Dominique Corbasson, Paris

Les murs blancs de la Galerie Champaka se sont parés de lumière ces mois de juin et de juillet. Les lumières de la ville. La ville des lumières. On y expose du Dominique Corbasson et du Paris, en d’autres mots. Des beaux dessins criant l’amour de l’artiste française pour sa capitale, avec acrylique et crayons, s’il vous plaît, puis des couleurs aussi.

 

Et la somme de toutes les couleurs sonne comme un carillon de fraîcheur. Du blanc étincelant, consistant, étonnant. C’est le secret de Dominique Corbasson. Le blanc. Celui du papier, de préférence, « C’est plus intelligent », « plus pur » aussi. « Je n’aime pas que ce soit bouché et on ne fait pas mieux que le blanc du papier. Le reste se dessine tout seul », professe la dessinatrice. C’est donc de cette matière première que la dessinatrice fait émerger ces quartiers rencontrés lors de randonnées cyclables. Paris vue de selle.

 

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D’abord, le croquis, pris au vol lors d’une balade en ville. Parfois, une photo, mais cela reste encore rare. Puis, les couleurs, à l’acrylique d’habitude, mais les crayons se sont petit à petit imposés, permettant un traitement plus vif, plus haché, plus énergique et une palette plus prononcée. De quoi s’amuser. Et elle s’amuse, la dessinatrice venue du stylisme de tissus d’ameublement et de vêtements pour enfants. Et cela se sent.

 

Ses cinquante impressions d’une cité mouvante sont percutantes de vie.Il y a l’ambiance, bien sûr, émanant de ces rues et bâtiments. Mais il y a aussi les gens qui les peuplent, certains présents au moment du croquis, d’autres ajoutés par la suite, pour le besoin de la cause, « parce qu’à force de dessiner, on retient les attitudes. »« Tout a commencé quand je travaillais comme dessinatrice de mode au Japon. Il fallait que je pose mes petites nanas dans des lieux parisiens. J’y ai pris goût. Et puis d’autres commandes sont venues. C’est une question d’opportunité… », confie l’artiste. C’est qu’elle n’en est pas à son coup d’essai, Dominique Corbasson. Dessiner les villes, ça la connaît.

 

Avant cette jolie série, il y a eu la Seine, New-York, Tokyo, notamment. Et maintenant qu’elle réside à Bruxelles, un futur Bruxelles je t’aime? « Peut-être… c’est différent de Paris, ici.. Il y a plus de couleurs, de briques, un mélange entre le nouveau et l’ancien… Oui, ça me plairait bien. Mais cela reste une question d’opportunité. », clin d’oeille-t-elle. Une exposition à vite découvrir ces jours-ci, avant que la Galerie Champaka ne parte en vacances !

 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de la Galerie.
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S. aime la bande-dessinée et le cinéma, les images qui parlent, quoi.

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