David Foenkinos – Lennon

« David Foenkinos est un psy. David Foenkinos est aussi John Lennon, ou du moins, il le fait parler sur le divan réglementaire: Lennon se sent un peu perdu maintenant qu’il s’est détaché des autres Beatles. Il retrace sa vie, de son enfance perturbée à sa rencontre avec la décriée Yoko Ono, en passant par les bouges d’Hambourg, les stades américains remplis de groupies. Flashback des années d’errance, de drogue, et d’amour. »

Je le confesse: Lennon est le premier livre que je lis de l’auteur de la délicatesse. Certes, oui, j’ai vu le film mais je n’ai pas encore pris le temps de lire son roman. Mon ignorance est donc à double tranchant: impossible de me faire influencer dans quelque sens que ce soit, mais incapable je suis de comparer ledit livre avec un autre de ses romans…

À travers une psychanalyse fictive du fondateur des Beatles, David Foenkinos revient donc sur les événements marquants de sa vie. Son enfance troublée, son adolescence rebelle, son caractère parfois difficile, son mariage et ses deux paternités et puis, bien sûr, le groupe, ses débuts, son succès, ses problèmes et sa dissolution

Bien que n’ayant lu aucune biographie de Lennon, je ne crois pas me tromper en affirmant que ce roman n’apporte rien de nouveau. Il s’agit en quelque sorte d’un patchwork de tout ce qui a été dit et révélé sur les Beatles et Lennon. Et, forcément, il y en a eu des choses dites et à dire…

Le roman est donc essentiellement intéressant en raison de sa qualité de biographie. Pour tous ceux qui connaissent les Beatles sans pour autant s’être penchés démesurément sur la vie de ses quatre membres (et plus particulièrement sur celle du Johnny boy au leadership incontesté), sa prose facile et sans fioritures (ou presque) s’ingurgite sans peine et offre une autre dimension à ce groupe mythique et à ces quatre garçons dans le vent qu’on ne regardera plus jamais de la même façon.

Toutefois, force à été de constater que si le roman nous a touchés, le travail de l’auteur n’en est que peu responsable. En effet, l’absence de dialogues rend l’idée de base (à savoir la psychanalyse) tristement inutile et en ce qui concerne l’écriture, malgré les quelques métaphores et envolées lyriques, celle-ci n’a rien d’exceptionnel.

Bref Lennon, un roman à lire en curieux des Beatles et non en lecteur adepte de littérature sophistiquée et raffinée!

Roman paru aux éditions J’ai lu à 5,70 €.

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