Enchanted

« Expulsée de l’univers des dessins animés par une vilaine reine, une jeune princesse se retrouve parachutée à New York, dans la réalité vraie, où elle fait la rencontre d’un charmant avocat divorcé. Pendant ce temps, son prince franchit lui aussi la frontière séparant les deux mondes dans l’espoir de la retrouver. »

Ne cherchez pas. Il n’y a pas d’intérêt psycho-socio-politico-économique à voir ce film.  C’est une comédie romantique – pour peu ce serait écrit en gras sur la pochette – et fière de l’être. Et parce qu’il faut bien rêvasser un peu à ce que la vie et le « true love kiss » serait si seulement nous vivions dans un conte de fée ou dans un film américain, c’est avec un plaisir certain qu’on regarde Enchanted, sous la couette, les soirs de grosse déprime.

La naïveté de la princesse pourrait en paralyser plus d’un mais, en fait, non. Car Kevin Lima et ses copains ont relativement bien fait ça. En effet, premièrement, l’actrice (la très rousse Amy Adams) joue parfaitement son rôle de cruche et, quand elle n’est pas parfaitement risible, elle en devient presque attendrissante (que voulez-vous? C’est ce qui arrive quand on a une tête d’ange!). Deuxièmement, le brave Patrick Demsey contrebalance parfaitement sa fraiche candeur avec son cynisme bourru d’avocat. Et, enfin, la gamine à la tête de poisson lune a de quoi faire fondre toutes les femmes dotées du très grand et sublime instinct maternel (soit 99% de la gent féminine) et ajoute, mine de rien, un grain d’actualité avec l’inévitable question contemporaine des familles recomposées. Bref, une vraie team de choc!

A côté de ça, il est vrai que le prince charmant et sa belle-mère sont grossièrement construits, parfaitement simplistes et, de ce fait, courent parfois sur le haricot (qui n’est pas magique, lui) du spectateur. Fort heureusement, leurs apparitions sont en nombre limité et, généralement, correctement assimilées sous couvert de la logique inhérente suivante: ce sont des personnages de conte de fées, il serait vain d’espérer qu’ils soient un tantinet sophistiqués.

Enfin, le pied de nez (à peine dissimulé) à l’aberrante niaiserie du monde des contes de fées ragaillardit joyeusement l’institution Disney et prouve que même les grosses sociétés sont capables d’autodérision. Et ça, ça fait franchement plaisir!

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