Le Crossplay, un art en pleine expansion

Fanart de l'artiste italien Maby-Chan

Avant de commencer, il est important de se rappeler en quoi consiste l’art du cosplaying. Si vous êtes un tant soit peu curieux, et que vous recherchez le terme « cosplay » sur internet, vous ne saurez passer à côté des termes suivants : « costume » et « play » . Il s’agit de l’art d’incarner un personnage d’animé, de manga, de jeux vidéo et même de film ou de série. L’aspect visuel est aussi important que l’aspect « jeu de rôles » .

Comme dans beaucoup de disciplines, il existe certaines sous-catégories qui permettent de classer convenablement les différentes variantes que peut prendre le cosplay. Ainsi avec l’aide de différents témoignages et articles, j’ai pu me tourner vers un sous-genre de cet art. En effet, « Cosplay is for everyone, and everything » est en quelque sorte ce que beaucoup tentent d’inculquer dans l’éducation des nouveaux venus. Dès lors s’offrent aux amateurs de cosplay ces différents genres en fonction des goûts et préférences de chacun. Certains cosplayeurs se spécialisent d’ailleurs dans telle ou telle catégorie, tout comme certains touchent un peu à tout.

Mais le crossplay, c’est quoi ?!

Il s’agit d’une pratique consistant à incarner un personnage de sexe opposé. Ainsi, certaines femmes se changent en personnages masculins (FtM) tandis que les hommes se costument en femmes (MtF). Parmi les artistes les plus connus au travers du globe, nous ne pouvons passer à côté de Yuegene Fay, originaire de Thaïlande, qui s’est justement spécialisée dans le crossplaying. Sakuya, originaire du Japon cette fois est également une crossplayeuse professionnelle. Chez les francophones, je citerai en exemple Shaya qui est également spécialisée dans le crossplay et particulièrement dans l’univers du manga « One Piece ». Il y a évidemment énormément d’artistes de référence qui pratiquent cet art du crossplaying.

Photographie de la crossplayeuse Shaya par Hayato (FtM)

Dans le crossplay lui-même, il existe également différentes sous-catégories qui permettent de différencier les cosplayeurs :

a) Le crossplay « ironique » ou « humoristique »

La personne concernée se déguise mais n’a pas pour objectif de se faire passer pour un personnage de sexe opposé. Le but est d’utiliser le cosplay avec humour et donc de faire rire l’assemblée. Ainsi, cette pratique est souvent utilisée par les hommes parce qu’elle a plus d’impact. Bien souvent, la personne revêtit un costume très féminin sans pour autant faire l’effort de ressembler à une femme. Il n’y a pas ou peu de maquillage, il y a de la pilosité où il ne devrait pas y en avoir et le jeu d’acteur est souvent surinterprété.

Photographie humoristique par Heavy Cor Photography représentant la charismatique Chun Li du jeu Street Fighter.

b) Le gender-bending

Cette tendance semble posséder différentes appellations notamment le « genderswap ». Il s’agit d’une pratique qui consiste à adapter un personnage de sexe opposé à son propre genre. Ainsi les cosplayeurs peuvent laisser aller leur part de créativité puisque le but n’est pas de reproduire à l’identique le même personnage mais bien de le féminiser ou au contraire de la masculiniser. Un autre terme plutôt récent est également employé depuis 2007 : « rule 63 » qui consiste en un adage internet expliquant que chaque personnage possède son égal de sexe opposé.

Cosplay de Cruella d’Enfer en version masculine de Hakucosplay par VylesPhoto
Version genderbend de Vegeta par Estelle Aylen Loveli. Photographie de Neverseen cosplay.

C’est bien joli tout ça, mais que pouvons-nous conseiller aux personnes désirant incarner un personnage de sexe opposé ? Tout d’abord, il faut clarifier une chose : le principal est d’être bien dans sa peau et dans son costume, peu importe de quel genre il est. Ensuite, comme beaucoup de crossplayeurs me l’ont rapporté, il est impératif de miser une grosse partie sur le maquillage et les perruques. Que l’on soit un homme ou une femme, il faut maîtriser le contouring, après tout le maquillage peut parfois changer une personne ! La seconde chose essentielle reste le chest binder pour les femmes, c’est-à-dire un « bandage de la poitrine » comme certains le traduisent en français, afin de l’aplatir pour donner l’illusion d’un torse masculin. Au contraire les hommes doivent s’inventer une poitrine à l’aide de rembourrages.

Ma conclusion est la suivante : peu importe au final qui l’on incarne, le principal est d’être bien dans sa peau et de prendre du plaisir à porter son costume. Après tout le cosplay tout comme ses différents sous-genres offre un large panel de choix et de possibilités et il est bon de trouver celui qui vous correspond. Il y a beaucoup de débats sur le sujet ainsi que sur les « limites du cosplay », mais au final, ces limites sont imposées par l’être humain, mais du moment que VOUS, vous vous sentez à l’aise et heureux, n’est-ce pas le plus important ?

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Je suis une jeune femme tout terrain, comme on me surnomme, parce que je pratique beaucoup de choses, l’équitation, la boxe française, le cosplay, la radio, le scoutisme, le piano, le théâtre… mais mon rêve serait de devenir romancière fantasy. Je termine cette année mes études en communication socioculturelle. Passionnée de culture asiatique, j’ai également fait un an de cours de chinois mandarin à Marie Haps à Bruxelles, dans l’espoir de voyager d’ici peu.

3 Comments

  • Super article malgré l’usage non judicieux de FtM et MtF qui se rapportent à la transexualité (et non au « transformisme » cité dans ce cas)

    • Bonjour ! Merci pour cette petite précision, je n’étais pas du tout au courant qu’il était obligatoire d’utiliser ces termes pour la transsexualité et non pour le transformisme. Dans tous les cas ces termes sont tout de même très populaires dans le milieu et ne semblent pas choquer.

      • Bonsoir !
        C’est surtout que les termes se rapportant à la transsexualité en France et en Europe font, dans la majorité des cas, appel à des traitements hormonaux et/ou opérations chirurgicales afin de changer de sexe.
        Etre transformiste, c’est pouvoir retirer son costume à la fin de la journée ou de la presta 😉
        Ces termes sont utilisés dans le milieu médical et LGBT et ne choquent peut être pas dans ce cas là mais il peuvent induire une erreur de jugement lorsqu’il est appliqué au cross-dressing et au cosplay.

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