Francofolies de Spa – 17-21/07/13

La semaine passée se déroulait l’un des festivals les plus importants de l’année en Wallonie : les Francofolies de Spa. Pour cette vingtième édition, marquée par une météo estivale, 180.000 festivaliers avaient envahi le « Café de l’Europe ».

Focus sur quelques concerts : jeudi & samedi

L’avantage des « francos » pour les adeptes de l’éclectisme – mais qui peut s’avérer être un inconvénient pour les autres – est qu’il s’agit d’un festival tout public, où le mot « variété » prend tout son sens. En effet, personne ne s’étonne de passer des platines d’un Dj à un concert de rap, en faisant un détour par des scènes où s’expriment des artistes du top 50. Parmi ces derniers, il y avait notamment Tal et Puggy le jeudi, qui, sans avoir laissé un souvenir impérissable au niveau musical (simple question de goût), ont su – surtout la première – transmettre toute leur énergie positive aux festivaliers. Pour les adeptes de la musique électro qui attendaient Compuphonic et Aeroplane, c’était sans nul doute devant la scène Ice Watch qu’il fallait patienter, où faisait office Alpha 2.1. La musique électro-pop-rock des bruxellois était purement et simplement excellente (avec notamment le titre « Shut Up »), au point de faire oublier à l’assistance les autres concerts du programme. Somme toute, ce fût, pour les curieux, une vraie révélation ; et, pour les connaisseurs, une bonne piqure de rappel de la qualité du groupe belge ! Seul petit bémol : un public un peu tiède, compte tenu de l’énergie qui se dégageait de la scène…

Un public « de simples spectateurs », voilà ce que n’a pas connu Youssoupha le surlendemain. Il faut dire que l’artiste est un véritable show-man qui a impliqué le public dans chacun de ses titres. Séances de danses « congolaises » et de chants en chœur étaient au programme. Là encore, un bon plein de positivité ! Plus tard dans la journée, un des concerts les plus attendus du samedi était à l’affiche : celui de Saule. Malheureusement, la qualité de la prestation n’a pu que très peu être appréciée à sa juste valeur en raison d’une acoustique plus que précaire. À moins d’aimer les overdoses de basses et l’inintelligibilité des paroles, il y avait des raisons d’être déçus pour les fans et autres intéressés ! La présence surprise de Charlie Winston sur « Dusty Men » aura sans doute permis de faire oublier quelque peu la chose, mais pas longtemps. Finalement, c’est un habitué des francos, Raphael, qui était chargé de clôturer la soirée sur la scène Proximus. La « puissance tranquille », voilà deux mots qui peuvent résumer l’artiste et son excellent concert. En effet, c’est conforme à son image – c’est à dire moins au travers d’un show accessoire que par la quintessence de sa musique – que Raphael a assuré le spectacle. De très beaux titres de son dernier album comme « Manager » et « Voyageur immobile » étaient agrémentés de morceaux qui ont révélé le chanteur au grand public, comme « Caravane » et « Sur la route. »

Finalement, à l’aune de ces deux jours, il ressort que l’édition 2013 a été de très bonne facture, avec – cerise sur le gateau – un temps au beau fixe. On ne peut qu’espérer des conditions similaires et une pluralité des genres intacte pour les francos 2014.

B. Basbous

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