EODP: un observatoire des rassemblements et des « causes populaires » à Bruxelles et ailleurs

Il n’est pas un média, il ne prétend pas à ce qualificatif. D’ailleurs l’European Observatory of Democracy and Peace (dit « EODP ») se présente comme une Organisation non gouvernementale de diffusion de la réalité, des actions collectives quelles qu’elles soient, des manifestations aux rassemblements militants, politiques ou culturels. EODP ne laisse rien passer à sa caméra. Depuis bientôt deux ans, cette association arpente les rues, questionne les gens de tous les milieux, de toutes les tendances (tout en ne masquant pas ses valeurs défendues, les droits humains et la défense de la démocratie, de la justice sociale et fiscale, et de l’écologie notamment). Nous nous sommes penchés sur leurs activités.

Armés d’une caméra et d’un micro ou d’un smartphone, la petite équipe fondatrice de l’ONG, Rachid, Boubaker, Anne-Katrine, Ben, Maud et Laila, entre autres, sont des écouteurs attentifs de l’actualité, des événements et y questionnent chaque personne acceptant de répondre à leurs questions, de leur expliquer ce qu’ils font là, et pourquoi.

Boubaker, un des fondateurs d’EODP en reportage, matériel en main ©EODP

Couvrir les événements citoyens, le panel des manifestations revendicatrices est leur credo, leur mode d’action. Chaque jour, ils se rendent là où les choses se passent et filment. Toutefois, ils ne couvrent pas tout et n’importe quoi. Les manifestations d’extrême droite, conservatrices ou nationalistes ne les intéressent pas. Ils ont défini EODP comme une association progressiste au niveau des valeurs idéologiques. S’ils sont amenés à rencontrer de tels rassemblements, c’est pour les dénoncer, montrer les abus qui s’y produisent ou peuvent potentiellement s’y produire. En tant qu’observatoire de la paix et de la démocratie, EODP n’hésite pas à rapporter les violences policières (ou d’autres corps de métier assimilés au maintien de l’ordre) éventuelles qu’elle constate durant les rassemblements.

Des reportages en direct sur internet

La tendance d’aujourd’hui est à la couverture en live des actions et des événements publics. On le voit dans les nouveaux médias, sur les réseaux sociaux. EODP l’a très bien compris et a saisi la balle au bond. L’équipe de terrain active des « Facebook live » ou des « YouTube live » du début à la fin de événements qu’ils désirent relayer et répondent directement aux questions et aux commentaires des internautes pour davantage d’échange et de discussion avec eux.

À la Manifestation féministe du 8 mars à Bruxelles ©EODP

EODP produit aussi des vidéos montées qu’il poste sur YouTube, des films plus construits qui se veulent être des récapitulatifs de quelques minutes de ce qu’ils ont filmé en long, en large et en travers quelques heures plus tôt. Tout doit aller très vite dans le traitement de l’information aujourd’hui, ça aussi ils l’ont bien assimilé.

Comme EODP se définit comme une association citoyenne « pour et par les citoyen.ne.s », il va de soi qu’il donne la parole aux personnes présentes sur place, pour savoir ce qui les a amenés au rassemblement ou à la manifestation, ou même à la conférence, en question. La parole est libre et sans filtre car elle est l’expression de la réalité vécue par ceux et celles qui la prononcent à l’instant T de l’entretien, explique EODP.

Des femmes présentes au rassemblement en soutien au peuple Algérien (mars 2019) ©EODP

Par ailleurs, EODP soutient des associations et des causes en relayant sur ses différents comptes, des messages qu’il juge compatible avec ce qu’il défend. EODP est un observatoire, et, à ce titre, il inspecte, repère, met en lumière ce qu’il souhaite qui soit porté sur la place publique, connu d’un maximum de personnes pour faire avancer la société en termes de droits humains, d’égalité à tout point de vue et de libertés individuelles.

EODP est reconnu par l’Union Européenne

L’ONG désire peser sur les décisions à tous les niveaux de pouvoir, du plus bas au plus haut. Ainsi, EODP ne fait pas qu’aller dans la rue à la rencontre des gens, bien que cela soit la quasi-totalité de son travail. EODP a également mis un pied dans les enceintes institutionnelles, on l’a déjà retrouvée dans des conseils communales et assemblées mais aussi à la Commission Européenne… où elle a déjà interpellé des représentants.

Reconnue comme « lobby« , EODP précise qu’elle n’use pas de ce statut pour faire du marchandage ou vendre un produit ou une marque mais bien pour faire usage de son droit à la parole qui lui est donné et de relayer les aspirations qu’elle a récoltées et collectées dans les rues et travailler au maintien de la démocratie et de la paix, comme son nom l’indique. L’image du lobby est souvent associée à une image négative selon EODP et, par conséquent, elle préfère s’en détacher, en préférant user du terme ONG.

Cliquez sur l’image pour découvrir leur travail vidéo, leurs interviews, leurs prises de pouls de l’actu ! ©D.R.

EODP est sur les réseaux sociaux Facebook, YouTube, Twitter et Instagram. En outre, depuis peu, nous précisent les membres fondateurs, EODP dispose d’un site internet central sur lequel elle décrit son objet, ses projets, ses principes de fonctionnement et sa philosophie.

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Ancien étudiant en Sciences Politiques (ULB) Entre 2014 et 2016, gérant de L'étrier asbl. Depuis août 2016, président de Clap Culture, association désirant promouvoir la culture à travers les nouvelles créations, l'esprit citoyen et la conscience des enjeux de société à travers elle. Organisateur d'événements (Festival Mini-Classiques pour donner de la visibilité aux jeunes musiciens des différents Conservatoires ou d'ailleurs), journaliste, Réalisateur d'un projet radio de fiction "Les Pieds de l'Iris", suite d'histoires rocambolesques aux personnages à la trempe décalée sur fond de quartiers bruxellois.

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