Erase una vez los cuentos

L’année passée, pour notre plus grand malheur, nous choisîmes (en grande partie) le cours d’explications approfondie d’auteurs hispaniques. Après avoir vu Borges (PAS D’ACCENT SUR LE « E » !) sous toutes ses coutures (et c’était pas toujours très joli, n’est-ce pas!), nous dûmes, pour l’examen, nous farcir (hum, sans jeux de mots pourris) une anthologie de contes ou de poésies espagnols… En espagnol, bien sûr ! Cela n’aurait pas été le moins du monde dérangeant si nous n’avions pas un prof (dont le nom ne sera point évoqué) hypocrite, mielleux, fainéant et parlant espagnol avec un accent indéfini qui ne se soucie guère de notre niveau ou de nos incompréhensions. Bref ! Dans cette anthologie, nous devions choisir deux textes qui nous avaient marqués…

Mon premier choix est un conte qui se nomme Ushanan-Jampi de Albujar. Celui-ci nous narre l’histoire d’un homme, Cunce Maille qui a volé (le malheureux !) une vache et qui est condamné à l’ushanan-jampi, c’est-à-dire à l’exil et à la perte de tous ses biens sans possibilité de revenir au village. Telle est la décision des Yayas. Cunce, ne voulant pas laisser sa famille, retourne malgré tout chez lui et les Yayas tentent de l’arrêter. En s’enfuyant, Cunce tue quelques indiens. Les Yayas, furieux, simulent une négociation. Lorsque Cunce se rend, il est poignardé, écartelé et traîné dans tout le village. Six mois après, ses intestins séchés trainent toujours sur le pas de sa porte… Pour que tout le monde sache que la justice des Yayas est implacable.

Ce texte est intéressant, pour nous, pauvres occidentaux abrutis par notre vie moderne : Cunce Maille subit une mort plus que cruelle et épouvantable. Mais enfin, pour quelle raison absconse une telle chose peut-elle bien arriver ? Cela ne serait pas, tout bonnement, impossible ? Après tout, ce n’est qu’un conte… Et si ce n’est pas le cas, nous décrètons unanimement que ces « Yayas » sont des hommes (pouvons-nous dire encore qu’ils sont des « hommes d’ailleurs ? ») totalement dépourvus de sens moral ! Ou…

Peut-être pouvons-nous simplement en conclure qu’il existe des différences culturelles notables et que, si dans cette communauté, la désobéissance est le pire des crimes et qu’il mérite « le pire des châtiments », de nombreuses particularités occidentales semblent, peut-être, aux yeux des indigènes, incongrues voire même barbares…

La seconde histoire est Espuma y nada mas de Tellez. Elle aborde la crise de conscience d’un barbier, révolutionnaire clandestin. Un capitaine vient se faire coiffer chez lui et lui raconte l’arrestation de quatre révolutionnaires qui vont être fusillés. Le conte nous relate donc le questionnement interne du barbier, celui-ci se demandant s’il devrait tuer la personne responsable de l’arrestation et de la mort future de ses compatriotes ou non. Il décide finalement de ne pas rentrer dans le cercle vicieux de la vengeance et le laisse repartir.

En réalité, le capitaine savait pertinemment bien que ce barbier était aussi un révolutionnaire et cherchait simplement à l’amener, avec insolence, à commettre l’irréparable...

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