Edmond Rostand – Cyrano de Bergerac

Représentée par la première fois en 1897, Cyrano de Bergerac fut adulée par le public. En 1913, elle aura été jouée mille fois. Il n’est certes pas utile de dire que cette pièce fut et est encore un chef d’œuvre, connu de tous.

Comme je le disais précédemment, j’ai vu cette charmante pièce jouée par des élèves de mon ancienne école et malheureusement, l’acoustique n’était pas au meilleur de sa forme et je ne pus pas me délecter de ces nombreuses tirades et répliques tout bonnement superbes qui composent cette œuvre.C’est pourquoi je repris le livre qui se trouve dans ma bibliothèque depuis douze ans – car, j’avais tenté de lire Cyrano après être passée par Bergerac pendant mes vacances – et entrepris une lecture un peu plus aguerrie.

Ce que je pourrais en dire ne serait que des banalités, dites et redites par les nombreux critiques depuis plus de deux siècles mais enfin… Vous me pardonnerez aisément (ou en tout cas, j’aime à le penser !) de vous donner mon avis et mes impressions à la lecture de ces trois cent douze pages (notes comprises).

Premièrement, je n’ai pu m’empêcher de remarquer le développement minutieux des descriptions. Rien n’est laissé au hasard, Edmond, Bravo pour votre précision ! Ensuite, je trouve les répliques bien plus savoureuses à la lecture, étant sûre alors de tout saisir. Car, bien sûr, son écriture des plus subtiles, – on est un intellectuel ou on ne l’est pas ! – n’est pas toujours facile à comprendre lorsqu’elles sont prises au vol.

Enfin, les appels de notes et les précisions biographiques étaient un avantage non négligeable.

J’étais vraiment ravie d’avoir plus d’informations car, après tout, Cyrano de Bergerac, on en parle, on en parle – Merci Edmond – mais on ne sait pas vraiment qui il est si ce n’est a travers son imposantissime nez ( rhinoplastie, bonjouuur !), sa fierté rétive et démesurée, son manque total de confiance en lui-même dans les jeux complexes de l’amour ainsi que sa passion dévorante et secrète pour Roxane menant à un jeu de dupe d’où ils sortent tous perdants.

Oui, ça, tout le monde connait (en considérant que vous êtes tous des gens un minimum cultivé, toutefois). Mais, finalement qui était véritablement Cyrano de Bergerac ? (C’est la question que je me suis posée, ne croyez pas qu’elle nécessite une réponse de votre part). C’est pour ces raisons qu’il me fut agréable d’avoir de plus amples précisions sur l’homme réel qui a inspiré cette pièce. En outre, cela m’a donné envie d’aller lire ses écrits.

Enfin, j’ai été relativement surprise face à la complexité de la pièce au niveau de la mise en scène. Je ne m’étais point rendue compte qu’elle fût aussi longue, qu’elle eût autant de décors différents, ainsi que de scènes et de diatribes tellement alambiquées !

Outre les avantages de la lecture, je suis déçue de ce manque de vie qu’elle me procurait. Bien sûr, j’ai aimé lire Cyrano mais ce texte est indéniablement fait pour être joué. Et cela m’attrista de ne pouvoir entendre ces belles tirades être déclamées comme il se doit, voir ces magnifiques costumes et ces décors fignolés.

Car, après tout, c’est ça aussi, le Théâtre. Une adaptation visuelle et auditive de l’écriture.

(Et je ne vous basinerai pas avec la fiche technique de la pièce ou encore les thématiques dégagées, non.)

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