Culinaria 2013

L’autre jour, à La Buvette (oui oui, juste en face du Café des Spores) se tenait la conférence de presse pour la nouvelle édition de Culinaria. Curiosité attisée, vous vous en doutez bien, surtout que les échos des précédentes éditions pouvaient être variés. De pluvieux une année à victime de son succès (donc bondé) l’année suivante, jusqu’à super et idéal l’année précédente, tout est allé crescendo ce qui laisse supposer que, cette année, ça sera gourmand à souhait.

Bon, là vous allez me dire qu’à 75€ l’entrée, ça peut être bien. Et bien entendu, je serai probablement d’accord avec vous. Mais il est vrai que je trouve ce parti pris en même temps courageux et, comment dire, justifié et/ou justifiable.

Parce que plein de chefs (étoilés ou non, mais talentueux dans tous les cas) pour papoter et apprendre, parce que menu 7 services inclus boissons, parce qu’Omnivore (re)débarque ici pour des démos (battle de boucher avec Hendrik Dierendonck, ça vous dit?) ou sinon, Masterclass de chefs européens (j’ai hâte de savoir qui représentera la Turquie), parce que ateliers.

C’est peu de dire que le programme a l’air riche. Si tout est aussi bien que ça en a l’air, le principe de payer pour de la qualité ne me gêne pas, nous verrons donc si cela tient la route dans quelques semaines mais sur le papier, c’est alléchant.

Plat de Pascal Devalkeneer

Pour les ateliers, nous sommes déjà en train de débattre pour savoir s’il vaut mieux faire des cocktails avec Hortense, aller picorer des insectes ou préparer des plantes sauvages. Comme tout cela se déroule à la gare maritime de Tour & Taxi, ça me rappelle d’ailleurs une journée cueillette urbaine des plus sympathiques.

Sinon, peut-être une découverte des bières traditionnelles et de leurs alliances culinaires. Ou un arrêt au café littéraire de René Sepul (oui oui, auteur de Mange Bruxelles et Mange Wallonie. A quand Eet Vlanderen?). On ne peut pas dire qu’on manque d’options.

Quant au menu, il devra coller avec le thème de cette année : Pure Street. L’idée géniale est d’avoir associé des artistes (comme Denis Meyers, graffeur / créateur d’un verre pour Duvel que nous aimons beaucoup ici, Djamel Oulkadi et ses fresques orientalisantes magnifiques, ou encore Arnaud Kool et ses silhouettes qui passent, pour ne pas tous les citer) et des chefs. L’un décore et « design » la cuisine, l’autre crée des plats spécifiquement pour l’occasion, cela semble être une marmite bouillonnante d’idées.

Plat d’Arabelle Meirlaen

Puis vous le savez peut être, Monsieur G est géographe (et travaille à améliorer les rues de Bruxelles et créer un plan piéton pratique et esthétique, pour résumer) et j’ai la même formation, finissant mon diplôme d’urbanisme en parallèle. Tout ça pour dire que « Pure Street« , ça nous parle. Nous trouvons cela audacieux de mettre ensemble les arts urbains (et tout ce qui peut rendre la ville plus concrète, vivant, dynamique, car oui les graffiti ça peut être beau, oui les tags ça égaye une ville, quand ils sont fait par des artistes passionnés) et la beauté, le charme, la gourmandise d’un plat. Une idée prometteuse et réjouissante.

Comme tout a l’air d’être pensé dans les détails, la vaisselle – spécifique à chaque plat – sera créée par des étudiants en design de La Cambre. Sûrement très stressant pour eux, nous n’en doutons pas un seul instant, mais c’est vraiment rusé de laisser l’impression que chaque détail a été pris en compte.

Plat d’Yves Mattagne

Autre avantage, si comme nous, vous êtes sans permis donc non motorisés (on ne peut pas impunément draguer Monsieur Piéton Vélo et en plus, débarquer en voiture, drame), ça sera l’occasion de découvrir de belles tables qui ont pour charme l’atmosphère paisible et romantique de la campagne mais comme majeur inconvénient d’être totalement hors d’accès avec votre carte Mobib ou votre Go Pass. Entre Le Cor de Chasse de Mario Elias , L’Air du Temps de Sang Hoon Degeimbre (magnifique souvenir), De Pastorale par Bart de Pooter (doublement adoré) ou L’Hostellerie St Nicolas de Franky Vanderhaeghe, je ne sais plus où donner de la tête.

Mais les urbains ne seront pas en reste, avec pour Anvers, Julien Burlat du Dôme ou pour Bruxelles, Giovanni Bruno du Senza Nome, Kamo Tomoyasu de Kamo, Nicolas Darnauguilhem de Neptune (de très bons échos d’amis qui s’y sont régalés et ont, apparemment, mis leur belle cave à vin à sec, à force de vouloir tout déguster, mais chut…) ou encore… La Buvette. Et là encore, je ne peux pas vous citer tous les restos, car il y en a une bonne trentaine. Vous avez donc compris que notre enthousiasme n’est pas feint, et nous espérons que l’événement sera à la hauteur de nos attentes!

Si vous voulez donc réserver vos pass, hop c’est par là.

Plus d’infos sur l’événement qui se déroulera du 29/05 au 02/06.

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