I love techno. Vraiment?

Dans une semaine a lieu une des soirées belges les plus connues et attendues des jeunes (et parfois moins jeunes, ne soyons pas restrictifs!). Parmi les grands noms, nous retrouvons Dave Clarke, Underworld et Vitalic.
En ce qui me concerne, Il est loin le jour où je mis les pieds à Gand pour passer une soirée dansante sur de la techno.
T’aimes la techno, toi, maintenant? Ben oui, ça t’étonne?
 
Il est très courant, de nos jours, que ceux qui aiment la musique électronique renient l’instrumental et inversement. Pourtant, je n’en vois pas réellement l’intérêt.  Pour quelle raison, obscure à mon sens, ne pourrait-on pas aimer chaque type de musique pour ce qu’elle nous offre? Parce qu’il s’agit bien, ici, de don. Une chanson  de rock apporte à l’auditeur le plaisir du rythme, de la recherche sonore, la sensation de sentir le passage des doigts sur les cordes et la force musculaire qui active les baguettes mais aussi ce sentiment de révolte, oscillant entre de souffrance et joie de vivre. La musique classique, quant à elle, apporte sa douceur et sa subtilité, divine, elle peut pourtant être, elle aussi tourmentée et mouvementée. Malgré ses similitudes et dissemblances, aller à concert de rock ne se fait pas dans le même état que lorsqu’on se prépare à assister à un concerto.
C’est bien pour ça qu’on ne peut pas réellement aimer les deux! On est « fond of » quelque chose, ou on ne l’est pas! T’as fini de raconter des conneries?
L’écoute de la musique et, plus encore, sa réappropriation par la danse est un art qui nécessite, à mon sens, une intériorisation complète et personnelle de la production musicale. Il s’agit dès lors d’endosser un nouveau costume pour chacune d’elle. Qui dit costume, dit attitude, état d’esprit, attente et recherche de sensation. Et c’est bien pour cette raison qu’on peut tout aimer sans exclusion sous couvert d’antonymie.
Et donc, I love techno, pourquoi? J’y arrive!
 
Danser. Oui. J’écoute de la musique classique, je saute et m’égosille sur le rock et je danse sur de la techno, qui peut être bien plus subtile qu’on a tendance à croire. Ici, la recherche est celle du mouvement, du passage subtil d’un sample à un autre, de l’agencement électronique des sonorités aboutissant à l’envie naturelle de bouger son corps. Et c’est pourquoi I love techno fut parfaitement en adéquation avec mes attentes.
Pourquoi ne pas y aller tous les ans, alors? Aller à une soirée, ce n’est pas uniquement écouter ou danser sur de la musique qui nous fait vibrer.
En l’occurrence, l’ambiance malsaine et le trop plein de monde ne fut pas pour me plaire. D’aucun me diront que je suis trop exigeante. Je l’ai déjà avoué et confessé maintes fois et pour parler jeune voire crûment: me balader toute la nuit dans un endroit rempli essentiellement de personnes shootées et/ou bourrées, ça n’a jamais été mon trip quand bien même je ne me suis jamais sentie obligée ou oppressée par ceux-ci.
Mais tout ceci est un autre débat que nous laissons, pour le moment, à Evelyne (ou pas): « Doit-on boire, fumer ou se droguer pour s’amuser et être intégrer lorsqu’on sort? » et auquel nous reviendrons peut-être plus tard (bien que vous vous doutiez probablement de ma réponse).
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