Dans « The interview » rien n’est pris au sérieux

Talk show host Dave Skylark (James Franco) with his producer Aaron Rapport (Seth Rogen) in Columbia Pictures' THE INTERVIEW.

The interview sort enfin en Belgique, après avoir fait tant parler de lui. L’histoire du film est plutôt simple. Dave Skylark (James Franco) présente une émission de talk-show typiquement américain intitulé Skylark show. Le présentateur est, il faut l’avouer, assez stupide et sa capacité à faire du journalisme est remise en cause. Il n’a une seule qualité : faire parler les gens. On comprend pourquoi quand on sait que le but de son émission est de révéler les secrets des stars, dont par exemple l’amour des chiots de Joseph Gordon Lewitt, ou le cameltoe de Miley Cirus (pour ceux qui ne connaissent pas ce terme allez faire un tour sur google…). Après avoir découvert dans une interview que le leader nord coréen Kim Jong-un est un énorme fan de l’émission, Skylark a l’idée de lui proposer une interview en live. Son producteur exécutif Aaron Rapaport’s (Seth Rogen), qui est aussi son meilleur ami, finit par accepter, dans un but: enfin faire du « vrai » journalisme. Et le régime nord-coréen accepte aussi. Alors qu’ils préparent l’interview, notamment en prenant de la drogue et faisant la fête (pour vous montrer le genre de personnages que sont les protagonistes..), la CIA veut les rencontrer. Leur but étant d’embaucher Dave et Aaron afin de tuer Kim Jong-un. Tâche complexe quand on comprend le niveau de dextérité des deux acolytes.

ANNIE

Bien évidemment, c’est ce dernier projet de la CIA qui a fait polémique en Corée du Nord ainsi que la manière comique dont est présenté le leader. Je ne veux pas vous spoiler les moments comiques mais les réalisateurs (Seth Rogen et Evan Coldberg) n’y sont pas allés de main morte pour ridiculiser Kim Jong-un. Le dictateur est joué par Randall Park, méconnaissable après sa transformation. Bien que l’acteur n’ait pas de ressemblance physique avec le leader nord-coréen, il a pris 15 kilos et s’est offert la fameuse coupe de cheveux qui le rend crédible. C’est aussi un dictateur humain que l’on voit dans le film. Humain et ridicule car l’homme apparaît comme un fan d’une émission américaine et d’une célèbre chanteuse américaine (pas de nom, vous découvrirez par vous-même et surtout vous haïrez la chanson entêtante qui revient souvent dans le film, pour ma part je l’ai eu trois jours en tête après le visionnage…).

Ce personnage accompagné des deux protagonistes amène un enchaînement de scènes les plus absurdes les unes que les autres, de blagues potaches, du sexe, etc.

Randall Park

En ce qui concerne la production, il n’y a bien évidemment pas eu de tournage en Corée du Nord, tout a été filmé à Vancouver. Cette région comporte de nombreux paysages similaires à ceux du pays de Kim Jong-un. Peu de décor donc, ce qui donne un huis-clos intéressant où les personnages évoluent (il doit y avoir quatre scènes différentes à partir de leur arrivée pour l’interview).

The interview a beaucoup fait parler de lui avant sa sortie. En effet après l’attaque informatique contre Sony Pictures, le film a été menacée de non diffusion. C’est peut-être cette polémique qui le dessert car ce n’est qu’un film où tous les personnages ou presque sont caricaturaux et où rien n’est pris au sérieux. Le but d’une comédie, certes, mais l’humour m’a paru un peu trop lourd parfois. Même s’il faut l’avouer, la salle a quand même beaucoup ri tout au long du film et moi aussi.

Sortie en salle le 4 février

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Passionnée par l'écriture, j'ai fait des études de journalisme et me voilà maintenant journaliste freelance et rédactrice (c'est un peu comme une vie de saltimbanque avec de la déontologie et un peu de sérieux en plus!). Parfois aussi je prends ma caméra et j'arrive même à en faire des reportages.

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