Ghost Side et Sophie de Quay and the Waveguards en concert en Belgique !

Nous avons rencontré les groupes Ghost Side et Sophie de Quay and the Waveguards, actuellement en tournée, pour une interview spéciale à l’occasion de leur tout premier passage en Belgique, dont deux dates à Bruxelles et une à Liège! Ca commence ce soir au Café Kafka!

Ghost Side est un groupe suisse fondé en 2014, composé de Simon Jaccard, Julien Cambarau, Nathan Bonjour et Joris Amann.

Tout d’abord, ton groupe est le fruit d’un travail de fin d’études. Était-ce aussi un rêve d’avoir ton propre groupe? Qu’est-ce qui t’as motivé à développer ton projet?

Ce groupe était un projet de fin d’études, mais pas seulement. Dans la période où j’ai lancé le projet, je tournais avec beaucoup d’autres musiciens et j’étais « side man » dans de nombreux projets musicaux. Avec les études à côté au conservatoire de Lausanne section Jazz (HEMU), cela faisait beaucoup. Je n’avais pas le temps de développer mes propres chansons, morceaux et délires musicaux. Le fait d’avoir cet examen, ça m’a vraiment forcé à le faire parce qu’on était obligé de créer un projet personnel. Je me suis dit que c’était l’occasion rêvée pour jouer les morceaux que j’avais écrits il y avait déjà quelques années et que je jouais à mes proches en piano/voix. C’était l’opportunité pour les arranger en groupe. Cela faisait déjà quelques temps que j’avais cela en tête, mais vraiment pas le temps ni l’occasion de le faire, ça a donc été l’élément déclencheur.

Pourquoi « Ghost Side » comme nom de groupe ? Une signification particulière pour toi?

Notre nom est assez représentatif de mes textes. Tout au long de ma vie, j’ai remarqué qu’il est très difficile de connaître totalement quelqu’un. Chaque être humain garde une part de mystère. On a tous un jardin secret, on ne dévoile que très rarement nos états d’âmes, nos hauts et nos bas. J’ai toujours été fasciné par ça. Que s’autorisent les gens à montrer? Qu’apprennent-ils à cacher? Quel est leur niveau de sincérité? J’ai souvent eu l’impression, en rencontrant de nouvelles personnes, de voir des masques, des images créées de toute pièce pour cacher quelque chose, ou peut-être se protéger. Ghost Side, c’est le coté fantôme des gens: la lueur d’une personnalité, d’un caractère caché derrière un mur de normes à respecter. L’écriture est pour moi une sorte d’exorcisme car je raconte dans mes textes, certes de façon indirecte, des choses personnelles dont je ne parle, en général, pas au premier venu.

En mars, ce sera ta première tournée avec Ghost Side, tu passeras par la Suisse, la France et la Belgique. Pourquoi avoir choisi la Belgique? Y-a-t-il quelque chose de particulier dans notre petit pays qui te donne envie de venir y faire ta musique?

C’est un coup de chance, un peu un hasard. Une amie belge a parlé de Ghost Side au programmateur du Cali Club à Bruxelles. Je l’ai ensuite rencontré lors d’un concert que j’ai fait avec un autre chanteur dans votre pays. Je lui ai parlé du projet, je lui ai donné notre CD et je lui ai dit que ça me ferait vraiment plaisir de jouer en Belgique parce qu’on avait justement cette tournée qui s’organisait. Il l’a écouté, ça lui a beaucoup plu et il a décidé de nous proposer une date de concert dans son club. On s’est dit qu’on allait essayer d’en faire d’autres pour qu’on puisse vraiment rentabiliser le voyage et pour qu’on puisse surtout jouer le plus possible en Belgique.

Quel était ton rapport avec la musique quand tu étais plus jeune? As-tu toujours voulu en faire ton métier?

J’ai commencé à étudier le piano à l’âge de 6 ans. Cela fait maintenant 21 ans que j’en joue. La musique a toujours fait partie intégrante de ma vie. Je joue dans des groupes depuis que j’ai 14 ans et je ne me suis jamais posé la question, ce métier s’est imposé à moi.

Via tes nombreux groupes, ton expérience scénique est riche, considères-tu ça comme une force? Pourquoi?

Oui, et ce n’est qu’en le faisant qu’on apprend à le faire. Il n’y a pas d’école pour ça, c’est en étant sur le terrain qu’on voit comment ça se passe. C’est en regardant comment on peut interagir avec le public, comment on peut créer de bons moments, comment on peut éviter les moments un peu gênants, c’est en expérimentant qu’on apprend le mieux, qu’on arrive à aller plus loin.

Tes musiciens talentueux sont avant tout des amis. Est-ce important pour toi de t’entourer de personnes que tu connais pour jouer sur scène?

Créer un groupe, ce n’est pas que faire de la musique, c’est passer des heures de répétition, de travail et d’arrangement ensemble. Ce n’est pas seulement jouer de la musique, c’est aussi passer du temps avec l’équipe de façon très proche. C’est de la compréhension et de l’acceptation de l’autre, des sacrifices, du temps à donner et des décisions à prendre. Il faut travailler avec des gens que tu respectes et que tu aimes. Je les ai sélectionnés parce que ce sont mes amis, mais aussi parce que ce sont des musiciens incroyables et ils sont très très doués. Ça va vite avec eux, on joue ensemble depuis tellement longtemps que notre compréhension musicale est vraiment très facile.

Comptes-tu marquer le coup lors de ta tournée? Des surprises au programme?

Evidemment qu’il y a des surprises au programme! Énormément de surprises d’ailleurs, vous allez tous être tellement surpris… Mais le principe d’une surprise c’est qu’on ne vous dit pas ce que c’est… Sinon ce n’en est plus une !

Par ailleurs, ton premier EP est sorti il y a environ un an. Un album en projet? Comptes-tu rester dans le même genre musical ou te plairais-tu à en survoler plusieurs?

Les prochains enregistrements montreront la nouvelle face du groupe. Je partage maintenant la direction du projet avec Julien Cambarau qui apporte ses influences et ses compositions au groupe. On va donc mélanger nos deux styles musicaux. C’est une sorte de Ghost Side 2.0 avec un mélange entre les morceaux et l’univers de Julien et les miens. Nos deux personnalités se mettent en parallèle dans le projet. Notre prochain EP sera donc exclusivement composé de compositions de Julien, et vous pourrez bientôt en entendre un aperçu.

Retrouvez toutes leurs dates ici

Le groupe Sophie de Quay and the Waveguards est fondé en 2016 par Sophie de Quay et Simon Jaccard qui sont ensuite rejoint par Tim Verdesca. Ils viennent de sortir leur premier EP et sont actuellement en tournée européenne.

Pourquoi es-tu devenue chanteuse? Était-ce un rêve d’enfant ou t’étais-tu toujours destinée à cela?

Sophie : J’ai ce rêve depuis mes 10 ans. J’ai découvert le chant à travers le karaoké, j’habitais à Singapour et là-bas tout le monde en fait tout le temps. Pendant que les élèves du lycée français jouaient au policier-voleur, moi j’allais à la bibliothèque écrire des chansons. Ensuite, j’ai habité à New York quand j’avais douze ans et j’ai commencé à faire de la comédie musicale et à prendre des cours de chant. C’est comme ça que j’ai commencé à chanter.

Sophie de Quay and the Waveguards n’est pas ton groupe personnel, c’est un projet commun avec Simon Jaccard. Comment avez-vous décidé de collaborer ? 

Sophie : Pour commencer, on m’a demandé de chanter pour un gala en Suisse et je n’avais pas de musicien pour m’accompagner. J’ai dis à un ami manager d’artistes que j’avais besoin d’un musicien, il m’a répondu « il faut absolument que tu contactes Simon ». Il nous a mis en contact et j’ai proposé à Simon de faire ce concert avec moi. C’était en février 2016, on a joué cinq chansons et après le concert, le délégué culturel de l’ambassade de Suisse au Liban est venu nous féliciter et nous a dit qu’il voulait nous faire jouer au Liban, qu’on y fasse une tournée. Suite à cela, Simon m’a proposé de monter un projet.

Simon : Tim, le 3ème membre du projet, est entré un peu plus tard dans le groupe. J’ai mis une photo de cet événement sur Facebook et il l’a commentée en disant « ce serait chouette qu’on se fasse une jam tous les trois ». Il avait déjà eu l’occasion de partager une fois la scène avec Sophie. Moi, je le connaissais bien parce qu’on a fait nos études musicales au même endroit. Je l’ai donc appelé suite à son commentaire. Je l’ai invité à faire partie du projet et c’est comme ça que ça a commencé.

Sophie : Ensuite Simon et moi, nous sommes partis au Liban pour une tournée et quand nous sommes rentrés, on a commencé à travailler avec Tim. On a fait nos deux premiers concerts à Paris puis plusieurs en Suisse. Pascal Auberson, artiste suisse de renommée avec qui j’avais travaillé par le passé, est devenu le parrain du projet. Nous composons et écrivons les paroles entre nous, mais Pascal nous a donné quelques chansons à lui que nous réadaptons en fonction de notre style.

Pourquoi avoir fait un trio plutôt qu’une carrière solo ? 

Sophie : Parce qu’en montant un groupe j’avais envie qu’on soit tous impliqué, qu’on contribue tous au projet. Je n’avais pas envie d’être LA chanteuse avec ses musiciens qu’elle paie juste pour les concerts et que ce soit moi qui décide tout. Je voulais plus un travail d’équipe où chacun apporte quelque chose, où chacun est mis en valeur et fait vraiment partie du projet. En plus, c’est Simon qui m’a proposé la création du projet, c’était donc évident qu’on soit les deux leaders. Ça ne m’intéresse pas d’être seule au devant de la scène. Je préfère le partage, il ne s’agit pas pour moi de gérer la scène toute seule et d’avoir les musiciens d’arrière. J’aime vraiment quand ça se construit ensemble. Quand j’écris, Simon compose dessus et quand il a des textes qu’il a envie de faire, on travaille ensemble dessus.Lors de la tournée fin février début mars, vous venez jouer en France et en Belgique en plus de la Suisse. Une première pour votre groupe en Belgique, comment le vis-tu?

Sophie : Je me réjouis, j’adore voyager et j’adore rencontrer des gens, découvrir des autres cultures. Je me réjouis vraiment de visiter la Belgique et de faire notre musique là-bas, de voir comment les gens réagissent. C’est une aventure !

Simon : Et puis de base, on aime la Belgique, parce que les Belges sont très sympa et très ouverts. Et vous avez de la super bière ! Vous êtes toujours motivés à faire la fête, ce qui nous correspond pas mal à vrai dire!

Quel rôle avait la musique dans ta vie avant de te lancer dans ce projet ?

Sophie : J’ai toujours fait de la musique en parallèle de mes études. J’ai commencé quand j’avais douze ans à faire de la comédie musicale. Ensuite, je suis rentrée en Suisse quand j’avais seize ans, je faisais une école de musique en parallèle de mon bac. Après, je suis partie une année à Paris dans une école pour faire une formation de chanteuse professionnelle, ça fait très sérieux quand on le dit (Rires). Je suis revenue en Suisse, j’ai étudié le chinois et l’histoire des religions ensuite l’école hôtelière. J’ai fais beaucoup de concerts en duo guitare-voix mais je n’ai jamais eu de projet concret comme celui-ci avec des projets d’enregistrements d’EP ou d’album, de tournées. Pourtant, j’ai toujours su que je voulais faire ça. Je pensais à monter un groupe avant que Simon ne me le propose mais ce n’était pas très concret. C’est grâce à Simon que je suis dans mon vrai premier projet musical.


Ecris-tu seule tes chansons? Qu’est ce qui t’inspires?

Sophie : Mes voyages, mes rencontres, les situations de la vie. Les chansons que j’ai écrites, je les ai écrites seule. Maintenant, j’aimerais bien qu’on travaille à deux avec Simon. On a déjà commencé avec notre single Storm qu’on a écrit ensemble. C’est quelque chose qu’on aimerait développer.

Simon : Ça, c’est au niveau des textes. Pour la musique, en général on crée tout ensemble. C’est-à-dire que moi, je fais un peu le petit chef d’orchestre de mon côté (Rires). Puis on travaille le fond avec Tim et Sophie. Ma formation de musicien fait que je connais un peu les techniques d’écriture, d’harmonie et d’arrangement. J’applique tout ce que j’aime dans la musique, ce que je sais faire, mes inspirations et mon savoir. Après des sessions de retouches avec Tim, Sophie donne ses impressions, dit ce qu’elle pense, ce qu’elle ressent par rapport au morceau. C’est vraiment un travail de groupe basé sur nos qualités respectives. Tim a une formation d’ingénieur du son, il maîtrise bien les techniques d’enregistrement et de mix. C’est un artisan du son. En plus de la basse, il joue aussi beaucoup de looper dans le projet.

La collaboration sur le single  My Room avec le groupe Ghost Side, leadé par Simon Jaccard, qui n’est autre qu’un de tes Waveguards. Était-ce important pour toi? Pourquoi avoir choisi de partager une chanson avec lui?

Sophie : Déjà, c’est lui qui m’a proposé (Rires). J’étais très touchée parce que c’est une chanson qu’on chante sur scène dans le set Sophie de Quay and The Waveguards depuis le début, en duo. Puisqu’on partait en tournée avec les deux groupes, c’était assez cohérent qu’on la sorte avant pour faire la promotion de cette tournée. C’est une chanson que j’aime beaucoup et que j’ai toujours chantée dans ce projet. Elle a été écrite et composée par Simon.

Simon : C’est un duo qu’on fera sur scène et que vous pourrez découvrir pendant la tournée!

Retrouvez leurs dates ici

Nous souhaitons une bonne continuation musicale à ces deux groupes!

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Passionnée par la musique et l'écriture. Toujours sur les routes pour découvrir de nouveaux artistes, je m'arrête un instant pour faire leur interview et ainsi tout vous partager. En avant pour l'aventure !

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