président de Clap Culture, association désirant promouvoir la culture à travers les nouvelles créations, l'esprit citoyen et la conscience des enjeux de société à travers elle. Organisateur d'événements (Festival Mini-Classiques pour donner de la visibilité aux jeunes musiciens des différents Conservatoires ou d'ailleurs), journaliste, Réalisateur d'un projet radio de fiction "Les Pieds de l'Iris", suite d'histoires rocambolesques aux personnages à la trempe décalée sur fond de quartiers bruxellois.

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