Great mountain Fire, unplugged royal au Cirque !

Vendredi 21 décembre, dernier jour de l’humanité. Alors, faut-il faire ses baggages et partir fissa pour Bugarach ? Oh que oui! Ca ne se trompe pas un Maya ! En route !…mais pas sans musique et quoi de mieux que le premier album d’un groupe Bruxellois qui ira loin, au moins aussi loin que nous dans le Sud de la France, Great Mountain Fire et leur Canopy déjà très apprécié des critiques.

La cassette dans l’autoradio (oui oui, j’enregistre tout sur cassette, les compact discs ça sautent sur les pavés et les mp3 ça collent pas vraiment avec l’esprit de ma 504 coupé) et c’est parti, Bugarach ! C’est qu’il est bon, cet album, de la pop-rock qui ne révolutionne pas le genre mais qui passe très bien pour un jour d’apocalypse. Et en plus c’est du belge. Le presse a tendance à souvent nous dire que tel ou tel groupe est « Le groupe » à suivre de cette année, la révélation à ne pas manquer mais il faut reconnaitre que sur ce coup-là elle n’a pas tort. Loin d’être de jeunes débutants, même s’ils ne sont pas tous très vieux dans le groupe, ces Bruxellois ont couvert quelques-uns des plus grands festivals de cet été et ils terminent leur tournée par une version Unplugged de leur album, au Cirque Royal ce soir ? Aargh, si fin du monde il y a, ne vaudrait-il pas mieux que je la passe en musique ? Bon allez, demi-tour.

C’est donc chez eux, et par la même occasion chez moi ( si si ! Ma petite terasse me donne une superbe vue sur l’arrière du Cirque Royal ), que les Bruxellois de Great Mountain Fire nous ont offert un concert Unplugged qu’il ne fallait certainement pas manquer, fin du monde ou pas. Aménagée spécialement pour une ambiance « cosi », la salle avait pris des airs d’home sweet home, avec des petits abat-jours à la lumière tamisée entre les instruments, les guirlandes entrelacées aux pieds des musiciens et même le petit banc en bois pour les violonistes quand elles ne jouaient pas. C’est sûr, on assiste à un concert acoustique… Par contre, dans la vie, il y a deux ou trois choses que j’ai en horreur et, avec les épinards à la crème, ce sont les concerts assis. Non, non, non ! C’est un concert, pas une pièce de théâtre ou une séance cinéma !

Toutefois, pour une fois, l’ambiance « comme chez soi » s’y prête bien et les projections de la scène sur la toile du fond apportent juste ce qu’il faut pour donner un petit air de spectacle au concert, sans en faire trop. Que dire du concert en lui-même? Eh bien, pour de l’unplugged, ça bougeait quand même pas mal ! Faut dire que jusqu’à 12 musiciens, il y a de quoi se faire plaisir. Et du plaisir, ils en ont communiqué ! Voyez plutôt:

 


En grand « concermateur » que je suis, sans hésiter je peux dire que c’est mon deuxième petit bonheur live du mois, après le concert explosif et rock’n’roll de Jon Spencer Blues Explosion. Vous l’avez raté aussi? Surtout n’hésitez pas à vous rattraper quand ils repasseront et en attendant, à vous jeter sur leur dernier album, Meat and Bone ! Du rock’n’roll brut, de garage, qui ne se laisse pas apprivoiser comme ça mais qui, avec les écoutes, vous offre un rock incroyable !

Mais revenons à nos moutons. Great Mountain Fire !

Y’a rien à dire, Ce concert était top ! Ca joue bien, très bien même. Plusieurs guitares, parfois 3 percussions ensemble, des violons, de la trompette, du trombone, de la flûte, du violoncelle, etc. C’est certain, on a eu de la musique et, malgré cette diversité instrumentale, les titres retravaillés avaient une homogénéité, une énergie, un charme indéniables. J’ai particulièrement apprécié le petit air de Devendra Banhart sur un titre et beaucoup aimé la très belle reprise de Kraftwerk, The Model. Pour encore renforcer cette ambiance bien chez soi, le groupe a même laissé la place à deux frères pour jouer un de leur titre. Vous vous imaginez jouer et chanter Angie sur la scène des Stones, accompagné du groupe ? Et bien pour ces deux frères, ça devait faire tout pareil en dedans de leur tripes, en plus petit.

Voilà, une heure et demi de concert, passé très vite, un public en standing ovation à la fin, un groupe qui, à coup sûr, repassera cet été sur les plus grandes scènes des festivals, refera une tournée et qui sait, un second album confirmant tout le bien qu’on pense déjà d’eux. Ne les ratez pas si vous aimez les bons concerts, ou simplement pour les remercier d’avoir sauver le monde ce vendredi 21 car personne, je pense, n’a du mourir d’ennui. Et si vous n’êtes pas convaincus, voilà de quoi vous faire changer d’avis:

 


Enfin, une chose reste un mystère pour moi: pourquoi un tigre sur la cover de leur premier album ? Une montagne, du feu, je vois mais… un tigre ? Après les Mayas, un nouveau mystère à éclaircir pour moi.

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Directeur artistique en publicité, trop occupé à faire la publicité des autres pour en faire la sienne ici.

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