Horns

Horns, dernier film du réalisateur français Alexandre Aja, adaptation du livre éponyme de Joe Hill (qui n’est qu’autre que le fils du grand Stephen King) raconte l’histoire du jeune Ig Parrish, accusé du meurtre de sa petite amie Merrin. Un jour qu’il se réveille les yeux encore embués d’alcool, il remarque alors avec horreur que des cornes ont poussé sur son front…

L’atmosphère régnant dans ce décor de village brumeux anglais est parfaitement maîtrisée et accentuée par le jeu des acteurs qui s’approprient totalement les personnages. D’abord sceptique sur le choix du rôle principal (Daniel Radcliffe) j’ai été impressionnée de voir que l’acteur a réussi à laisser sa robe de sorcier au placard pour revêtir le costume d’un jeune romantique torturé.

J’ai trouvé l’introduction du fantastique dans le scénario très subtile et été amusée de voir les réactions des personnages face aux horribles attributs d’Iggy. En effet, loin d’être effrayés, ceux-ci lui confient tous leurs pulsions enfouies et leurs plus noirs secrets, et il décide de s’en servir pour retrouver le meurtrier de son amour de jeunesse. Nous assistons alors à des scènes incroyables…

Ces scènes permettent d’introduire une certaine dimension comique s’immisçant doucement entre le tragique et le genre horrifique de série b. On pourrait croire que ce nouveau style éloignerait le film de son sujet mais au contraire, la noirceur humaine ressort aussi bien sur un fond comique que dramatique même si la jonglerie parfois maladroite perd le spectateur dans les méandres du scénario.

La mise en scène est habile et parfois surprenante, comme la scène d’overdose de Terry, où les hallucinations semblent être provoquées à la fois par la drogue mais également par un des nombreux pouvoirs d’Iggy.

Le dénouement est bien traité. Bien que la révélation du tueur ne soit pas surprenante, j’ai adoré le combat final bourré de symboles.

Si je devais reprocher quelque chose au film, ce serait bien les flashbacks un peu longs et de temps en temps mielleux, et l’histoire d’amour trop mélodramatique. La voix off se voit aussi être de trop, car elle soustrait parfois sa subtilité au film. Néanmoins j’oserais catégoriser Horns comme le meilleur film d’Alexandre Aja, qui nous offre ici un film complet et dont on commence à distinguer la sanglante signature…

Written By

Future étudiante en cinéma, je serais ravie de donner mon avis sur tous les films qui me passeront sous la main!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *