Garth Ennis présente Hellblazer, tome 1

Créé fin des années ‘80 par le scénariste Alan Moore, le comics Hellblazer met en scène John Constantine, magicien et détective occulte, Anglais débraillé, toujours la clope au bec et le verbe facile, qui n’échangerait son vieux trench coat pour rien au monde. Après une première adaptation cinématographique (franchement oubliable) en 2005 avec Keanu Reeves, Hellbralzer a droit actuellement à son second portage à l’écran avec la série Constantine sur la chaîne américaine NBC.

Profitant sans doute du coup de projecteur donné par la série télévisée, Urban Comics propose avec Garth Ennis présente Hellblazer la traduction du travail du scénariste britannique Garth Ennis sur John Constantine, écrit dans les années 1990. Pour situer un peu l’auteur, Ennis, c’est également celui qui a écrit la série Preacher, connue pour son caractère trash et iconoclaste. Et il faut bien reconnaître qu’à la lecture d’Hellblazer, on sent la patte de l’auteur : personnages cyniques et désabusés, scènes de beuveries, morts particulièrement violentes impliquant l’exposition de viscères (à cet égard Hellblazer s’adresse à un public averti), on est en terrain connu pour ceux qui ont déjà lu Preacher. Il faut dire que les deux univers ont en commun cette même ambiance occulte complètement barrée. Mais là où Preacher commençait sur les chapeaux de roue en mettant en scène des mortels confrontés aux grandes magouilles entre Ciel et Enfer, le scénario d’Ennis pour Hellblazer débute par une intrigue… à taille humaine. Habitué à lutter contre des entités démoniaques, John Constantine va pourtant se découvrir un adversaire bien plus redoutable : le cancer. À force de s’enfiler des dizaines de clopes par jour, le mage se voit rattrapé par sa condition de simple mortel. Celui qui n’hésite pas à rire à la face du Diable et à vanner l’ange Gabriel va devoir mettre sa fierté de côté et affronter sa maladie. D’autant qu’à force d’avoir joué avec des puissances interdites et de s’être payé la tête de la moitié des Enfers, l’âme de Constantine n’est pas vraiment promise à un avenir radieux dans l’au-delà…

Constantine 1

Constitué d’une série d’histoires courtes dessinant la trame principale du scénario d’Ennis, ce premier tome de Garth Ennis présente Hellblazer offre au lecteur de découvrir les aventures d’un personnage iconique du comics non mainstream (c’est-à-dire, sans super héros en costume spandex). Certes, les dessins et surtout les couleurs souvent ternes ont un peu vieilli, mais les dialogues percutants et l’ambiance malsaine de l’univers de Constantine raviront les amateurs de bandes dessinées qui frappent là où ça fait mal !

Garth Ennis, Garth Ennis présente Hellblazer, t. 1, Urban Comics, 416 p., 28 €

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Passionné de cinéma, de bandes dessinées en tout genre et de littérature de science-fiction, quand je n’alimente pas mon propre blog j’essaie de faire un peu d’histoire…

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