Fabrice Colin – La Malédiction d’Old Haven

1723, Gotham. Mary Wickford, jeune orpheline à la beauté flamboyante, quitte le couvent et les soeurs qui l’ont recueillie dix-sept ans plus tôt. En route vers l’est, la jeune fille s’arrête dans le vieux village d’Old Haven où règne une atmosphère lourde de secrets. Sans jamais être venue, elle connaît ces paysages de brumes et de ténèbres… C’est ici que fut brûlée vive, jadis, une sorcière du nom de Lisbeth Wickford…

Fantasy à la française, ce livre avait piqué ma curiosité – notamment parce que j’apprécie particulièrement les Bildungsroman – autant qu’il avait suscité mon appréhension par sa non originalité thématique : suivre au fil des pages l’évolution d’un personnage (ses questionnements internes, sa manière de trouver des solutions, de grandir, d’espérer, de revoir ses espérances) sur une période de temps donnée me semble psychologiquement intéressant pour un lecteur avide de connaissances sur la petite bête curieuse qu’est l’être humain; par contre, une histoire autour des sorcières et de l’Inquisition, ça tombe rapidement dans ce qu’on nomme « le réchauffé » (voire même « le fast-food », en fait). Ainsi, mue par cette curiosité (à) double (tranchant), je me laissais tenter par cette malédiction; « pour voir », comme dirait l’autre.Persévérant, malgré un début oscillant entre lenteur et hésitation (Non, je ne vous parle pas de Twilight, non !), et sur ma faim à l’arrivée, le résultat n’est pas, selon moi, des plus brillants. L’histoire met malheureusement longtemps à décoller, l’écriture qui se veut poétique est parfois maladroite et bien que la trame, très basique, soit agrémentée de personnages sympathiques, et de certains concepts magiques intéressants, le nombre de page un peu trop élevé par rapport à ce qu’il y a à raconter. Le roman initiatique demande un protagoniste qui soit complexe, palpable et « charnu » (voire « charnel ») grâce à un fin dosage de rebondissements, de cohérence, de psychologie et d’intellect. Apparemment, la main tremblante du romancier l’a quelque peu faussé. Dommage.

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