Deux zouaves déclarent leur flamme à Namur, caméra au poing

Les Zouaves! Peut-être les avez-vous déjà croisés au détour du web, dans le journal ou peut-être même d’une rue namuroise. Depuis quelques mois, ces deux Bruxellois devenus Namurois de cœur et d’études (surtout) se servent de leurs délires pour faire découvrir Namur de manière originale et décalée. De manière estudiantine aussi. Interview avec Pierre et Charles Masset, deux zouaves qui préfèrent s’amuser que courir après le succès.

 https://youtu.be/wUAVvJFcZ4U

Bonjour Pierre, bonjour Charles. Vous avez pris le nom de « Zouaves », pourquoi?

Pierre : C’est un espèce de surnom affectueux qui tourne entre copains à Bruxelles, en fait. Un peu, le pitre par définition. Et ça nous convient plutôt bien, c’est dans notre mentalité de ne pas nous prendre au sérieux et de faire des petites bêtises rigolotes et marrantes. C’est surtout venu de là.

De là à franchir le pas et à les partager sur Facebook,  il y a un monde. Comment est née cette idée de faire des capsules vidéos et, surtout, de les partager sur Facebook ?

Charles : Des vidéos, j’en fait depuis que je suis petit. J’ai toujours aimé en faire avec tout et n’importe quoi. Je les mettais déjà sur Facebook et ça plaisait pas mal à mes amis. Puis on a commencé à en faire à deux. Et comme on est venu étudier tous les deux à Namur, on s’est dit que ça pouvait être cool de se lancer dans des petites vidéos et de les partager sur une page Facebook. Cette page Facebook (ndlr: les 2 zouaves à Namur) peut faire office de catalogue pour nous y retrouver. Avant on postait nos vidéos sur nos pages personnelles et, au bout d’un moment, les personnes ne les retrouvaient plus. Ici, c’est chouette, c’est un cadre concret.

Pierre : Par contre, on a été très surpris du succès, du buzz que ça a un tout petit peu créé. Pour la petite histoire, on a publié la vidéo sur Facebook, on était un peu stressé car c’était quand même un risque pris, et on est allé faire le tour du bloc avec le chien. C’est notre tradition. On est revenu après 20 minutes, il y avait presque 200 likes sur notre vidéo. Puis les likes attirent les likes, on a été surpris.

Charles : Surtout que dans notre optique, c’était des vidéos pour nos amis, pour s’amuser…

Pierre : … et au final, jusqu’ici, ça a touché un maximum de monde. On a beaucoup de retours de gens qu’on ne connaît pas vraiment: « ah j’ai montré vos vidéos à mes amis, à mes parents ». Et comme on met notre kot en scène, on reçoit même des commentaires de personnes qui kotaient dans le même kot, les années précédentes.

Charles : À Namur, les choses tournent vite, j’ai l’impression.

Après Ne tombez pas dans le panneau, Gui-Home, vous. Namur et les environs fonctionnent pas mal sur les réseaux sociaux, non ?

Charles : C’est l’avantage de Facebook, ça va super vite. Chacun passe beaucoup de temps d’une journée à surfer sur Facebook. Les pages défilent, les vidéos aussi, puis les gens partagent. Ça aide pas mal à la visibilité. Sur Youtube, il faut chercher une vidéo précise, il faut vraiment avoir envie de la voir. Tandis que Facebook crée des chaînes et fait effet boule de neige. On a lancé ça il y a trois mois mais bon, on est encore loin du niveau de Ne tombez pas dans le panneau ou de Gui Home.

Pierre : Comme le disent nos copains : « Ne prenez pas la grosse tête ». Mais justement, on fait ça avant tout pour nous, car nous nous entendons bien, puis pour faire rire nos copains. Sans autre prétention. On ne veut pas commencer à nous mettre des obligations, autant de vidéos par semaine, faut faire ça, ça et ça. Et si un jour ça ne nous amuse plus, on arrêtera, sans problème.

Si je comprends bien, la passion du montage, de filmer vient de Charles. Il t’a donc entraîné Pierre ?

Pierre : C’est vrai que j’ai toujours aimé le monde audio-visuel, il m’a attiré. Ce que Charles faisait m’a toujours intrigué. Puis à deux, c’est une force, c’est plus chouette. Gui Home doit nettement moins rire seul face à sa caméra, nous on se prend des délires en permanence, des trips. Puis, on rate parfois. On est à deux, et quand on fait une mauvaise vidéo, il y en a toujours un qui rebooste l’autre.

Charles : C’est clair que tout seul j’aurais continué à faire des vidéos pour mes amis mais je n’aurais jamais créé une page Facebook. C’est rassurant et il y a de l’interaction.

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Finalement vous apportez le regard plein de fraîcheur que deux Bruxellois peuvent avoir sur la capitale wallonne et son monde estudiantin.

Charles : C’est vrai, Namur, c’est très différent de Bruxelles et ce n’est pas pour nous déplaire.

Pierre : Puis, je pense qu’une telle page n’aurait pas eu un tel succès à Bruxelles. Tant, ici, à Namur, le Bunker (ndlr. haut lieu de la guindaille des étudiants namurois, tous les mardis et jeudis) est une institution presque. Connu par tous à Namur. Avec notre première vidéo sur « comment se procurer une prévente de bunker », tout le monde se sentait concerné. On est arrivé, on a vu qu’il fallait des préventes pour aller au bunker… qu’il fallait se battre presque, ça nous a amené à nous dire qu’on pourrait faire une vidéo là-dessus. Tellement ça nous paraissait bizarre de se battre à ce point juste pour participer à une soirée.

Charles : Mais Namur, c’est vraiment chouette. Il y a ce côté « petit village » même si c’est une grande ville. Au sein des étudiants, on s’invite l’un chez l’autre, on noue contact. En arrivant, nous ne connaissions personne.

Finalement, c’est un peu le reflet de votre vie étudiante, rythmée au fil des événements estudiantins, non ?

Pierre : C’est ce qui en fait le succès, en fait. Le fait que tous les étudiants aient déjà participé à un bunker ou aient tenté d’avoir une prévente, tous passent par la case examens, certains vont étudier à la bibliothèque. Les idées sont nourries par la vie de tous les jours. On a un tableau blanc, sur lequel on écrit toutes nos idées, pas toujours bonnes.

Avec aussi cette dynamique de partir à l’aventure, de faire du repérage ?

Charles : Oui, mais sans y passer des heures. Les gens croient facilement que ça doit nous prendre une plombe pour de telles vidéos, mais non pas tellement. Ce qui nous prend du temps, c’est de penser à la vidéo, au comment on va faire. Mais ça, on en discute dès qu’on est ensemble. Dans la voiture par exemple. Et dès qu’on a une idée, on filme. Puis pour le montage, un des deux conduit la voiture et l’autre fait le montage. À l’arrache. Il faut dire qu’on se met quand même des limites pour ne pas que ça nous prenne trop de temps, car nous n’en avons pas des masses. Après, on ne veut pas bâcler non plus nos vidéos !

Pierre : Comme le disent nos parents, la réussite des études est la condition sine qua non pour que la page continue. Parce qu’on a nos cours, puis le hockey de haut niveau. Et beaucoup d’heures par semaine y sont consacrées. Les vidéos, c’est en plus, en bonus.

Charles : Enfin, ici, j’ai eu la chance de passer entre les mailles du filet aux examens. Peut-être les professeurs ont-ils vu les vidéos ? (rires)

Le hockey dans tout ça ?

Pierre : C’est vraiment notre première passion. Je joue en première division belge.

Charles : Et moi, en – de 21 ans en équipe nationale et dans un club, en jeunes. On a nos études et le hockey avec plein de contraintes d’entraînements, de disponibilités. Et donc, les vidéos sont vraiment notre espace créatif. Au plus on a de cours, d’obligations, au plus on se lache dans les vidéos. C’est très complémentaire.

Pierre : C’est le moment où on fait ce qu’on veut, on décompresse. Sans personne au-dessus de nous, qui nous dise ce qu’on doit faire. C’est une bouffée d’oxygène comparé à ces deux autres cadres, hockey et études, qui nous prennent 80% de notre temps mais…

Charles : … qu’on adore !

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Très sportifs, on le voit dans les vidéos. Cette scène de la traversée de la Sambre.

Charles : C’était une très mauvaise idée, que je déconseille. J’adore les défis sportifs et autres. En arrivant à Namur, j’avais dit : « Un jour, je sauterai dedans. »  Mais une fois dedans, c’était super froid. Puis, on n’avait pas remarqué mais il n’y avait pas d’échelle pour remonter de notre côté. Donc, j’étais obligé de traverser. On a beaucoup rigolé au début, mais après moins. Il y a déjà eu des accidents avec des jeunes.

Pierre : En même temps, il est super sportif, mais on ne s’est pas rendu compte que ce n’était pas intelligent et que c’était dangereux. Puis il y avait des amis avec nous. Ce n’était pas criminel, non plus, mais…

Charles : …c’était froid !

Namur: un vrai terrain de jeu ?

Charles : Il y a deux choses auxquelles nous veillons. La première, c’est d’essayer de montrer Namur en long et en large pour qu’un maximum des personnes qui y habitent puissent dire « Ah, je reconnais là! ». La deuxième chose, c’est nos potes. Pour eux, nous sommes un peu les deux qui sont partis à l’aventure. On leur montre la ville et ce que nous y faisons.

Pierre : C’est vrai qu’avant de venir, on était comme nos copains, on ne savait pas à quoi s’attendre, à quoi ça allait ressembler. On leur montre une belle partie de Namur, ce qu’est ce confluent qui a l’air assez rigolo. D’ailleurs, ça leur a donné envie de venir faire la fête. Ils viennent ce soir !

Charles : Il y a la citadelle aussi.

Pierre : Et au niveau des gens, on est agréablement surpris. Dans la rue, quand on tourne, on nous pose des questions, beaucoup se montrent intéressés. Ils nous prêtent certaines choses pour tourner. À Bruxelles, ce serait plus délicat, les gens sont plus fermés. On n’a aucun problème ici.

Pourquoi être venus à Namur?

Pierre: Par hasard, il n’y avait pas de volonté de se retrouver tous les deux au même endroit. 

Charles : Pour la médecine, j’ai vu que Namur était très réputée, très bien encadrée, avec un enseignement donnant plus de chances de réussir. Je suis juste venu ici avec mon meilleur ami. Sinon: zéro copain! Médecine à Bruxelles, c’est plus une usine. À Namur, les professeurs encadrent.

Pierre : Après deux années d’Économie pas très fructueuses à Bruxelles, je me suis recentré sur mon choix premier, depuis tout petit, faire gestion hôtelière. Et en pianotant sur Internet, j’ai vu que la meilleure école de Belgique était à Namur: le Château de Namur. C’est un hasard des choses. Puis j’ai commencé un peu en retard et je suis venu pour aider Charles avec son kot. Et en se baladant, en visitant, j’ai eu un petit coup de foudre pour la ville plus ouverte, plus sympa, plus fraîche que Bruxelles.

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Il y avait des a priori, au début ?

Charles : J’avais entendu parler du bunker, donc j’étais très curieux ! Mais j’avais eu des retours de copains, déjà. Je m’étais pas mal renseigné avant de venir et ça avait l’air vraiment super chouette avec une bonne ambiance.

Pierre : Puis, je pense qu’une de nos qualités, c’est que nous sommes sociables et ouverts, on sait s’adapter. En arrivant dans mon école, la greffe a vite pris, et j’ai senti des étudiants super ouverts.

Charles : On va souvent chez notre grand-mère… donc la Wallonie ça ne nous fait pas peur !

Pierre : J’irais même plus loin : maintenant, on se sent mi-Namurois, mi-Bruxellois. Je suis en accord avec la mentalité namuroise.

Charles : On se met même à critiquer les gens de Bruxelles!

Pierre : On nous dit: « Ouais, Namur, c’est la campagne… ». Or on est les premiers à défendre notre ville… d’étude.
Mais à Bruxelles, ces vidéos n’auraient pas eu le même succès. Ici, on est déjà beaucoup moins et tout le monde connaît les différents grands monuments. C’est fulgurant. À Bruxelles, l’initiative aurait été étouffée dans la masse.

Charles : Et je ne pense pas que je me serais lancé dans la vidéo à Bruxelles.

Pierre : Puis, c’est fou, on n’a jamais eu un commentaire négatif et tout le monde est là pour nous aider. À Bruxelles, l’esprit est tout de suite plus à la critique.

Puis vous investissez dans du matériel ?

Charles : (il montre une petite table encombrée de différents appareils photos, pieds et autres go-pros), ce sont toutes mes économies depuis que je suis né.

Pierre : Notre maman adore la photographie et avait déjà de très bons appareils.

Charles : Puis sinon, ce sont vraiment toutes nos économies, nos cadeaux de Noël, d’anniversaire qui partent là-dedans. Chacun a ses dépenses.

Pierre : Petit à petit, on ajoute du matériel. Là, on a acheté un stabilisateur. On se donne le temps d’être à la pointe. Mais on n’est pas en manque de matériel par rapport à ce qu’on fait. Charles est responsable de toute la partie montage. Mais c’est vrai que je ne me rendais pas compte qu’avec peu de matériel, on pouvait arriver à un bon résultat, à des vidéos de bonne qualité. Quand Charles descend en vélo dans un talus de la Citadelle, j’étais en voiture et je pensais que ça ne donnerait rien du tout mais si !  Ce qui est chouette, c’est que notre idée de base n’est jamais vraiment très éloignée de ce qu’on filme.

Charles : On arrive à réaliser ce dont on a envie.

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Vous avez des influences?

Charles : Au niveau du montage, on apprend surtout en regardant les vidéos sur Youtube et Facebook. On en a déjà vues pas mal. Pour le plaisir et la technique. Avant la page, on reprenait déjà des effets vus sur une capsule vidéo. Plus on fait, plus les idées viennent. En filmant, les idées viennent aussi.

Pierre : On essaye d’avoir notre griffe, notre style. De faire différent des autres.

Charles : Le secret aussi, ce sont les forums. Dès que je ne sais pas trop comment faire un effet, je cherche. En autodidacte on crée notre propre style. Par essai-erreur.

Ça veut dire qu’il ne faut pas avoir énormément de matériel pour se lancer ?

Charles : Une caméra et c’est bon.

Pierre : C’est vrai que certains pensent que pour filmer, il faut des maquilleurs, une quinzaine de personnes. Mais non ! Une amie est venue filmer avec nous, l’autre fois. Elle a dû s’ennuyer et être déçue tant on n’avait qu’une caméra et un pied. C’est à la portée de tout le monde.

Pas de quoi fantasmer, donc. Avec des coupes au montage ?

Pierre : Il y a beaucoup de prises. Mais pas de réelles coupes. Plus des adaptations entre ce qu’on pense au début et le montage final.

Charles : On a pas mal de plans filmés mais jamais utilisés. On est souvent d’accord sur ce qui est mauvais, tous les deux d’accord pour dire si c’est nul ou pas.

Pierre : Puis, la famille donne l’aval. On montre souvent les vidéos en primeur lors du grand repas du dimanche soir.

Charles : On a deux frères et une sœur, si c’est naze ils le diront.

Pierre : On fait attention, on n’a pas envie de retour de flammes. Et comme sur internet tout va vite… Nous n’avons pas envie qu’une vidéo ne plaise pas, c’est notre stress.

Charles : On n’a pas envie de faire une vidéo qui nous fait rire nous mais ne fera rire personne d’autre.

Pierre : L’encadrement de la famille est nécessaire pour garder la spontanéité.

Puis au niveau des vidéos, les durées varient, de quelques secondes à plusieurs minutes.

Charles : Pendant le blocus, il fallait rester en vie sur Facebook tout en restant concentré sur nos examens. Donc, on a fait deux vidéos, surtout pour dire : « Ne nous oubliez pas, on vit toujours ».

Pierre : On a pas mal de nouveaux projets. On va continuer à notre rythme, gentiment.

Avec cette volonté d’aller plus loin, de nouveaux défis ?

Pierre : En tout cas, on ne se donne pas d’objectifs en matière de likes. C’est une course à la qualité, pas aux likes ! Peu nous en importe, même si ça nous fait vraiment plaisir. J’ai envie de continuer, de toujours faire mieux. On regarde les anciennes vidéos, on voit ce qu’on aurait dû faire, dû améliorer.

Charles : Pas nécessairement faire plus rire, parce que c’est difficile. Mais que les vidéos progressent. C’est chouette de progresser.

Qualité plutôt que quantité donc ?

Pierre : Au départ, on voulait faire une vidéo par semaine, mais à quoi ça sert ? Autant prendre trois semaines plutôt qu’enchaîner les mauvaises vidéos. Autant publier une vidéo qui marche et dont on est content.

Charles : Mais tout se fait parfois dans l’urgence. Nous n’avons jamais une journée uniquement dédiée à ça : on doit rentrer à Bruxelles, la batterie est plate… On s’énerve parfois mais au niveau des idées on est d’accord.

Au niveau des projets ?

Pierre : On va continuer, la vie estudiantine, les aléas de la vie. Sur l’actualité aussi, des vidéos peut-être plus élaborées, en restant drôle et en s’adressant aussi à d’autres publics.

Et l’intégration de vos amis, des étudiants ?

Charles : On a commencé dans les dernières vidéos. Car on pense à nos amis. Ce n’est pas chouette du tout pour eux de nous voir nous enfermer toute l’après-midi dans notre kot pour monter les vidéos. Du coup, on essaie de les y intégrer, de les faire participer. Avec le problème qu’au plus il y a du monde, au plus on a des problèmes. Entre nous deux, quand c’est nul on se le dit sans langue de bois. Mais quand il s’agit de le dire à quelqu’un d’extérieur, c’est plus tendu. On a essayé d’inclure un maximum d’amis. Puis, peut-être qu’à un moment donné les gens en auront marre de voir nos têtes, c’est bien de varier.

Des gens connus, des guests ?

Pierre : Justement, on a beaucoup d’admiration pour Gui Home.

Charles : Gui Home si tu nous entends !

Pierre : Ça pourrait être sympa, son style combiné au nôtre. Mais pour le moment, on a 6000 likes, pas assez que pour inclure nécessairement des guests. Mais, dans un futur proche, on y pense. On se rend compte qu’en France, Norman, Cyprien etc., ce sont tous des copains avec la même passion: faire des vidéos ensemble. Alors pourquoi ne pas s’ouvrir à d’autres personnes qui font comme nous. On est ouvert à toutes les propositions.

Charles : On lance l’appel. Ça doit être chouette. Puis, ce sont des autres manières de travailler, de monter, de les découvrir, de progresser.

Pierre : Et de s’amuser surtout.

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Cultureux vorace et journaliste avide, je me promène entre découvertes et valeurs sûres, le plus souvent entre cinéma, musique et bandes dessinées mais tout est susceptible d'attirer mon attention :)

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