Fugueuses

« Au bord d’une nationale, au beau milieu de la nuit, Margot fait du stop. Au bord d’une nationale, au beau milieu de la nuit, Claude fait aussi du stop. Le problème, c’est qu’il s’agit de la même nuit, de la même nationale, et que ni l’une ni l’autre n’a l’intention de céder sa ‘première’ place… Il ne leur reste qu’à la partager ! Margot et Claude sillonnent d’étranges endroits, mais aussi leurs vies, pour fuir, pour se fuir sans savoir vraiment ce qu’elles cherchent… et encore moins ce qu’elles vont trouver… des ennuis, sans doute ; l’aventure, peut-être… D’une rencontre houleuse entre deux femmes de générations différentes mais poursuivant le même but, fuir un enfer pour trouver un idéal, va naître une amitié sincère et semée d’embûches. Un duo comique explosif ! »

Deux femmes sur le bord d’une nationale en train de faire du stop, ça n’a rien d’exceptionnel me direz-vous. Peut-être est-ce de moins en moins courant mais cela n’a rien d’exceptionnel. Toutefois, avec Fugueuses ce serait carrément sous-estimer le caractère explosif de Claude et le côté naïf de Margot…

Margot et Claude n’auraient pas du se rencontrer et pourtant ! Toutes deux fuyant leur quotidien, elles décident, un peu par hasard, de faire un bout de chemin ensemble…

Ne reculant devant rien, bousculant leurs habitudes et leurs certitudes, nos deux fugueuses – qui forment un duo plus qu’improbable mais tellement réjouissant – nous offrent tout au long de la pièce une charmante balade, un périple de cinq jours au cours duquel elles se perdent successivement en forêt, à la ferme et en montagne. Lors de ce voyage, elles en profitent pour rendre quelques visites amicales qui les conduisent notamment à pique-niquer dans un joli petit cimetière mais aussi à profiter du jacuzzi de leur charmant pied-à-terre improvisé ainsi qu’à traire quelques vaches pour terminer par un bref – mais délicieux – passage par la case prison. Bref, vous l’aurez compris, avec ces deux Fugueuses, vous n’êtes jamais au bout de vos surprises !

Outre, les personnages totalement antagonistes mais attachants, les décors du théâtre des Galeries – vivants, mouvants et bien pensés – et les actrices pleines d’énergies font de cette pièce une réussite.

Bref, une échappée belle que nous accepterions volontiers de faire, nous aussi, si nous étions en aussi bonne compagnie !

Du 21/03 au 15/04 au Théâtre des Galeries, galerie du roi à 1000 Bruxelles. Les prix sont de 10 à 28 €.

De : Pierre Palmade et Christophe Duthuron

Avec: Louise Rocco et Marie-Hélène Remacle

Mise en scène : David Michels

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