Cristina Branco : Alegria

 

Le fado, c’est la nostalgie, la voix de l’âme. Mais c’est aussi la joie, la joie de vivre : il est rafraîchissant et inspirant.» À chaque nouvelle saison théâtrale, Cristina Branco propose un nouveau programme. Elle parvient ainsi à conserver la magie qu’elle transmet à son auditoire, fidèle depuis des années. Un nouvel album, une nouvelle tournée. Pour réaliser ce projet, Cristina Branco s’est entourée des meilleurs compositeurs et paroliers du Portugal et le 20 mars, elle vous offrait ce spectacle à Flagey.

 

Chroniquer un concert, chose difficile.

Ca signifie quoi exactement? Rapporter fidèlement ce que l’on a entendu, ce que l’on a vu. Comment traduire en mots des impressions, des émotions ressenties à l’écoute de note de musique… ?

Essayons!

Cristina Branco, une voix sensible, une générosité vraie une musicalité sans faille et pourtant j’ai eu du mal à me laisser aller, à etre touché par sa musique. Elle avait choisi d’interpréter les titres de son dernier album Alegria qui privilégie des compositions originales au détriment de ce qui l’a fait connaitre: le fado. Sa reprise de Joni Mitchell, « Cherokee louise », ne m’a pas franchement convaincu et sa mise en musique de « l’invitation au voyage » sur un poème de charles baudelaire encore moins. Tout ce que j’ai écrit là n’est pas très généreux et n’ a donc pas d’intérêt.

Essayons encore par l’autre bout de la lorgnette. Cristina est au milieu de ses musiciens: piano, contrebasse, guitare et enfin guitare portugaise. Sa voix se mêle aux instruments et me transporte très loin de la place Flagey vers cette cité merveilleuse qu’est Lisbonne, sa lumière, sa douceur et son âpreté. Le fado, c’est très exactement ça : ce subtil mélange de douleur et de joie et là, Cristina excelle. Elle m’a emmené très haut dans ces chansons nourries des mystères et des évidences de sa ville du bord du Tage et par moment les titres plus « internationaux » de son répertoire me faisait tomber de ce très haut.

Je comprends son désir de s’évader de sa ville, voir ailleurs, s’inviter au voyage c’est une évidence et ce qui nous séparait, sa musique et moi, n’était peut-être un bête problème de géographie et d’itinéraire.

A bientôt Cristina.

Plus d’infos sur Flagey.

Michel

Written By

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *