Couleur Café en détails

Du 29/06 au 01/07/2012, à Tour & Taxis. Comme annoncé dans l’article Rock Werchter vs Couleur Café, la 23ème édition du festival fut un réel bonheur. Alors, pour tous ceux qui n’étaient pas présents lors de cet évènement incontournable, voici de quoi vous donner envie de participer à la prochaine édition… (Veuillez excuser les redites avec l’article pré-cité).Tout d’abord l’organisation. Un staff extrêmement présent : des jeunes en vert pour les bars, en jaune pour les infos et des scouts en bleu pour veiller à la propreté du site. La Croix-Rouge ne passait pas inaperçu également. Les différents lieux étaient bien indiqués, le plan était simple (enfin peut-être pas tant que ça) et efficace. De nombreuses voies d’accès étaient prévues pour les personnes à mobilité réduite.La propreté ? Incroyablement inattendue. Peu, voire pas de déchets par terre (merci les jeunes en bleu), des toilettes gratuites et propres (jusqu’à la fin !), des poubelles (avec recyclage) en nombre ont permis aux festivaliers de s’installer à même le sol et ce, jusqu’aux dernières heures.Outre les concerts, Couleur Café proposait également des animations diverses. Les Earthquake Brassband (musiciens et danseurs antillais), des Aliens (créatures plus qu’étranges) ou encore les trois géants articulés de Los Magnificos y colectivo usinasom ont animés l’ensemble du site de Tour et Taxi. Sans oublier les performances vidéos projetées sur le « Palais du Bien manger », ou encore le feu d’artifice du samedi.

Côté culture et découvertes, l’exposition Cool Art Café « Nature, je t’aime, moi non plus », parfois dérangeante mais surtout surprenante ne pouvait que plonger les festivaliers dans un instant de réflexion. Le Solidarity Village et son thème « All For Energy, Energy For All » apportait son quota d’informations et d’expériences nouvelles. Enfin, le nouvel espace Be Cool était parfait pour qui désirait partir à la découverte de massages et autres attitudes bien-être.

Et la musique dans tout ça ?

Ne pouvant me dédoubler, il m’a fallu faire des choix. Voici ma sélection : NAS, Sharon Jones & The Dap-Kings, Joshua, Lee & Omar Perry FT. Adrian Sherwood & The Home Grown Band (vendredi 29 juin), Sarah Carlier, Ruzzo & Roldan (Orishas), De La Soul, The Subs (samedi 30 juin), Orquesta Buena Vista Social Club FT. Omara Portuondo, Gogol Bordello, Ben l’Oncle Soul, Public Enemy, Stephen Marley (dimanche 1er juillet).

NAS (Hip Hop – Etats-Unis)
Pas trop mon style de musique, mais il faut l’avouer, l’ambiance était au rendez-vous. Rapidement les corps se sont mis à bouger, les bras se sont levés, la musique a envahi un public dynamique et conquis.

Sharon Jones & The Dap-Kings (Blues, Funk, Groove, Soul – Etats-Unis)
Imaginez la scène : une petite dame de 56 ans, entourée d’une orchestre compose de cuivres, d’une batterie, de guitares, de percussions, de choristes, etc. qui bouge comme si elle en avait 25. Un petit bout de femme au dynamisme plus que contagieux qui met le feu à la scène en un quart de seconde. Public averti ou non, jeunes et vieux, tous se déhanchent sur la soul musique envoyée Sharon Jones & The Dap-Kings.

Joshua (Electronic, Hip hop, Pop, Rock – Belgique)
Public moins nombreux mais totalement averti pour ce chanteur belge. Tant sa prestation scénique que la musique donnent envie de le revoir, car, soyons clair, il sait motiver son public.

Lee & Omar Perry FT. Adrian Sherwood & The Home Grown Band (Dub, Ragga, Reggae, Roots – Jamaïque, Royaume-Unis, France)
Jamaïque attitude pour le père et le fils. Le premier est âgé de 76 ans, est « vêtu » de breloques et scintille de partout ; le second est plus soft dans son look mais tout aussi doué pour sa musique qui oscille entre reggae et ska. Ambiance reggae, dreadlocks & co. dans le public également, qui donne directement envie de se laisser emporter par le son et de se libérer l’esprit.

Sarah Carlier (Folk, Pop, auteur/compositeur – Belgique)
Une réelle découverte pour ma part. En effet, sur scène ou à la radio, quelle différence ! Douceur, sourire et rythme entrainant pour cette jeune artiste belge.

Ruzzo & Roldan (Orishas) (Hip hop, Latino, Salsa – Cuba)
Vous êtes comme moi, amateurs de musique latino, de déhanchés sulfureux, d’ambiance caliente… ? Orishas était là pour nous. Rien que de réécouter le son et j’ai envie de bouger ! Tant par leur présence sur scène que par le public « ultra dedans », ce fut 60 minutes de pur plaisir !

De La Soul (Disco, Hip hop, Soul – Etats-Unis)
Groupe mythique, De La Soul, n’a pas failli à sa réputation. Bien que moyennement fan de leur musique, je ne peux que l’admettre, ils ont ravi leur public qui en redemandait.

The Subs (Dance, Electronic, Indus, New-Wave, Punk, Techno – Belgique)
Waaow! Un public déchainé, une « animation scénique » incroyable, ils savent comment mettre le feu et ne lâchent rien !!!

Orquesta Buena Vista Social Club FT. Omara Portuondo (Bolero, Chachacha, Jazz – Cuba)
Que dire sans paraître trop peu en dire ? Depuis le début du festival, je n’avais jamais vu cette scène aussi remplie, le public se massait, débordait de tous côtés pour assister au spectacle. En effet, comme tous les chanceux qui ont pu les voir le savent, Buena Vista Social Club c’est tout un monde ! Tous les âges se côtoyaient pour danses sur leurs rythmes endiablés.

Gogol Bordello (Dub, Folk, Gypsy punk, Latin, Metal, Rap, Rock, Ska, Tango – Etats-Unis / Russie).
Alors là! Comment exprimer… ? Une énorme salade musicale composée de je ne sais combien d’ingrédients mais qui, à certains moments, prend réellement ! Le public danse, saute, bouge dans tous les sens. La bonne humeur gagne très vite les festivaliers (qu’ils participent ou qu’ils regardent de loin)… Bref, un spectacle difficile à décrire mais qui fonctionne. Le genre de musique qu’on n’écoute peut-être qu’en festival en fait…

Ben l’Oncle Soul (Funk, Pop, Soul – France)
Musique qui réchauffe les cœurs, musique qui évoque une époque que nous n’avons pas connue, musique qui donne envie de sourire et de bouger. Belle performance pour Ben l’Oncle Soul, qui face à l’écran diffusant la finale Espagne-Italie, a su petit à petit attirer le public à lui.

Public Enemy (Hip hop, Rap – Etats-Unis)
Ils étaient là et bien là! Mise en scène, cris et autres appels au public ont ravis les fans de Public Enemy présents ce jour-là. Beaucoup d’entre eux, n’étaient là, semble-t-il, que pour assister à ce concert. Ils n’ont pas été déçus !

Stephan Marley (Reggae)
Oscillant entre musiques personnelles et reprises de son père, digne fils de celui-ci, il plonge le public dans une ambiance reggae comme on les aime ! Que du bonheur pour terminer ce festival en beauté !

Plus d’infos sur : www.couleurcafe.be

Rien d’autre à ajouter, mis à part, rendez-vous l’année prochaine !

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