Hereafter

Un thriller centré autour de trois protagonistes – un col bleu américain, une journaliste française et un écolier londonien – touchés par la mort de différentes manières.
On entre à peine en 2011 qu’un chef d’oeuvre visuel nous est offert. Le rythme est lent, le récit n’est pas bourrés de rebondissements en tout genre mais ces caractéristiques offrent au film une certaine profondeur sans verser dans l’ennui souvent frôlé par les films aux thèmes graves. De très bons acteurs alliés à un producteur méticuleux… Paf, ça fait des plans à couper le souffle.
Succession de photographies intimistes, Hereafter a un arrière-goût cunninghamien sans toutefois égaler le grand Michael. En effet, le film s’achève sur un sentiment de trop peu. Si le concept « tranche de vie » se fout royalement d’offrir un dénouement, il n’empêche que le spectateur, tout comme le client sortant du restaurant, n’apprécie que modérément de quitter la salle sur sa faim. Et, bien qu’un produit au thème aussi délicat que la vie après la mort ne peut qu’offrir une fin ouverte s’il ne veut pas totalement tomber dans l’imaginaire, cette ouverture doit avoir suffisamment de plénitude et de symbolique pour satisfaire la majorité du public. Hereafter n’y parvient pas. Dommage.
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