Du livre au film…

La grande mode du moment, c’est l’adaptation cinématographique de livres à succès. Ce phénomène a probablement autant d’avantages que d’inconvénients. En effet, le grand aspect positif est que, grâce à ça, les cinémas regorgent de films au scénario et aux apports culturels et historiques (généralement) moins vaseux que ceux auxquels on a droit à l’heure actuelle. Ensuite, pour ceux qui ne connaissent pas le livre, il permet d’allonger les belles piles de bouquins « à lire », le problème étant toujours ceux qui ont eu le livre entre les mains avant d’aller voir le film : une plus ou moins grande déception…

Pourtant, la dévoreuse de livres que je suis fut pour une fois épargnée car de La délicatesse ou The Help, je n’avais lu un traître mot. Voici donc le naïf avis d’une cinéphile.

« Nathalie a tout pour être heureuse. Elle est jeune, belle, et file le parfait amour. La mort accidentelle de son mari va couper son élan. Pendant des années, elle va s’investir dans son travail, se sentir en parenthèse de sa vie sensuelle. Mais subitement, sans qu’elle comprenne vraiment pourquoi, elle embrasse un de ses collègues. Markus, un homme très atypique. S’ensuit alors la valse sentimentale de ce couple hautement improbable qui va susciter interrogation et agressivité au sein de l’entreprise. Choisit-on vraiment par quel moyen on renaît à la vie ? Nathalie et Markus vont finir par fuir pour vivre leur histoire et leur émerveillement à l’abri de tout. Cette histoire de renaissance est aussi celle de l’étrangeté amoureuse. »

Sans être exceptionnel et révélateur, la délicatesse a su prouver qu’on pouvait être charmant sans être mièvre. Audrey Tautou, pour peu qu’on n’ait pas une aversion plus ou moins justifiée pour elle, incarne très bien le personnage éthéré et hors du temps qu’est Nathalie et François Damiens est parfait en type un peu gauche et pas très beau qui révèle son charme au fur et à mesure qu’il perd en timidité. Bien sûr, son physique ne colle pas du tout au Suédois typé mais son sourire absolument niais compense toutefois cette petite… entorse. Bref, voilà un film qui se boit comme une tasse de thé au miel en plein hiver.

« Dans la petite ville de Jackson, Mississippi, durant les années 60, trois femmes que tout devait opposer vont nouer une incroyable amitié. Elles sont liées par un projet secret qui les met toutes en danger, l’écriture d’un livre qui remet en cause les conventions sociales les plus sensibles de leur époque. De cette alliance improbable va naître une solidarité extraordinaire. À travers leur engagement, chacune va trouver le courage de bouleverser l’ordre établi, et d’affronter tous les habitants de la ville qui refusent le vent du changement… »

Impossible à nouveau, donc, de comparer le produit initial à celui qui s’est déroulé devant mes yeux… Il n’empêche que, riche en émotions et en couleurs, The Help touche et fait mouche, comme tous ces films qui tentent de nous rappeler que la vie n’est jamais simple, mais est bien une lutte constante pour faire respecter la justice et nos droits les plus fondamentaux face aux aberrations des abrutis qui peuplent notre planète bleue. Rondement mené et regorgeant d’actrices remarquables, ce film de plus de deux heures a le don de ne jamais tirer en longueur.

 

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3 Comments

  • Je compte bien lire les deux livres et voir les deux films ! En fait, je voulais aller voir La délicatesse pendant les vacances de Noël et je n’ai pas eu le temps. Ça me permettra de découvrir le bouquin avant, comme ça.

  • Ils sont sur ma liste d’achat mais j’ai encore tellement à lire que je ne sais pas quand je pourrais m’y consacrer.

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